METAMORPHOSE

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Je me réveillais en sursaut allongé sur un lit à baldaquin noir foncé. Je me sentais nauséeuse. Ma vision n’était pas très claire. J’arrivais difficilement à repérer mes affaires dans le noir. Le seul bruit qui m’effraya fut le cri strident de mon estomac qui réclamait famine. Je ressentais le besoin de me rassasier. Je ne me souvenais pas quand j’avais mangé, moi qui d’habitude mangeais avec un bon appétit. Mes parents ne devraient pas tarder à se réveiller. Mon père était professeur de français et ma mère journaliste. Je ne manquerais pas d’être solliciter par mon père à me préparer, malgré mon réveil. Il se mettait à jouer de la trompette pour me réveiller. Depuis qu’il s’est remis de sa dépression, il ne manquait pas de partager sa bonne humeur avec toute la maisonnée. Lorsqu’il passait dans la chambre de mon petit frère, celui-ci avait l’habitude de mettre son casque. Ma mère, essayait de nous cuisiner des pancakes qui finissaient brûlé. Même si elle n’était pas férue de cuisine et très douée, elle gardait le sourire en nous regardant manger. Mon père tournait la situation en dérision sur ces talents en nous disant qu’elle avec fait un stage culinaire dans le sud. Ma mère éclatait de rire en remettant ses cheveux frisés en arrière. Elle ne se décourageait jamais. J’apprécie ma mère pour cela.

Soudain, la fenêtre s’ouvrit violemment laissant flotter les rideaux devant moi. Le vent caressait mes longs cheveux noirs corbeau et je ressentais le froid qui m’engourdissait les membres. Je me levais avec peine essayant de chercher mon réveil sur la table de nuit. Il avait disparu. Je cherchais l’interrupteur. La lune renvoyait des ombres imprécises des objets. Je ne reconnus pas mon armoire, mon bureau et ma bibliothèque. Je ne me souvenais pas dormir dans un baldaquin. Affolée, je me dirigeais vers la porte et j’allumai l’interrupteur. Ou étaient donc passé tous mes posters de chanteurs de rocks? et ma guitare? et le rose fushia de ma chambre que je détestais tant. Je devais me mettre à l’évidence que cette pièce n’était pas ma chambre. Des animaux empaillés étaient accrochés au mur. Je reconnus une copie du tableau «Le Songe du chevalier» par l’artiste Raphael.

Je m’avançais, lentement, devant un miroir doré, élégant de l’époque du 16ème siècle. Il me dévoila des yeux rouges et un teint pâle Moi qui étais ravie d’avoir la peau bronzée, je ressemblais à un cadavre. Ma perception avait changé et m’étourdissait. Paniquée, je remarquais que je pouvais voir au loin. J’avais repérer des vêtements dans l’armoire et des livres sans les ouvrir. Les bruits stridents de l’extérieur m’étaient difficiles à canaliser. Hâtivement, je me dirigeais vers le bureau essayant de trouver un indice sur ce lieu étrange. Toute la pièce était à la fois effrayante et plaisamment mystérieuse. Je n’aimais pas cette ambiance gothique. Tout était impeccablement rangé et sans un grain de poussière. Après avoir fouillé les tiroirs, dans mon élan, Je laissai voler une liasse de documents que je ne pris pas le temps de lire.

Subitement, je trouvais un calendrier daté du 24 mars 2015. Je tombais des nues. La dernière fois, j’étais en 2000. Je restai muette d’effroi. Pourtant, mon apparence n’avait pas changé. J’avais toujours 17ans. Des picotements douloureux dans ma nuque me firent sursauter. J’avais deux trous rouges. Une hypothèse folle me traversa l’esprit. C’était impossible. Je ne pouvais pas être morte.

Que suis je devenue ?

Je ne pouvais pas ressembler à l’une de ces créatures de la nuit.
Je n’avais jamais songé à devenir une vampire immortelle
Lydie.

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