Cédric Castagné : “Le coach d’Enviedécrire m’a challengé, et c’est ce dont j’avais besoin pour améliorer mon travail.”

Cédric Castagné a autoédité en juin 2017 son premier roman Un dernier mot avant de partir. Un aboutissement après une aventure de quatre années pendant lesquelles il a retravaillé et peaufiné son texte, notamment avec l’aide d’Enviedécrire. Il nous raconte son parcours d’auteur et donne des conseils à ceux qui voudraient aussi s’autoéditer.

Comment vous est venue l’envie d’écrire ce premier roman ?

Cela remonte à une quinzaine d’années environ, durant mes études. J’allais beaucoup au cinéma et j’éprouvais une forme d’admiration devant certains scénarios de film (comme 6e sens par exemple). J’ai tenté de me lancer, mais je n’avais pas la maturité nécessaire et je me suis vite arrêté par manque de courage. L’élément déclencheur a été mon temps de trajet domicile/travail il y a quelques années. Cela m’a laissé du temps pour imaginer une histoire et, à force de me rejouer les scènes dans ma tête, il m’a fallu extérioriser tout ça… C’est comme ça que mon premier roman a démarré.

 

Pourquoi avez-vous décidé de faire diagnostiquer votre roman par Enviedécrire ?

J’ai contacté Enviedécrire après trois ans de travail. Je m’étais fait aider par un premier coach et je cherchais un second avis, plus spécifique, une relecture par un pro des thrillers. Il y avait également un besoin de “validation” de mon style d’écriture.

 

Concrètement, qu’est-ce que le retour du conseiller littéraire vous a apporté ?

Le retour du conseiller a été très objectif : il y avait du bon et du moins bon. En premier lieu, cela m’a apporté la confiance qui me manquait dans la dernière ligne droite, car globalement le retour était encourageant. Mais il a aussi pointé du doigt des lacunes très précises, il m’a fait prendre du recul sur mon style et proposé des pistes d’amélioration qui se sont avérées bénéfiques (structure du scénario, personnages, cohérence de l’histoire…).

 

Conseilleriez-vous à un auteur de faire analyser son roman par un professionnel avant de s’autoéditer ?

Je pense que l’écriture d’un livre se fait en plusieurs temps. Une fois l’écriture terminée, je conseillerais de laisser reposer le tout avant de s’attaquer à la relecture. Et, évidemment, se faire aider par un professionnel me semble tout à fait intéressant, surtout lorsque l’on s’autoédite pour la première fois. Le coach d’Enviedécrire m’a challengé, et c’est ce dont j’avais besoin pour améliorer mon travail.

 

Pourquoi avez-vous fait le choix de l’autoédition ?

J’ai tenté l’édition, mais c’est un milieu que je connaissais finalement assez peu à ce moment-là. J’ai visé trop haut, alors qu’il aurait fallu certainement tenter de petites maisons d’édition. Par ailleurs, je ne voulais pas passer par une maison d’édition à compte d’auteur. Le choix de l’autoédition s’est donc imposé de lui-même. Et je dois avouer que le côté entrepreneur me plaisait beaucoup. Écrire son premier livre, c’est une vraie fierté, mais en faire la promotion, en parler avec des lecteurs, c’est juste incroyable… Au mois de mars, j’ai pris un stand au Salon du livre de Paris. Et le résultat a dépassé mes attentes : en quatre jours, j’ai vendu plus de cent livres et j’ai fait des rencontres vraiment géniales avec des lecteurs et des auteurs.

 

Comment avez-vous fait fabriquer votre livre ?

Je me suis rapidement orienté vers la plateforme en ligne d’Amazon car les solutions proposées sont vraiment bien adaptées aux auteurs qui démarrent. Il suffit de déposer son manuscrit et il se retrouve en ligne quelques jours plus tard, sans avancer de frais. Évidemment, il faut réussir à sortir de la masse pour que cela vaille le coup et ce n’est pas forcément évident.

 

Au total, combien d’exemplaires avez-vous vendus à ce jour ?

Le livre compte un peu plus de 3000 lecteurs, ce qui était tout à fait inattendu à sa sortie en juin 2017. Ce succès relatif m’a incité à poursuivre dans cette voie.

 

Comment faites-vous la promotion de votre livre ?

La promotion est un sujet délicat pour un auteur autoédité. Je suis bien sûr présent sur les réseaux sociaux, mais cela ne suffit pas. Lorsque j’en ai la possibilité, je participe à des salons. De temps en temps, j’organise des concours, j’essaye de prendre le temps d’échanger avec les lecteurs… et je compte aussi sur ces derniers pour être les ambassadeurs de mon livre, lorsqu’ils l’ont aimé.

 

Au cours de votre parcours, avez-vous rencontré des difficultés que vous n’aviez pas anticipées ?

La principale difficulté que j’ai rencontrée a été la durée de mon projet. Je partais sur six mois et cela m’a finalement pris… quatre ans. Heureusement que je n’avais pas cela en tête au départ sinon, je crois que je me serais rapidement découragé). Ma principale force est ma persévérance et je crois qu’il en faut pour aller au bout d’un tel projet. L’autre difficulté à laquelle on n’est pas préparé est la critique. Les premières critiques négatives sont toujours difficiles à encaisser, mais il faut apprendre à faire avec. Des lecteurs aiment le livre, d’autres non, on ne peut pas plaire à tout le monde.

 

Quels conseils donneriez-vous à un auteur qui souhaite autoéditer son livre ?

Tout d’abord, je crois qu’il faut prendre son temps, ne pas se précipiter. Écrire un livre nécessite du temps. Il faut persévérer. Bien construire son histoire, mais aussi ses personnages de manière à les rendre attachants, qu’ils soient bons ou mauvais. Ensuite, il faut se relire et se relire encore, faire relire le livre par d’autres personnes, pour viser la plus grande fluidité possible. Enfin, il ne faut pas négliger l’aspect marketing. Pour un auteur autoédité, ce point est même essentiel.

Le deuxième roman de Cédric Castagné Sous l’emprise de l’héroïne sera en vente à partir du 19 mai 2018

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