Qui a fait quoi ? Un auteur se dispute avec son éditeur

Ben Okri, lauréat du prestigieux prix littéraire Booker en 1991, accuse son ex-éditeur d’ « exagérer son rôle » dans la qualité finale d’un de ses premiers textes.

La bataille d’ego bat son plein entre Ben Okri, écrivain et poète nigérian de langue anglaise, ancien vainqueur du prestigieux Booker Prize, et son ancien éditeur, Robin Robertson. Depuis plusieurs semaines, ils se disputent pour savoir auquel des deux doit être attribuée la qualité littéraire d’un recueil de nouvelles, Etoiles d’un nouveau couvre-feu (Stars of the New Curfew), publié… il y a 23 ans.

Selon Robin Robertson, tout le mérite lui en revient. Il assure qu’il a dû réécrire tous les dialogues rédigés par Ben Okri dans un patois nigérian. « Toutes les améliorations que j’ai suggérées, ou presque, ont été acceptées par l’auteur, » confirme-t-il. Trop modeste, il espère tout de même « qu’on ne perçoit pas son style, celui d’un Ecossais pur jus ».

Rire jaune

Du côté de Ben Okri, les affirmations de Robin Robertson font beaucoup rire. Un rire jaune tout de même. D’ailleurs, scandalisé par ces propos tenus dans le Daily Telegraph, l’écrivain s’est fendu d’une lettre de réponse, que le quotidien britannique s’est empressé de publier. « C’est avec amusement que j’ai lu votre article où Robin Robertson affirme avoir ‘repris’ les dialogues dans mon recueil de nouvelles, écrit-il. Si M. Robertson est en effet un éditeur de grand talent, il a aussi tendance a exagérer son importance. (…) En aucun cas il n’est intervenu sur cette oeuvre – tout simplement car il n’en aurait pas été capable. » 

Et l’écrivain va même plus loin : « Dans tout autre domaine de la vie, les propos de M. Robertson seraient considérés comme diffamatoires et lui vaudraient d’être traîné en justice. » Des menaces ? Peut-être pas, mais de la rivalité, c’est certain !

(d’après The Daily Telegraph)

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