La Nouvelle Lune.



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Je sens le soleil arriver et j’angoisse. Un rayon de soleil sur le mur et j’angoisse. Je voudrais creuser la terre et me blottir dans un trou pour échapper à cette luminosité qui me terrifie.
Le soleil sur les façades des immeubles parisiens et sur les visages des gens dans le train. Les gens ont plus d’énergie parce que le soleil caresse leur peau et pénètre leur rétine.
Je suis remplie de peur et de fatigue devant toute cette énergie qui émerge autour de moi. Je pense alors à un endroit, un petit coin, où je pourrais me recroqueviller et me protéger.
Quand l’été arrivera.
Il est arrivé tellement de mauvaises choses pendant que le soleil rayonnait.
Je vais préparer de quoi me réfugier quand il arrivera.
Une voix douce m’a dit sur le quai de la gare :  » sens le soleil sur ton visage, comme il te caresse, c’est doux, tu vois. N’aies pas peur. »
Le soleil en ville, sur les façades des immeubles, dans les rues, sur les visages des gens et leur peau. C’est effrayant.
à la campagne,
c’est de la solitude.
Peut être que la petite fille que j’ai imaginée une fois, elle, n’a pas peur du soleil.
Elle est assise devant sa maison, avec son chien, un gros chien. Elle lui fait des câlins et lui parle. Elle sait qu’en plus du chien, ses parents l’aiment. Mais je ne sens pas ses parents dans la maison. Je n’y arrive pas. Je sens juste l’amour de cette petite fille pour son chien. Le soleil réchauffe les poils du chien. Elle lui chante une chanson et il apprécie ça.
Plus tard, elle et lui partageront le goûter. Un verre de lait et peut-être des biscuits.
Comme ça, le soleil est supportable. Il est bon comme la douceur du chien.
Dans le vrai monde, les hommes appellent pour du sexe. J’ appelle pour du sexe alors ils appellent pour du sexe, eux aussi.
Je ne veux plus.
Les hommes s’en vont quand le soleil est là . Eh bien, partez.
Les femmes sont inexistantes. leur amour aussi.
Elles ne pensent qu’à la survie et celle de leur progéniture.
Quand je partirai me réfugier, je sentirai mon corps s’enfoncer sur le lit et devenir très lourd. Mon cœur battra lentement et j’aurai du mal à respirer. Je n’aurai plus qu’à me laisser aller. Le monde autour commencera à s’éloigner. L’univers se tordra. Je ne sentirai que mon corps lourd jusqu’à ce que le sommeil me prenne. Il faut que je dorme vite.
Mon abri antiatomique.
Le soleil qui brûle mon âme.
Je dois faire le bon stock pour bien me réfugier.
mon abri antiatomique a une porte cachée.
Quand l’été sera là.
Je voudrais être cette petite fille au soleil avec son chien. Assise devant sa maison.
Les champs de mais à l’horizon.
De jolis arbres tout autour de nous. Je m’endormirais sur le flanc chaud de mon chien et le soleil nous caressera. Je sentirais l’amour de mon chien et je serais protégée à jamais.

Sophia

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