Pourquoi je hais les contes de fées


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Alors voilà, aube d’une nouvelle année, plein de promesses, envie d’être enfin heureuse… Vous voyez, mon problème, ce sont les hommes… Pas bien original, vous allez me dire… Ne plus pleurer à cause d’un homme. Ca, c’était l’idée de départ, mais voilà, le mois de Janvier n’est pas encore écoulé –et il en reste quand même encore onze- et je n’ai déjà pas réussi à tenir cette résolution, qui n’était pourtant pas bien compliquée. C’est plutôt tout le contraire.
Au commencement de ma vie, ou presque, il y a eu les contes de fées. La belle princesse, qui rencontre le beau prince, qui en plus est très gentil sans être brave, courageux, volontaire, loyal et sincère … comme dit la chanson, ils se marient, ils ont beaucoup d’enfants, ils sont très heureux. Moi j’y ai cru, si ça a marché pour Blanche Neige, Cendrillon, Aurore, pourquoi pas pour moi ? Mais ce qu’on ne dit jamais, c’est que le prince il est le plus souvent soit très gentil, soit très attirant mais rarement les deux. Et les filles trop gentilles comme moi, elles ne sont malheureusement pas attirées par les gentils princes, elles préfèrent les princes ténébreux qui les font vibrer mais qui leur brisent le cœur…
Et moi vous voyez, j’en ai rencontré des princes. Au départ, je ne partais pas avec toutes les chances. Quand j’étais adolescente, ma meilleure amie, c’était le soleil, une très belle plante du genre top modèle, et moi, non que je sois repoussante, mais je suis juste dans la moyenne, à côté du soleil, vous comprenez bien que je ne brillais pas beaucoup. Mais il y a une rencontre, un beau, très beau prince… Qui m’avait quand même dit un jour qu’il avait d’abord visé mon amie, vous savez le soleil top modèle, mais comme elle était prise, il s’était rabattu sur moi. Prince numéro un n’était pas un as de la psychologie fine, mais que voulez-vous, quand on est amoureuse, on pardonne les pires crasses.
Mais un jour je suis partie, ERASMUS, en Angleterre, vous avez vu « L’Auberge Espagnole » ? Et bien c’était la même chose, en mieux. Le « soleil » n’était plus avec moi, et pour la première fois de ma vie, c’était moi le soleil ! Prince numéro un n’a pas tenu la distance, il m’a oubliée bien vite, et j’ai pleuré pour lui, un peu. Mais j’ai réussi à l’oublier assez rapidement. Pour une raison obscure, j’ai réussi à plaire au plus beau prince du monde, enfin à mes yeux du moins. Et je suis tombée éperdument amoureuse. Mais la constance n’était pas son point fort, à ce prince, et il en a préféré une autre au bout d’un moment. Et j’ai pleuré pour lui, au point d’en avoir mal aux yeux. Bon, au final, ça n’a rien changé, il n’est pas revenu.
Prince numéro trois a tardé à venir, mais il a fini par arriver. Coup de foudre, mariage, enfants, tout le conte de fées en vrai. Sauf que les contes de fées, ça n’existe pas. Prince numéro 3 est allé voir ailleurs, las de la vie conjugale, pour revenir ensuite. Et j’ai pleuré, avant, pendant, après. Mais un joli vase qu’on brise et qu’on recolle n’est jamais aussi beau qu’avant… Alors cahincaha, la vie a continué, jusqu’à l’arrivée en fanfare de Prince numéro 4. Prince numéro 4 est beau comme un Dieu, le plus beau de tous, mais Prince numéro 4 est un séducteur ténébreux, et les filles comme moi ne sont pas armées pour affronter ces princes-là… Mais vibrer, encore, de nouveau, ça n’a pas de prix. Alors je me suis jetée à corps perdu dans la gueule de ce loup. Et voilà pourquoi je pleure encore aujourd’hui. Lui qui n’aime que la chasse s’est lassé bien vite une fois la proie ferrée. Et je pleure de nouveau, je croyais le changer, moi, en faire un vrai prince charmant. C’est pour ça que je hais les contes de fées. Encore que, peut être que je changerais d’avis. Vous connaissez « La Reine des Neiges » ? Pour une fois la jolie princesse ne finit pas avec le beau Prince, mais elle s’assume toute seule comme une grande, « libérée, délivrée »… On n’a peut être pas besoin de princes pour être heureuse…

Christine Birdy

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One thought on “Pourquoi je hais les contes de fées

  1. Matine

    C’est très touchant!
    En amour, la majorité des personnes passent par les pleurs et le désespoir, puis, un beau jour, le bonheur frappe à leurs portes. C’est la vie! Un éternel recommencement.
    Bonne chance!

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