Ingrid Desjours : Que penser de l’autoédition ?

Ingrid Desjours est écrivaine. Elle donne son avis sur le livre autoédité. « Attention aux sirènes de l’autoédition… », prévient-elle. « Ecrire c’est un métier… », ajoute la journaliste Karine Papillaud, animatrice de cette table ronde qui a eu lieu lors du Salon du livre de Paris 2011.

http://www.dailymotion.com/video/xio4wa

Cette vidéo a été réalisée dans le cadre d’une table ronde Paroles d’auteurs animée par la journaliste Karine Papillaud et organisée au cours du Salon du livre de Paris 2011.


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11 thoughts on “Ingrid Desjours : Que penser de l’autoédition ?

  1. Daniel

    Qui a dit que les gens qui s’auto-éditent se pensaient autosuffisants ? Qui a dit qu’un autoédité faisait lire à papa, maman et le chéri et pas à une dizaine d’autres personnes extérieures qui sont capables de donner un avis… Qui peut donner la définition d’un « bon livre » à priori avant que plusieurs dizaines de lecteurs ne l’aient lu ? La moitié des livres qui sortent de la grande édition seraient-ils publiés s’ils n’étaient pas écrits par des « people » que l’on est certain de vendre, bons ou nuls…

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  2. JD

    Le vrai risque de « l’autoédition » sur internet est à mon avis plutôt celui de l’invisibilité. On pense qu’une « auto-édition » sur internet va pouvoir apporter un lectorat mais le résultat est très partiel, on est noyé dans la masse des nombreux écrivains anonymes qui s’auto-éditent et qui sont de plus en plus nombreux. Les plus visibles le sont par le biais des réseaux sociaux, des retours d’ascenseur un peu comme dans le monde de l’édition finalement! Par ailleurs, l’éditeur est certes garant d’une légitimation au yeux du lectorat. Malheureusement, son expertise porte davantage sur le potentiel de commercialisation de l’oeuvre, plutôt que sur sa qualité littéraire intrinsèque (même si parfois les deux sont liés! ).

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  3. valérie

    Je pense comme Daniel au dessus.
    Combien de nullités sont éditées et proposées à la vente?
    Et puis… pourquoi écrire serait un métier, au fait? Ne peut-on pas aussi avoir l’écriture pour passion? Ce serait interdit d’écrire et de s’auto-éditer pour le plaisir, juste pour le plaisir?
    Je ne suis pas du tout certaine qu’un éditeur soit meilleur lecteur (meilleur juge?) que des dizaines (centaines?) d’internautes passionnés.
    Il ne faut pas se leurrer. Ce sont plus les billets de banque que le talent que voient d’abord les éditeurs.

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  4. Paumadou

    Je suis d’accord avec Daniel : l’image de l’auto-édition est mauvaise parce que tous le monde pense que les gens qui s’auto-publient font tout, tout seul, ce qui est faux.
    C’est une image entretenue soigneusement par les éditeurs (et relayés par les auteurs, comme ici, ayant eu la « chance » d’accéder à l’édition à compte d’éditeur, histoire de se dire qu’ils sont EUX de vrais auteurs, quand d’autres gribouilleraient dans leur coin)
    C’était peut-être vrai il y a dix ans, quand c’était encore marginal et qu’on ne trouvait pas facilement un public en dehors de son entourage, mais désormais il est facile de trouver conseil, d’avoirs des retours sur ses textes rapidement, ce qui permet de s’améliorer sans devoir passer par un éditeur professionnel.

    Pour ma part, j’ai, pour chaque roman, 3 ou 4 lecteurs extérieurs que je connais à peine, qui n’ont avec moi aucun lien émotionnel et peuvent donc se permettre de juger librement ce que j’écris, sans avoir peur de me vexer puisqu’ils ne me connaissent pas ! Ils changent souvent, j’ai quelques personnes plus « fixes » aussi qui peuvent juger de l’évolution de mon écriture. Et je travaille, retravaille mes textes. Je sais me juger, jeter ce qui est nul, améliorer, garder ce qui est bon. Sans maison d’édition, mais pas sans « éditeurs » puisque j’ai un regard objectif et extérieur sur ce que je fais.
    Ecrivain c’est un métier, ça s’apprend, oui, par le travail, la relecture objective, l’expérience aussi. Mais ça ne veut pas dire que tous les auteurs auto-édités sont des amateurs (au sens péjoratif que sous-entend cet auteur), tout comme les maisons d’édition ne sont pas des écoles d’auteurs !
    Plus je fréquente le milieu de l’édition (auteurs, éditeurs) et de l’auto-publication (auteurs), plus je revois mon jugement de l’auto-édition = repère d’amateurs. A tel point que pour moi, l’auto-publication est devenu un rêve quand l’édition à compte d’éditeur ne me tente plus du tout (ou alors occasionnellement avec des personnes précises avec lesquelles j’ai des affinités)

