Structurer son roman

Pour son premier roman Eux sur la photo (Editions Arléa, 2011) Hélène Gestern a raconté l’histoire d’Hélène qui cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Elle publie dans un journal une petite annonce présentant une photo de sa mère entourée de deux hommes qu’elle ne connaît pas. Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, y reconnaît son père. Commence alors une longue correspondance entre  Hélène et Stéphane qui remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans leur mémoire.

Difficile de structurer un roman qui présente deux temporalités et dont les chapitres commencent tous par une nouvelle description d’une photographie suivie d’échanges de lettres, d’emails et de sms des deux protagonistes. Pour rendre l’ensemble cohérent et fluide, Hélène Gestern a choisi de structurer son roman à partir d’un système de nombres amicaux. Elle en parle dans cette vidéo, tout en estimant qu’il est dangereux de s’exposer comme quelqu’un qui travaille avec la structure…

ndlr : Qu’Hélène Gestern soit rassurée : le système de nombres amicaux ne transparaît pas du tout dans son texte, même quand on sait qu’il existe. Et ce que l’on retient finalement, c’est son talent d’écrivaine et non pas ses compétences de « technicienne architecte ».

(Hélène Gestern était interviewée par le libraire Philippe Leconte dans le cadre d’une rencontre littéraire organisée à la librairie parisienne Le Livre Ecarlate)

http://www.dailymotion.com/video/xqkdrq

 

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4 thoughts on “Structurer son roman

  1. Marini

    Je n’ai pas lu « Eux sur la photo » et je serais curieuse de le découvrir.
    C’est vrai que dans « la vie mode d’emploi » de Georges Perec, on ne peut absolument pas deviner qu’il l’a conçu avec un système complexe de nombres et je crois que le seul intérêt de ce concept est pour l’auteur lui-même, le lecteur immergé dans sa lecture préfère suivre la vie des personnages dans les multiples scénettes (d’un immeuble sur 100 ans de vies) vraiment bien écrites et qui peuvent d’ailleurs être piochées au gré des humeurs, dans le désordre, c’est génial.
    Camille de Peretti a utlisé ce même concept dans « Nous vieillirons ensemble » par admiration pour Perec, après est-ce utile de raconter exactement comment on a procédé…
    Personnellement, j’ai lu ces deux romans et je n’ai rien compris aux histoires de chiffres qui les ont structurés mais j’ai été marquée par celui de Perec et j’ai passé de bons moments avec celui de Camille de Peretti.

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  2. Ghaouti Amin Dendane

    J’ai trouvé très « aléatoire », cet assemblage de nombres soi-disant « amicaux », bien que les propos de l’écrivaine ne m’aient pas paru « ésotériques », ni confus.
    Alors, si je pouvais les comprendre autrement – par la primalité des entiers ! -, j’aurais donc (avec les quatre premiers nombres parfaits) la possibilité d’écrire 1 roman, de 6 chapitres, mettant en 28 scènes, 496 pages… de chiffres !
    Voilà, mon bouquin serait-il déjà « structuré » ? Oui, mais que contient-il, alors ?
    Mais, paraît-il, comme tout « se décide à la quatre-vingt-dix-neuvième page », par quel fichu nombre « débiter l’entame de l’énorme jambonneau »… ?

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