Poètes : 12 exercices pour booster votre créativité
Poète, vous vous demandez comment sortir de l’impasse de la page blanche ? Découvrez des exercices très simples pour débloquer votre créativité.

Ah la page blanche… Le cauchemar de tous les écrivains, dont les poètes. Comment réussir à débloquer votre créativité ? Comment sortir de la page blanche ?
Un remède simple consiste à choisir une bonne anthologie de poésie ou à prendre un recueil de votre auteur préféré pour relire quelques-uns de ses poèmes. Vous serez surpris de découvrir qu’au détour d’une strophe ou même d’une ligne, vous retrouvez l’énergie pour rebondir sur l’écriture d’un nouveau poème.
Une autre méthode consiste à réaliser des exercices très simples qui vous permettront de débloquer et de développer votre créativité. En voici douze. Si vous en tentez un, n’hésitez pas à nous faire profiter du résultat en postant votre poème dans les commentaires !
1 :Autour de votre corps
Ecrivez un poème qui célèbre une partie de votre corps, ou un poème qui fait parler une partie de votre corps.
2 : Une ligne par soir
Gardez un cahier près de votre lit sur lequel vous écrirez une ligne chaque soir pendant 90 jours. Au bout d’un mois et demi, vous disposerez d’un matériau brut qui pourra servir de base à un nouveau poème.
3 : Aucun adjectif
Ecrivez un poème qui ne comporte aucun adjectif.
4 : Le pire poème
Ecrivez le pire poème que vous pourriez jamais écrire. Ensuite, reprenez-le afin de l’améliorer.
5 : Questions
Rédigez un poème constitué uniquement de questions. Mais ces questions n’ont pas besoin d’être reliées entre elles.
6 : 35 mots
Ecrivez un poème qui comporte 35 mots : pas un de plus, pas un de moins.
7 : Une syllabe
Ecrivez un poème d’au moins 50 mots dont chacun ne compte qu’une syllabe.
8 : Vol de verbes
Prenez un poème que vous appréciez particulièrement et « volez »-en les verbes. Listez ces verbes et essayez ensuite de tous les utiliser dans votre propre poème. Evidemment, vous pouvez changer les formes et passer du présent au futur ou de l’infinitif au participe présent ou passé. Mais si vous voulez faire de cet exercice un véritable défi, alors essayez de ne pas changer l’ordre des verbes dans votre poème.
9 : Obsession
Par quoi êtes-vous obsédé ? Qu’est-ce qui enlèverait tout sens à votre vie si cela disparaissait ? Ecrivez un poème à ce sujet.
10 : Oeuvre d’art
Rendez-vous dans une galerie d’art ou un musée pour observer un tableau, une sculpture ou une autre oeuvre d’art. Dessinez-la puis, une fois rentré chez vous, tentez de la décrire au travers d’un poème. Le lendemain, retournez voir l’oeuvre d’art, relisez votre poème et ajoutez ce que vous pensez avoir oublié.
11 : Hier et aujourd’hui
Pensez à ce que vous êtes aujourd’hui (vos sentiments, votre vision du monde et vos pensées) et à tout ce qui vous différencie de ce que vous étiez plus jeune. Qui étiez-vous à l’époque ? Qu’avez-vous gagné depuis ? Et qu’avez-vous perdu ? Qu’avez-vous appris ? Qu’avez-vous oublié ? Ecrivez un poème sur tout cela.
12 : Personnalité
Ecrivez un poème en hommage à une personnalité, qu’elle soit issue du monde artistique ou pourquoi pas politique. Vous pouvez également célébrer un autre poète comme le fait Jean-Pierre Verheggen dans son Hommage à Georges Perec : « Je me souviens de Georges Perec ! Nous étions sur les mêmes bancs d’école, dans la même communale ! Nous avions les mêmes camarades et le même livre de lecture élémentaire ! » (in Anthologie de la poésie française du XXe siècle)
(d’après Marilyn Taylor, WriterMag 09/09) (image : © AM Photos – Fotolia.com)
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Pour Anne Claire et tous ceux qui nagent à contre courant et s’épuisent…
Espoirs,
Toi mon amie, ma soeur, noyée dans ton malheur,
Malmenée par tes peurs, bousculée par l’horreur,
Tu ne vis plus, tu te caches: tu fuis comme tu peux,
Tu t’débas, t’es pas lâche: tu survis un petit peu!
