Publier en protégeant l’environnement

Des éditeurs européens ont présenté leurs approches en matière de protection de l’environnement lors de la dernière Foire internationale du livre de Francfort.


Quelles sont les différentes étapes à cibler par le secteur de l’édition en matière de protection de l’environnement ? La provenance des papiers, l’eau utilisée pour la fabrication du papier et l’impression des livres et enfin l’énergie. La plupart des éditeurs qui souhaitent travailler de façon plus écologique commencent par s’intéresser au papier. Ils peuvent ainsi choisir d’utiliser des papiers certifiés FSC, un label qui garantit que le bois utilisé pour les fabriquer provient de forêts gérées durablement (pour info : ce label est plus exigeant que la certification PEFC car il prend en compte la notion de biodiversité ainsi que les problématiques sociales).

Un surcoût pour les éditeurs

« Les certifications FSC connaissent une très forte croissance », a indiqué Zoltan Paksy, directeur général de FSC Global Development. « Mais il nous faut faire beaucoup de formation auprès des gestionnaires des forêts et des industriels, qui doivent remplir 56 critères aussi bien en termes de développement durable qu’en termes sociaux et économiques. Et l’obtention de la certification coûte cher. » Cela entraîne donc un surcoût pour les éditeurs. « Nous aimerions imprimer tous les livres sur du papier FSC, mais c’est difficilement faisable notamment en raison de la pression économique », témoigne Sam Mawson chez Egmont UK. « Néanmoins, nous utilisons 50 % de papier FSC ou recyclés, et leur part augmente chaque année. »

Un collectif d’éditeurs écolos

Rappelons qu’en France un collectif  des éditeurs écolo-compatibles avait vu le jour à l’occasion du Salon du Livre de Paris 2010. Cette association qui regroupait 7 maisons d’édition indépendantes (éditions du Terran, Rue de l’Echiquier, Pour penser à l’endroit, Yves Michel, La Plage, Plume de carotte et La Salamandre) devait lancer une étude sur l’impact environnemental de la production éditoriale. Mais on n’en a pas entendu parler depuis…

(d’après Livres Hebdo)

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