Six conseils pour les éditeurs

Le 1er congrès mondial sur la lecture numérique, organisé à Londres, a déçu. Mais les éditeurs peuvent tout de même en retirer quelques enseignements.

Trop dense et pas assez chaleureux. Selon Roger Tagholm, de Publishing Perspectives, le premier congrès mondial de la lecture numérique, qui s’est tenu à Londres la semaine dernière (du 9 au 11 mai) a souffert de ces deux défauts. « On n’avait pas le sentiment que c’était une réunion du monde de l’édition, écrit notamment le journaliste. Car les éditeurs de livres étaient moins nombreux que les éditeurs de… contenus ou les medias. » Il retient tout de même quelques éléments de ces trois journées « bien trop intenses » à son goût. Des leçons qui s’adressent directement aux éditeurs :

1. Développez votre branche « édition numérique ». Les « architectes de l’information » deviennent absolument incontournables avec le développement des tablettes numériques, même si les ebooks restent souvent, pour le moment, des versions digitales des livres papier.

2. Pensez aux droits numériques au moment de la signature d’un contrat pour un livre papier. Même si vous ne les exploitez pas tout de suite, cela vous sera forcément utile par la suite.

3. Incluez des espaces de discussion et de réseautage social sur votre site Internet. Pas besoin de les construire, ils existent déjà (commentaires, forums, Facebook, Twitter, etc.). Mais essayez de les stimuler. Ecouter les avis de vos clients avec attention peut vous aider dans votre travail.

4. Les métadonnées sont essentielles. Les notices bibliographiques (c’est-à-dire toutes les informations pour retrouver un ouvrage) étaient déjà vitales dans les librairies et bibliothèques physiques, elles sont encore plus cruciales à l’heure d’Internet et de l’impitoyable référencement Google…

5. Le marché est en perpétuel mouvement. Multipliez les supports, soyez présent partout et surveillez avec attention les innovations technologiques. C’est le seul moyen d’accéder à une audience la plus large possible.

6. Ne considérez pas les pirates comme des ennemis mais comme des clients potentiels. « Il ne faut pas reproduire les erreurs de l’industrie musicale, a insisté l’une des participantes. Plutôt que de sanctionner les personnes qui pratiquent le téléchargement illégal de manière épisodique, concentrons-nous sur ceux qui en font un commerce. Et faisons en sorte de limiter l’utilisation des DRM (gestion des droits numériques). »

(d’après Publishing Perspectives)

 

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