coeurs givrés!!

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Je marche dans le couloir, perdue dans mes pensées. Je suis nouvelle, je rencontre une femme en blanc avec une stature forte. Je la questionnai :

« Où est Monsieur untel ? » Elle me toisa des pieds à la tête et me répondit nonchalamment:
« Il n’est pas encore arrivé » Je voulais lui demander à quelle heure il allait venir, mais déjà, elle s’en alla d’un pas traînant. Je restais un moment indécise, puis décidais d’aller attendre avec les autres. Dés que je fus sur le seuil de la salle d’attente, tous les yeux convergèrent vers moi. Je cherchais du regard une place vide, mais la salle était bondée. Sous ces regards inquisiteurs, je perdis contenance. Pour échapper à cet interrogatoire muet, je me postais près de la fenêtre. Le temps est magnifique. Mes yeux scrutent l’horizon lointain. Je promène un regard indifférent sur les personnes autour de moi, je vois des visages pathétiques. Mon cœur se serre, se remplit d’effroi. Je scrute les gens ignorés, je leur souris, leurs regards me faisaient mal. Ils attendaient résignés, sans bruit. Les heures passèrent, leurs visages étaient devenus pâles. Des hommes, en blanc, aux visages renfermés passèrent dans le couloir. Je me glissai alors sur un siège, anéantie, le cœur rempli de remords. Enfin, on daigna se souvenir des gens. Les gens soupirèrent de soulagement. La femme à la voix caverneuse m’appela en souriant narquoisement. Je la regardais avec aversion, elle était d’une vulgarité surprenante. Elle m’informa que Monsieur Untel était dans son bureau en m’indiquant le chemin. Je frappais à la porte, une voix sèche m’intima d’entrer, ce que je fis tout de suite. Je marchais avec hésitation. Il me scruta, parcourut les pages de mon dossier une à une, puis me regarda et composa un semblant de sourire sur son visage. Il sortit en m’intimant l’ordre de le suivre ? Nous sommes entrés dans une salle pleine de femmes et d’hommes. Il me présenta. Je fus décontenancée. Je tolérais les regards inquisiteurs et malveillants. Mes paroles se bousculaient pêle-mêle. Je suis comme le saule pleureur, dont les branches pendent pitoyablement vers la terre, vidées de toute leur sève.On me sourit, leurs sourires est un rictus douteux. Les fils que tisse l’araignée sont de la soie. Une soie pure douce au toucher. Je reste calme, je leur souris narquoisement. On parla avec jactance de soi. Je restais aporétique à toutes leurs belles paroles.Je suis tombée dans le piège, mes pensées et réactions sont en désaccord. Mon regard voyage au-delà des horizons. Pour échapper à ces images poignantes, je sors du bureau, je marche dans le couloir désert. Je pénètre dans une salle, toutes les personnes étaient étalées sur leurs bureaux. Je regardais cette image médiocre de la paresse d’un regard désolé.J’avançais dans le couloir, j’entendis un rire caverneux. Je suivis l’écho, je fus consternée par le spectacle qui se présenta devant moi. Je sortis en hâte, je voulais m’enfuir, effacer de mon esprit ces images médiocres, me débarrasser de cette torpeur et de cette apathie qui me gagnaient doucement. Je marchais très vite, j’entrais dans un autre bureau. Le spectacle était aussi médiocre que les autres. On chantait des chansons en tapant des mains et une femme au centre dansait en faisant tortiller son ventre. La douleur poignante a enlevé ma sève, le froid s’est ancré dans mon cœur, qui pourrait m’en délivrer ? Je marche telle une naufragée, j’avance avec prudence, j’aimais tant le silence sécurisant. Mais, hélas, il n’était plus calmant.
Le téléphone sonna, une voix railleuse m’informa que Monsieur……… m’attendait dans son bureau, le couloir s’animait, l’heure de sortie s’approchait, on se préparait comme on se prépare à une fête. Le Monsieur me regarda de haut, me reprocha ma conduite.Je sortis dignement sans essayer de me défendre, non pas que je sois faible, mais j’estimais que je n’avais pas à me défendre et que, si je le faisais, je ressemblerais aux autres, je serais vile et hypocrite.

NADIA

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