Promouvoir des livres avec… du vin et du café

Une éditrice britannique a choisi une manière très personnelle – et très conviviale – de faire de la pub pour ses ouvrages. Le succès est en marche.

Editer des traductions de livres étrangers n’est pas tâche aisée au Royaume-Uni. Mais Meike Ziervogel, fondatrice de Peirene Press, a trouvé la formule qui marche : organiser des rencontres littéraires à son domicile, autour d’un bon verre de vin et d’un bon buffet froid. « C’est une manière très intime de faire les choses, reconnaît l’éditrice. Mais je n’aime pas trop les lectures publiques, je les trouve ennuyeuses. »

On n’oublie pas l’auteur…

Bien évidemment, ces salons restent avant tout un moyen de mettre en avant un auteur. Généralement, la rencontre avec le romancier dure une heure, organisée sous forme de discussion modérée par un journaliste. Mais l’événement, qui rassemble des éditeurs, des écrivains, des lecteurs, des gens de la presse, etc., finit toujours par dépasser largement le cadre prévu. « Il n’est pas rare qu’une quinzaine de personnes restent jusqu’à tard dans la nuit, pour continuer les discussions avec l’artiste, mais aussi profiter de l’ambiance conviviale », confie Meike Ziervogel.

Ces salons ne constituent qu’une partie des stratégies mises en place par Peirene Press pour promouvoir ses livres. Lors des foires aux livres, la maison d’édition organise souvent des matinées littéraires. Et cette fois, pas de vin ni de buffet froid… mais une tasse de café et quelques viennoiseries.

« Une identité et une tonalité personnelles »

La nourriture serait-elle donc le seul moyen trouvé par Meike Ziervogel pour attirer du monde ? « J’essaie aussi de donner une identité et une tonalité bien précises et personnelles à mon travail », explique-t-elle. L’éditrice raconte ainsi ne publier par an que trois ouvrages issus de la littérature européenne contemporaine. Des livres qui n’excèdent pas deux cent pages, et qui sont rassemblés autour d’un thème : 2010 était par exemple l’année des narrateurs féminins ; 2011 est celle de l’homme ; 2012 sera celle des petits récits épiques. Dans chaque, on trouve aussi une note personnelle, signée Meike Ziervogel, où elle explique pourquoi elle a choisi de traduire et de publier ce titre.

Des initiatives qui payent : la semaine dernière, Peirene Press a reçu 22 500 euros (19 800 £) de la part du Conseil anglais pour le développement des Arts (Arts Council of England). Une récompense qui succédait au prix du jeune éditeur de l’année, remis au mois de mars par la Guilde des éditeurs indépendants.

(d’après Publishing Perspectives)

Sur le même sujet, lire aussi : Un éditeur promeut un livre… en sponsorisant unj oiseau !

Partagez cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.