Tu vis à reculons, ton monde est un enfer
Et tourne dans ta tête la ronde des terreurs
Avec pour seul spectacle des monstres grimaçants
Qui dansent sans répis en diables menaçants!
Si tu pouvais enfin affronter ces démons
Stopper là leur manège, couper court à leurs voix,
Affronter la tempête et nager sans effroi:
Tu trouverais la paix, tout là-bas en amont!
Reprendre enfin les rênes de ton cerveau hagard
Retrouver le pouvoir d’aller vers le bonheur
En apprenant à voir, à changer ton regard
Pour vivre le présent si loin de toutes peurs !
Au diable l’énergie gaspillée à tous vents
La voilà bien utile pour panser les blessures
Cicatriser les plaies et aller de l’avant
Vers de petits bonheurs partagés à coup sûr!
10 Michele: deux essais: juste le plaisir d’écrire et de me trouver…Sans oublier celui du partage!
Balbutiements…
Premier essai
Pourquoi te laisser dériver
Au gré de tes caprices
Et m’embarquer avec délices
Dans des aventures pas toujours désirées.
Il est temps que je réagisse
Et que je réflechisse
Aux moyens de te programmer:
Plus question de me laisser malmener!
Au rayon des humains: pas de mode d’emploi
Et le temps file, l’heure est tardive,
Tant pis, je chercherai cette notice explicative,
J’expérimenterai: j’y crois!
Apprendre à piloter ce cerveau mystérieux,
Capable de tous les possibles:
Quel défi merveilleux
Pour atteindre la cible.
Deuxième essai: plaisir de jouer !
Je possède un trésor si longtemps ignoré,
Négligé, abandonné: il m’a tout donné:
Et le souffle de vie qui m’anime et m’éveille
Il me relie au monde tous ses sens en éveil!
Qui est ce magicien si puissant à ses heures
Qui permet le malheur mais aussi le bonheur
Qui semble détenir à lui seul les pouvoirs
De m’offrir ses services ou de me laisser choir?
Que serai-je sans lui s’il m’abandonne un jour,
Pantin inanimé, mort enfin pour toujours,
Marionnette brisée, lamentable et sans vie?
Il t’avait tout offert et il t’a tout repris!
Pourquoi ne pas l’aider et oser l’expérience,
Devenir son complice et oeuvrer en silence,
Choisir enfin un but, apprendre à piloter
Ce vaisseau merveilleux à lui même livré!
Ainsi s’il perd la boule et se laisse embarquer
Vers un enfer terrestre d’où je dois m’échapper,
Je peux dompter le monstre, l’apaiser, le guider,
Me battre et lutter pour la paix retrouvée.
Lui conter le partage et l’amour à donner,
Maîtriser l’émotion qui l’étouffe sans cesse,
Oublier la violence qui tue ou qui blesse
Pour savourer enfin cette paix retrouvée.
Au passage, amoureux des mots, je vous invite à découvrir un projet littéraire autour de facebook:
Un lien vers le groupe facebook porteur de ce projet:
http://www.facebook.com/?ref=home#!/group.php?gid=282245179246&ref=ts
La présentation vidéo du projet:
http://www.dailymotion.com/video/xcqd0w_projet-litteraire-autour-de-faceboo_creation
Merci de votre attention,
Clément CHATAIN
Bonjour à tous,
Je trouve ici de nombreux commentaires sous un article qui me fait plutot sourire tant l’ironie est au rendez vous. Se fixer des règles en littérature est un vaste pari et il faut être talentueux pour pouvoir ainsi écrire.
