Un livre avec des dragons est-il obligatoirement un livre de fantasy ?

 un recit sur les dragons est-il un roman fantasyKazuo Ishiguro a écrit un livre mettant en scène des dragons et des ogres dans une atmosphère arthurienne. Son récit appartient-il à la fantasy pour autant ? Les points de vue divergent.

La question de la segmentation des livres selon leur genre littéraire est à nouveau d’actualité. Cette fois, le roman Le Géant enfoui (ed. des Deux Terres) de Kazuo Ishiguro est sous le feu des projecteurs. Ce livre se situe dans une atmosphère arthurienne et met en scène des dragons et des ogres. Cela ressemble à de la fantasy, non ? L’auteur dément : « Je ne sais pas ce qui va arriver. Les lecteurs me suivront-ils ? Vont-ils comprendre ce que je fais, ou rester à la surface du récit ? Vont-ils dire qu’il s’agit de fantasy ? »

L’auteure de science-fiction Ursula K Le Guin a rapidement réagi : « Les lecteurs vont probablement le penser, oui. Pourquoi pas ? L’écrivain semble prendre le mot fantasy pour une insulte. Le folklore et les légendes développés par Mr Ishiguro sont liés à la fantasy de manière évidente. Mais puisqu’il est un romancier célèbre, les critiques ne vont pas entamer sa dignité d’auteur en étudiant le récit sous l’angle de la fantasy, trop puérile. »

Les considérations de genre se multiplient. On segmente l’écriture, la lecture puis les lecteurs en fonction de nombreux labels tels la SF, la chick-lit ou encore la littérature « Young adult ». Certes, ils sont utiles pour les libraires. Mais est-ce si important qu’Ishiguro refuse la distinction d’un genre ? Les communautés qui se regroupent derrière les genres font parfois obstacle aux lecteurs vagabonds. En effet, certains curieux se trouvent bloqués devant une frontière imaginaire. Certains assidus à un genre précis veulent prendre leur distance avec les néophytes.

« Ishiguro a écrit un roman fantasy, mais ne veut pas l’appeler ainsi. Libre à lui de considérer son livre à sa manière ! Les lecteurs décideront de son étiquette. De même, un lecteur de fantasy est libre de lire ou non ce récit. A chacun son point de vue ! Ce refus de la segmentation représente donc une opportunité. Celle de faire découvrir une certaine atmosphère à des lecteurs peu sensibles au genre », estime l’écrivain David Barnett. Si cela leur plait, peut-être se lanceront-ils dans la lecture d’autres œuvres de fantasy !
(Source : The Guardian ; Crédit photo : The Telegraph)

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