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  5. Jérôme

    Effectivement,
    ayant récemment voulu distribuer mon livre en librairie, je me suis vu répondre que c’était « vendu sur Internet » (comme si c’était une concurrence déloyale) et que si ça ne sortait pas d’une « vraie » maison d’édition, c’était forcément mauvais (ce n’était pas dit comme cela, mais on sentait une vraie condescendance dans le ton). Sans leur faire injure, Marc Levy et Guillaume Musso sont pourtant édités!… Croire qu’il n’y a pas de sélection et qu’il suffit de payer pour être édité (on me l’a dit) est une contre-vérité: il y a une vraie sélection même chez ces éditeurs atypiques! La vérité est que les « vrais » éditeurs ont des limites physiques et qu’il ne peuvent tout publier chaque année, ce qui les incite à faire beaucoup de sélection, quitte à passer à côté de bons textes… et les erreurs de repérages (Céline chez Gallimard) arrivent aussi. Quant aux comités de lecture, on ne sait pas qui les composent: sont ils réellement compétents et objectifs? Pas toujours sûr.

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  6. Zimmermann Jean-François, auteur

    Le problème n’est pas dans le fait d’être édité à compte d’éditeur ou d’auteur ou encore d’être auto-édité, mais d’être vu. Pour être susceptible de se vendre, un ouvrage doit être mis à la disposition du plus large public possible. Il doit figurer dans les vitrines des libraires et aussi sur internet que l’on ne peut plus ignorer. Si l’ouvrage n’a pas été repéré par un grand éditeur – j’entends par là un éditeur disposant de puissants moyens de diffusion – il ne sera pas exposé. Comment dans ce cas peut-il être vendu ? Et comment se faire repérer par un critique qui n’a pas le temps matériel ne serait-ce que d’ouvrir tous les livres qui lui parviennent ? Et puis, il faut bien le dire, tout ce petit monde fonctionne en vase clos. Les critiques sont auteurs et ne scient pas la branche sur laquelle ils sont perchés. Chacun se renvoie l’ascenseur.
    Et l’auto-édition ne résout rien.
    Ecrire est d’abord une passion avant d’être ou de devenir un métier. Bienheureux sont les élus qui concilient les deux !

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  7. gpp

    Aujourd’hui, la possibilité nous est donnée de « publier » un ouvrage sur Internet. Avec les réseaux sociaux, il existe une probabilité pour que cet ouvrage touche au moins une personne, sinon deux, et peut-être même trois. Je ne vois même pas le début d’une raison, même pas l’ombre d’une objection à opposer à cet élan qui nous pousse, nous écrivain du dimanche, vers les autres.
    Parlons peu mais parlons bien. J’ai (auto) publié ma première nouvelle sur mon site Internet . Le 2 avril. A ce jour, deux personnes inconnues ont acheté la nouvelle. Et grâce à Internet, j’ai envoyé gratuitement ma nouvelle à trois contacts, dont deux très proches, lesquels trois m’ont donné leur sentiment par mail. Cela dépasse donc toutes mes prévisions. 🙂
    Et je ne vois pas, non je ne vois rien qui pourrait m’empêcher de m’en réjouir.
    Par contre, il n’est pas encore prouvé que les réseaux sociaux ou autres outils d’Internet soient en mesure d’apporter aujourd’hui une visibilité suffisante à un livre auto-édité pour nourrir une ambition commerciale digne de ce nom.
    Pour le reste, prétendre qu’écrire est un métier, ou affirmer qu’un écrivain publié est forcément un bon écrivain et qu’un autre auto-publié est un mauvais écrivain, cela ne m’intéresse pas beaucoup. Il y a d’ailleurs sur le net une manière assez bizarre de s’octroyer ou de décerner du talent à tour de bras, ce qui me paraît absurde. Le talent est la chose la plus discutable et la plus cruelle qui soit : c’est le public et lui seul qui distribue les palmes. Parfois à titre posthume d’ailleurs.
    Allez, je vais écrire ma deuxième nouvelle. Je me dis que, cette fois, elle sera peut-être lue non pas par 5 internautes, mais par 6 ou 7, qui sait ?
    Pourquoi est-ce que je ne pourrais pas fonder, moi aussi, quelque espoir sur le fameux bouche à oreille qui paraît-il sévit sur le réseau? Enfin, et pour terminer, y’a-t-il quelqu’un dans l’avion qui voudrait m’empêcher de rêver ?