Je ne partage pas votre point de vu Dugimont sur le poème Joli cou. Amoureux de la poésie depuis de nombreuses années, je trouve qu’il y a une vrai qualité littéraire à travers cet exercice de style offert par Elisabeth Bertheol.
Je ne partage pas votre définition de la poésie puisque pour moi elle est tout simplement indéfinissable. Je peux juste dire que je prends énormément de plaisir en lisant le poème Joli cou, qu’il y a une belle sonorité et des mots judicieusement employés. La clarté est également au rendez vous. Je ne vois pas pourquoi citer Boileau ici.
Bonne journée à tous,
Clément
réponse à DUGIMONT ?
La poésie n’est pas de la prose en vers, mais l’ »art de combiner les sonorités, les rythmes, les mots d’une langue pour évoquer des images, suggérer des sensations, des émotions. » Dictionnaire Le petit Larousse compact 2003. Même si l’édition est un peu ancienne, je ne pense pas que la définition ait à ce point changé. Une critique constructive sur un écrit ne peut se borner à vouloir dicter à l’autre ce qu’il aurait dû faire. Je suis désolée de ne pas être pour vous d’une lecture et d’une compréhension facile.
Où puis-je vous lire? Ce serait avec plaisir si je peux y trouver de la clarté.
J’ai écrit 2 ou 3 sonnets avec acrostiche comme çà ,pour voir si j’étais cap.
ai procédé de la façon suivante : collecte de mots en rapport ou non avec le sujet (le thème se révèle pafois à l’ouvrage), détermination des rimes croisées embrasées ,joli lapsus dactyle hi hi,puis choix d’ une acrostiche
ensuite je crée une sorte de tableau, genre excel eh oui,mais bon on peut tout traficoter,et je batis vers après vers avec ce corsetage.
Pour ma part l’alexandrin est phonique cad que je compte 12 comme un profane, seule entorse au contrat
académique .
C’est marrant comme tout à faire avec l’alliance de la dentelle de la fantaisie du corsetage rimé et les baleines de l’acrostiche!et le résultat n’est jamais celui escompté.
Mais bon ,je suis de bon conseil,mais tellement fainéant…et puis je suis mon seul juge.
Merci pour le bouquin PDF.
Le poeme de Elisabeth BERTHEOL aurait dû être plus court et écrit dans un style plus »aéré » Comme disait Boileau : Ce qui se conçoit clairement , s’énonce simplement et les mots pour le dire vous viennent aisement . A mon point de vue , un poème devrait être de la prose versifiée pour une lecture et une compréhension plus facile
Les 12 conseils de cette Marilyn Taylor m’ont bien fait rigoler. Par contre, le « remède simple » que vous proposez en introduction me parait tout à fait judicieux. Et puis en période de « page blanche », pourquoi ne pas faire autre chose en attendant que ça revienne ? C’est pénible quand ça vous tombe dessus mais ce n’est pas grave.
