Prix du polar VSD

Le site internet Les Nouveaux Auteurs et le magazine VSD lancent la 5e édition du prix du polar VSD destiné à révéler au grand public des auteurs de polar qui n’avaient jamais été publiés auparavant.

Les candidats doivent écrire un texte sous forme de roman, dans le genre Policier/Thriller/Noir. Il doit s’agir d’une œuvre originale, ni publiée ni en cours de publication.
Le Prix est ouvert aux auteurs d’expression française, sans distinction de nationalité.
Les manuscrits doivent impérativement être envoyés sous format électronique, exclusivement via le formulaire d’inscription avant le 9 décembre 2012.
Les lauréats verront leur texte édité.

C’est l’écrivain Bernard Werber qui présidera le jury. Dans un entretien avec VSD, il explique ce qui le séduira dans les textes à départager et parle de son propre processus d’écriture :

Qu’attendez-vous des manuscrits que vous allez recevoir ?
Qu’ils me surprennent et se démarquent de ce qui existe déjà. Un bon auteur est un auteur qui amène quelque chose de nouveau. La gestion du suspense et l’enquête, de nos jours ce n’est pas suffisant. Pour moi, le minimum pour un polar c’est de faire mieux que Les Experts, qu’on voit presque chaque soir à la télé. Donc, surprendre, être original, ne pas ennuyer le lecteur et, au niveau du style, qu’il y ait une musique. Dashiell Hammett, c’est une musique, non ?

Pour l’écriture précisément, comment procédez-vous ?
Pour moi, l’écriture c’est de 8 heures à 12 h 30, tous les jours. Les après-midi, je les occupe à répondre aux e-mails, à surfer sur le Web et à répondre aux interviews. En tant qu’ancien journaliste, je me noie sous une avalanche d’informations : journaux, Internet, télé… Je commence par faire une histoire, comme une grande nouvelle de quatre cents pages. Un premier jet dans lequel je me laisse totalement aller. Toutes les idées y sont. C’est la version A01, sur laquelle je vais travailler un certain temps, mettons jusqu’à la version A36 ou A37. Je donne cette dernière à lire à quelques amis. Puis sur le seul souvenir de celle-ci, je m’attaque à la version B. Je fais une nouvelle histoire de quatre cents pages. Pour Troisième humanité, mon dernier roman, la version que j’ai remise à mon éditeur, c’est la V22. Tout au long de ce lent processus, je ne me soucie pas de faire de jolies phrases mais plutôt de faire défi ler le film. Et ce n’est qu’après avoir écrit ma version finale que je pose une couche de maquillage. Un bon roman, c’est d’abord un bon squelette. Le reste…

Découvrez le formulaire d’inscription et le règlement complet du prix du polar VSD

Pour en savoir plus sur le processus d’écriture de Bernard Werber, retrouvez notre vidéo : Comment Bernard Werber utilise-t-il Google Map ?

Partagez cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.