Un écrivain s’en prend à Orsenna, dictateur de la grammaire

Le rappeur Morsay et l’écrivain Mickael Korvin s’en prennent à Erik Orsenna, mais plus largement à la grammaire française et aux « dictateurs de la grammaire ».

Le rappeur Morsay n’en est pas son premier appel à la violence. Il est connu sur le web pour ses vidéos dans lesquelles il déverse un flot de haine et d’injures. Après une pathétique tentative de se présenter aux élections présidentielles et un film, La Vengeance, sorti dernièrement en dvd, le rappeur du groupe « Les Truands 2 la Galère » fait encore parler de lui. Cette fois-ci, il s’est associé à l’écrivain Mickael Korvin, qui lui a écrit quelques chansons. Ils tiennent tous deux un stand au marché aux puces de Clignancourt. Ils se mettent en scène dans une vidéo, et menacent l’académicien français Erik Orsenna. Si le rappeur n’est là que pour proférer des insultes et brandir une arme, Mickael Korvin essaye lui, de faire passer un message… Plutôt maladroitement.

« Les dictateurs de la grammaire tuent le français »

Au delà des attaques verbales contre la grammaire et contre Erik Orsenna, Mickael Korvin tente de faire dans cette vidéo, la promotion de son livre Journal d’une cause perdu, publié le 14 février dernier aux éditions Paris Vibrations. Dans ce dernier roman, l’auteur prône une abolition des majuscules, ponctuations et apostrophes, en bref, toutes ces règles de grammaire, selon lui trop cloisonnées qui « tuent le français ». Les deux acolytes prennent plus particulièrement pour cible son livre La grammaire est une chanson douce (Stock, 2002), dans laquelle on peut lire : « Sans règles, pas d’harmonie. Pas de musique. Rien que des bruits. La musique a besoin de solfège comme la parole a besoin de grammaire. » Le propos de l’écrivain, qui revendique « faire de l’art » dans son écriture, aurait pu recevoir plus d’attention si ce dernier s’était passé des armes, des insultes et surtout de Morsay.

 

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6 thoughts on “Un écrivain s’en prend à Orsenna, dictateur de la grammaire

  1. Eudes-Marie Hartemann

    Pour quelqu’un qui veut s’affranchir de toute règle, et de grammaire notamment, je trouve que Mickael Korvin se montre particulièrement expert en maniement d’euphémisme. Au lieu de dire qu’il fait de l’art, il ferait mieux de dire tout simplement qu’il chie.
    C’est un poil moins élégant peut-être (quoique, à écouter sa vidéo et à bien y réfléchir, on n’imagine guère que l’élégance soit sa priorité), mais on y gagnerait en clarté.
    De l’art comme ça, je vous en fais cinq cents bons grammes tous les matins, mais moi, au moins, j’ai la pudeur de tirer la chasse dessus, et de ne pas envoyer ma production matinière aux éditeurs.

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  2. YVES-DENIS DELAPORTE

    Fuyez la colère d’ORSENNA, fuyez la colère du marsupilami, fuyez le boomerang fuyez l’Académicien en colère, sinon vous allez déguster Morsay et Mickael Korvin!!!! :)))

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  3. Jeanne d'Roanne

    « Hier, un de ces moments de grâce inattendus, dans un lieu des plus improbables.  »
    C’est ainsi que cet handicapé de l’écriture appelé Hartmann – qui n’a pas peur de gicler sa morve verte à visage découvert ci-dessus – commence un de ses stupides et prétentieux blogs. Rien qu’avec cette phrase on a cerné la nullité de l’imaginaire, du langage et du cerveau. C’est tout pourri, comme dirait Morsay. Le fait qu’il ose se montrer sur la même page qu’un Korvin me sidère.

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  4. Eudes-Marie Hartemann

    Le fait d’être pris pour un handicapé de l’écriture par ce qui, de toute évidence, est une manchote de l’expression, vous a quelque chose d’assez jouissif, je dois bien l’admettre.
    « Comme un plat de gourmet » – je crois que c’était l’expression de Tristan Bernard dans un cas de figure assez semblable.

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  5. YVES-DENIS DELAPORTE

    A propos du bruit et de la musique :)))

    CALIBAN

    Be not afeard. The isle is full of noises,
    Sounds and sweet airs that give delight and hurt not.
    Sometimes a thousand twangling instruments
    Will hum about mine ears, and sometime voices
    That, if I then had waked after long sleep,
    Will make me sleep again; and then, in dreaming,
    The clouds methought would open, and show riches
    Ready to drop upon me, that when I waked,
    I cried to dream again.

    The Tempest 3.2.148-156

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  6. Pingback: Mickael Korvin veut simplifier la langue française

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