LA METAMORPHOSE

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Tout commença dans cette pièce de vingt mètres carré. Je me suis réveillé avec une étrange perception sur mon environnement. Le plafond était totalement recouvert d’un parquet ancien dont la couleur chêne assombrissait ma conscience. J’avais mal à la tête. Au bout de quelques minutes, j’ai pris conscience que le sol était composé d’une série de poutres en bois massif disposées de manière régulière et parallèle. Des plaques de couleur blanche venaient s’intercaler entre les poutres, couvrant ainsi la totalité du sol. Je ne me sentais pas très bien. Ma tête était lourde. Quel était cet endroit énigmatique et fantasmagorique ? L’encadrement de la fenêtre ainsi que la porte donnant accès au couloir étaient inversés.
A cet instant, la première explication qui me venait en tête me semblait évidente : j’étais dans un rêve !

Mais il n’en était rien…

Alors que la science expliquait que les pôles magnétiques terrestres étaient en cours d’inversion, je me suis dit que la gravité avez fait de même, lorsque j’ai aperçu le meuble collé au plafond. Seulement, ma pensée incongrue a très vite repris le droit chemin par l’impact de ma tête sur le parquet. J’ai eu quelques secondes de repos imposé par le choc. La douleur à la tête s’était amplifiée, mais mon environnement était revenu à la normale. Je voulais sortir de la pièce sans en avoir la moindre possibilité. Je voyais flou, je me sentais faible, et surtout, je ne pouvais pas me servir de mes bras et mes jambes. Une impression étrange sur mon corps était perceptible. Je me sentais comprimé, et cela expliquait mon incapacité à utiliser mes membres, à l’instar des camisoles dans les hôpitaux psychiatriques. Une angoisse m’est alors apparue. Cette angoisse particulière, celle du claustrophobe, dans laquelle l’immobilité devient la porte parole de la mort. Tout comme ma vue, mes pensées devenaient de plus en plus floues.

Je ne savais pas ce qu’il se passait…

Lorsque mon esprit retrouvait un peu de quiétude, j’essayais, par des mouvements ondulatoires, de me rapprocher de la fenêtre afin de sortir de la pièce, mais toutes ces tentatives se finalisaient par un échec. La fatigue m’envahissait, l’esprit se lassait, mon corps se manifestait. Tous les bruits devenaient confus mise à part les deux voix qui s’exprimaient de manière alternative, signifiant qu’un dialogue était installé entre deux personnes se trouvant de l’autre côté de la porte. L’une d’entre elle disait que j’allais finir par les manger. Elle parlait des feuilles d’ortie présentes autour de moi. Mais pourquoi cette personne voulait –elle me faire manger de l’ortie ?

Je me croyais vraiment, non plus dans un rêve, mais bien dans un cauchemar. La réalité en était toute autre…

Je n’entendais presque plus les deux voix, ma conscience me faisait défaut. Mon corps ne se manifestait plus. Ma respiration était devenue si faible que j’ai en perdu connaissance, puis la vie.
Comme un rêve qui venait de se terminer, je me suis réveillé avec une grande sensation de liberté. Je ne me sentais plus compressé et je pouvais me déplacer librement. Je me sentais très léger, je renaissais. Néanmoins, un point restait tout de même étrange. J’avais une forte envie de sortir par la fenêtre et me jetais sur toutes ces fleurs qui composaient cette magnifique jachère. Au même moment, une personne est entrée dans la pièce et me cherchait partout. Je ne comprenais pas, j’étais pourtant à coté d’elle. Intrigué par la situation, j’ai essayé de lui faire un signe de la main, mais, à ma grande surprise, j’agitais une aile : j’étais un papillon.

Sante

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