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  8. Fabienne

    Alors, il y aurait les « écrivains », les vrais, ceux qui sont édités par les « grandes » maisons, et les autres… sans identité propre (des « auteurs » ?) édités par des « petites » maisons, ou auto édités ou encore édités à compte d’auteur ? Les « écrivains » auraient du talent (la preuve, les « grandes maisons » les publient), les « auteurs » seraient des scribouillards sans avenir, sans lectorat, tout juste bons à encombrer les espaces de visibilité, si réduits, tels que les tables de libraires ?
    Mais non, ça, c’est la vision des rétrogrades, c’est la vision des nantis qui veulent rester entre eux et se partager le gâteau. Mais c’est un combat d’arrière-garde. Tout ça c’est fini, aujourd’hui les « auteurs » peuvent enfin exister, grâce à l’auto édition, mais pas seulement, grâce aussi à l’édition numérique. Et qu’importe qu’ils aient 10, 100 ou 1000 lecteurs, l’essentiel étant que leurs livres rencontrent leurs lecteurs.
    Tout le monde aujourd’hui, dieu merci, a la possibilité de faire exister son livre, c’est déjà une première étape. Et il ne faut pas se leurrer, les « grandes maisons » font parfois la bulle, c’est alors la mort du livre : direction l’abattoir (le pilon). Quant à l’encombrement des « auteurs » non estampillés « grande maison », je voudrais bien qu’on retourne la politesse… car combien de grandes maisons nous étalent leurs navets, dont on aimerait se passer.
    Il est temps que la littérature, sous toutes ses formes, fasse sa révolution, comme la musique l’a faite et que vivent les nouveaux talents, que nous occulte le petit cercle très fermé de l’édition !

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  9. bregman

    Je comprends parfaitement la réticence qui existe vis-à-vis des auteurs auto-édités. Que n’importe qui puisse publier n’importe quoi peut faire peur, oui… mais à qui, au juste ?! Il ne faut pas prendre les lecteurs pour des idiots ! Rien qu’en lisant le résumé et quelques extraits d’un livre, ne peut-on pas déjà se faire une petite idée ?! Si ce petit test rapide ne répond pas aux critères d’exigence que l’on est en droit d’imposer à un livre digne de ce nom, on n’achète pas, non ?
    Je suis de l’avis de Paumadou : l’image de l’auteur auto-édité qui fait tout tout seul est soigneusement entretenue par les éditeurs car ils sentent que nous arrivons à une redistribution des cartes.

    Est-il normal, objectivement, qu’un auteur ne touche que 8% des recettes du livre qu’il a écrit ? Quelle est la part de l’éditeur, au juste ? C’est toujours la même chose : il y a ceux qui ont le plaisir (voire la passion) de faire les choses… et ceux qui voient cela d’un œil très intéressé en pensant à l’argent qu’ils vont pouvoir se faire sur leur dos (et je suis désolé si j’éclabousse !)

    J’ai personnellement choisi de m’auto-éditer.
    Bien sûr, que ce choix a été difficile à faire ! Être édité par un éditeur assure une indiscutable crédibilité, alors qu’en auto-édition, tous les a-priori seront à combattre ! Mais je suis désolé, le désir de liberté l’a emporté. Parce que j’ai pris tout mon temps pour écrire mon livre et je ne veux pas qu’on m’impose une couverture qui ne me plaît pas, que l’on s’accapare tous les droits d’exploitation dérivés, etc.
    En plus, pour être édité, combien de maisons d’édition faut-il consulter ? À moins d’avoir la chance (ou plus précisément le talent) d’Alexis Jenni, ne faut-il pas s’armer de la plus grande patience ? J’ai personnellement évalué que ma chance d’être publié par une grande maison en étant un simple provincial inconnu et sans relation aucune était quasiment nulle. J’ai imprimé mon manuscrit, je l’ai fait relier, l’ai envoyé à mes frais avec timbres pour le renvoi en cas de refus (bref, la plaisanterie a coûté plus de 15€…) à une grande maison d’édition parisienne dont j’apprécie beaucoup les références. Après TROIS MOIS D’ATTENTE, j’ai reçu une lettre de refus type sans savoir s’ils avaient vraiment lu le livre, ce qu’ils en pensaient, etc. (oui, je sais, je suis un idéaliste, mais étant donné que les fiches de lecture, théoriquement, existent, pourquoi ne pas les faire passer ? on aiderait au moins à faire progresser l’amateur, au lieu de le démoraliser d’écrire !) Fallait-il que je renouvelle l’opération pendant deux ans avant de trouver un éditeur sérieux mais de taille plus modeste (tous les débutants font cette erreur de commencer à consulter les gros éditeurs avant les petits, il faut le reconnaître) ?
    Étant donné que mon choix était déjà fait à 70% avant d’envoyer le livre, j’ai donc immédiatement décidé de me lancer dans l’aventure de l’autoédition sans effectuer la moindre démarche de recherche supplémentaire.

    Est-ce que cela fait de mon ouvrage un roman à bannir des bibliothèques ?

