Quelles tendances pour le secteur de l’édition en 2013 ?

A force de fusions, d’acquisitions, de plates-formes de médias partagées et de progrès technologiques, l’édition devient une industrie de plus en plus globalisée. Mais quelles seront les grandes tendances du marché en 2013 ? En voici un petit aperçu :

Un marché de plus en plus consolidé

Au cours de l’automne 2012, Gallimard rachetait Flammarion pour 251 millions d’euros, faisant de la maison centenaire le troisième des groupes d’édition français. Peu après aux Etats-Unis, Penguin et Bertelsman-Random House fusionnaient pour créer une nouvelle entité au chiffre d’affaires annuel de près de 4 milliards de dollars (3,02 milliards d’euros). Ce nouveau groupe  publiera un quart des livres paraissant en anglais. En 2013, la valse de la consolidation continue en France. Début janvier, c’est Actes Sud qui a racheté Payot&Rivages. Parlant du marché américain, George Lossius, Pdg de Publishing Technology estime que « le nombre des grands éditeurs est amené à être divisé par deux ». Selon lui, ce sont les grands éditeurs qui dictent les lois du marché. Les autres éditeurs ont donc comme choix de trouver d’autres moyens de faire des affaires ou bien de résister aux lois qu’on leur impose. Dans les deux cas, il faut faire preuve de souplesse, ce qui avantage sans aucun doute les petits éditeurs. Mais cela nécessite également d’avoir une grande capacité d’investissement et une force de position sur le marché pour ne pas être dépassé par ses concurrents. Et c’est ce qui favorise les fusions.

Amazon en chef de meute

La force d’Amazon et sa taille sont telles qu’il a irrévocablement modifié la composition et la structure de l’industrie de l’édition. Il a aussi changé la manière dont les consommateurs s’engagent avec le contenu. Comme la présentation du contenu et la distribution sont entièrement axées sur la demande finale, les éditeurs et les libraires continuent de se disputer dans leurs tentatives pour se surpasser afin de satisfaire le consommateur. De son côté, Amazon a encore le quasi-monopole sur la consommation d’ebook et sur l’auto-édition. La tendance des consommateurs à privilégier la facilité et la convivialité que représente Amazon va continuer en 2013. Si l’auto-édition avec Amazon devient commercialement viable pour les auteurs et qu’ils sont de plus en plus nombreux à présenter leurs livres sur le site, alors les consommateurs vont finir par considérer Amazon comme une ressource de contenu rivalisant avec les publications des éditeurs traditionnels.

Des applications sur le web

Autre tendance en 2013 : un changement dans l’approche métier des éditeurs avec le développement d’applications. Des applications pour les appareils (téléphones portables, tablettes, liseuses), les éditeurs vont passer aux applications sur le web qui fonctionneront sur différentes plateformes. Cela va offrir aux éditeurs l’opportunité d’augmenter la satisfaction des utilisateurs finaux. Et en investissant une seule fois, ils pourront monétiser leur contenu sur de nombreuses plateformes.

Les médias sociaux en berne

Pour les éditeurs, Twitter et Facebook représentent une plateforme idéale en matière d’activités de marketing et de publicité. Mais à ce jour, malgré le battage médiatique, ces médias sociaux n’ont pas évolué en plateformes de vente viables. L’e-commerce via ces sites reste anecdotique. Alors est-ce que 2013 sera l’année où les éditeurs décideront de laisser les médias sociaux pour se tourner vers les individus ou concentrer leurs ressources ailleurs ? En effet, les éditeurs vont peut-être trouver plus rentable de concentrer leurs investissements en ligne sur les contenus, la stratégie sur plusieurs appareils, et de travailler sur de nouveaux moyens de distribuer du contenu électronique.

source : Publishingperspectives.com

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