Ce n’est pas parce qu’on a rien à écrire qu’il faut en faire un poème ;o)
Bonjour. Bien que ne connaissant pas la page blanche, j’ai trouvé l’écriture d’un poème pour célébrer une partie de mon corps était très stimulant. C’est le premier poème que je mets sur internet et le deuxième que je propose à un public. L’autre est affiché à la bibliothèque de Salon. J’ai participé au concours organisé dans le cadre du printemps des poètes. Donc voilà ce poème :
Joli cou
Ce poème aurait pu un organe célébrer
Noble et dont la beauté fut si souvent chantée :
Les yeux ; mais ne fut pas tant louée la partie
De notre anatomie que j’ai ici choisie
C’est donc à toi, mon cou, que je vais rendre hommage
J’ai tourné mon regard vers toi, c’est une image
Car de torticolis ne souhaitant point souffrir
J’ai fait face au miroir pour te redécouvrir
Tu ne peux pas être décrit comme long cou fin
Pas plus épais et court disons plutôt moyen
Ni cou laid ni beau cou tu te tiens vertical
Mais revêtu d’une importance primordiale
Car dans l’application de la peine capitale
En d’autres temps et lieux si coupable tu fus
Par chute du couperet ce cou-ci coupé fût
Ou à une potence par le cou fus pendue
Moment de la naissance au forceps on agit
Souffrance du petit cou fragile du nouveau-né
Et dont déjà peut-être l’empreinte avait gardé
Oublions que si tôt déjà tu fus meurtri
Adénomes, amygdales : lexique médical
Par coups de bistouri, coups du sort vint à bout
Glandes et ganglions supprimés, après-coup
L’habile chirurgien coud les tissus du cou
Suite d’une intervention, un esthétique coût
Et dans les plis du cou une cicatrice laissée
Longue et fine coupure par la lame infligée
Un signe distinctif apparut sur mon cou
Accident Choc frontal Evanouissement
Par aucun appuie-tête tu ne fus protégé
C’est le « coup du lapin » en arrière projetée
Dont les conséquences furent cause de maints tourments
Tout à coup voilà que tu fus serré trop fort
Nous en perdîmes après coup jusqu’à la parole
Momentanément comme quand tout va de traviole
Mais heureuse tu fus d’échapper à la mort
Ma tête est reliée à mon tronc c’est ton rôle
C’est toi qui tiens ensemble ces deux parties du corps
Même quand je n’ai pas bien la tête sur les épaules
Tour de cou ornemente de la tête le port
Par toi passe l’air que j’inhale en inspirant
Dans l’autre sens l’air que j’exhale en expirant
La toux en force aussi emprunte ton passage
Je vous en dirai peu des histoires d’œsophage
J’avale les aliments, je peux boire un p’tit coup
Grâce à mes cordes vocales je peux produire des sons
Parler Chanter Crier Multiples vibrations
Que serais-je sans toi informe corps sans cou
Je te célèbr’ ne fais donc pas le mauvais cou
Même s’il t’est arrivé beaucoup de mauvais coups
Je n’ai pas fait du moins je crois les quatre-cent coups
Seul’ment parfois j’ai fait plutôt la mauvaise tête
Même si mes vertèbres quand je tourne la tête
Font un bruit, sur le sable je crois qu’on a marché
C’est grâce à toi mon cou que je peux conserver
Toute ma mobilité Haut Bas Droite Gauche Côtés
Pour regarder derrière qu’y- a-t-il dans mon dos
Jusqu’où ta rotation amène mon regard
Pour faire tourner la tête il n’est jamais trop tard
Tu sais faire tout cela sans le moindre défaut
Les mauvaises positions je t’en demande pardon
Car parfois je t’inflige des douleurs sans raison
Et de la brusquerie de certains mouvements
J’espère te préserver par de doux hochements
Polytraumatisé mon cou s’est redressé
Afin de me permettre de continuer
A porter la tête droite avec dignité
Et à pouvoir ma tête en tous sens bouger
Oui malgré tes blessures ou peut-être grâce à elles
J’ai enfin pu comprendre que tu es essentiel
Je te regarde enfin comme bien merveilleux
Tu resteras pour moi toujours un cou précieux
C’est vrai de compliments tu ne reçois jamais
Entendra-on un jour « t’as un beau cou tu sais ? »
Et pourtant moi je sais comme tu as mérité
Délicatesse douceur que je vais t’accorder
Pour moi tu es un cou à nul autre pareil
Parce que tu es mon cou, pas n’importe quel cou
Si tous les cous sont dans la nature, au soleil
Parmi beaucoup de cous, unique est chaque cou
Elisabeth BERTHEOL, 11 mars 2010
Je vais essayer !
Oui, pour écrire, il faut lire, et lire, et lire encore, et écrire, écrire, écrire encore, que celà fasse ou non sens, que ce soit beau ou laid, mais écrire, et relire, et réécrire, et revenir à soi, ses sentiments, ses passions, ses exaltations comme ses coups de blues.
Le poème est là, tapi dans l’ombre du coeur…