    Je ne le crois pas, et pour défendre les avis récoltés, depuis quasiment 6 mois, d’une centaine de lecteurs qui l’ont adoré, ce livre (et pour qui j’éprouve une profonde gratitude de m’avoir offert ma chance d’être lu), je pense qu’aimer ou pas un livre repose avant tout sur deux critères qui n’appartiennent qu’au lecteur lui-même : la subjectivité… et la disponibilité.
    Certains encensent Houellebecq… D’autres crient à l’imposture… Y en a-t-il au moins un qui a tort ? Pas si sûr.
    C’est quoi, la littérature ? Franchement, je n’ai pas de réponse à cette question et je ne veux pas en avoir car dès lors que l’on sait y répondre, on passe des la théorie à la doctrine, et on n’est plus dans le plaisir de lire.
    Et puis, personnellement, il m’est déjà arrivé de vouloir relire des livres que j’avais couvert d’éloges quelques années plus tôt, et finalement en être immensément déçu.
    La lecture n’est-elle pas une rencontre qui se fait à un moment donné, à un moment où l’on est réceptif à un message plutôt qu’à un autre ?

    Pour moi, avant de proposer mon roman à la lecture, il y avait simplement trois étapes à franchir :
    – recours à un correcteur professionnel
    – avis de « professionnels de la profession » (auteurs, critiques…)
    – avis des premiers lecteurs « lambda »

    J’ai tout d’abord intégralement publié le premier jet de mon roman en cours d’écriture sur un blog, durant un an et demi, et les lecteurs se sont fidélisés (100 000 visiteurs rien qu’en 2007). Ensuite, une correctrice professionnelle m’a contacté pour m’encourager à aller au bout du projet. Son regard professionnel et objectif m’a été du plus grand secours. Puis lorsque le livre est sorti, je l’ai d’abord imprimé à 30 exemplaires pour recueillir les premières impressions, dont celles d’autres auteurs, de grands lecteurs responsables de blogs spécialisés, et de critiques littéraires.
    Ce n’est qu’ensuite, une fois les indicateurs tous passés au vert, que j’ai décidé de me lancer vraiment dans l’aventure !

    Alors je pense qu’il faut arrêter de tirer à bout portant sur les auto-édités et les petites maisons d’édition.
    Comme partout, il y a des gens sérieux et d’autres pas. Généraliser en disant les mauvais sont auto-édités et les bons sont édités, c’est de la caricature bien loin de la réalité.

    Aujourd’hui, je pars en croisade chez les libraires. Deux librairies consultées à ce jour et franchement pas trop le goût de pousser d’autres portes. Savez-vous qu’il y en a qui vous rient au nez quand vous leur poser la question « est-ce que vous prenez les livres auto-édités » ?! (même pas la peine de sortir votre exemplaire du sac) Pourtant, je suis prêt à leur donner une meilleure commission que ce qui se pratique d’ordinaire, pour leur faire profiter à eux aussi de toute la liste d’intermédiaires absents de la diffusion de mon livre, mais non, inutile d’aller plus loin.
    Il faut croire que certains sont complètement aveuglés par leurs a-priori et sous le joug des éditeurs qui, pourtant, amorcent un virage à 180° dans le tout numérique sans se soucier le moins du monde de ce qu’il adviendra pour eux qui étaient leurs partenaires de toujours.

    L’autoédition est et restera de la m… car n’importe qui peut publier n’importe quoi et on ne publie jamais n’importe quoi en librairie.
    Voilà un dictat culturel qu’il faut démanteler.
    N’est-ce pas !?

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  10. Ghislain Fernandez

    Je suis auteur de Roman Fantasy. Je vous ai tous lu, personne n’a tort, et pourtant le fond du problème reste le même. Nous n’avons pas les moyens de montrer notre travail, souvent caché par une illustration loin de nos pensées, (lorsque comme moi on est édité par une maison plus ou moins grosse, peu importe.) J’ai essayé les réseaux sociaux, et à part du soutient rien de bien sérieux pour vous permettre d’avancer. Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix, il faut juste être lucide, l’autoédition, n’ouvre que peu de porte, et se faire éditer par de petites maison aussi. Alors je commence à me dire que je vais écrire pour mon plaisir, et retrouver ce pourquoi j’ai commencé. Beaucoup joue au loto, et peu gagne la sommes, alors dites-vous que si votre livre à un début, une histoire, et une fin, c’est déjà énorme. Une chose est sûre, je peux en attester puisque j’aide d’autres auteurs à écrire, il ne faut pas tout autoéditer, mais il faudrait, comme un permis, avoir un organisme ou une association qui valide la teneur de notre travail. Pour ma part je serai prêt à payer même cent euros et me dire si oui ou non mon œuvre mérite d’être sur les rayons.

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