Plus de beaux livres contre l’ebook

Afin que les livres imprimés restent compétitifs face à leurs rivaux numériques, les éditeurs apportent de plus en plus de soin à leurs ouvrages papier.

La beauté contre la practicité ; la qualité contre la facilité. Pour que les livres papier restent dans le coup face aux ebooks, les maisons d’édition américaines ont décidé d’ajouter (substituer ?) le plaisir de posséder au plaisir de lire. Leur moyen pour y parvenir ? Transformer chaque livre en une espèce d’objet de collection, comme l’explique le New York Times dans un récent article.

Le dernier roman de Haruki Murakami, 1Q84, par exemple. Lors de sa sortie en librairie, au mois d’octobre, il a fait forte impression. Pour son contenu, mais aussi pour son apparence. L’éditeur, Knopf, a en effet apporté un soin tout particulier à la couverture. Translucide, celle-ci laisse apparaître le visage d’une jeune femme et son regard captivant. Récemment, le dernier Stephen King, 11/22/1963 (« 22 novembre 1963 » en français), a aussi attiré l’attention en raison de sa jaquette élaborée : un mélange de photos de John Fitzgerald Kennedy et d’articles de journaux relatant son assassinat à Dallas le 22 novembre 1963.

Pas d’augmentation des prix… pour le moment

Ces deux exemples – il en existe bien d’autres – illustrent bien la stratégie des éditeurs : pour attirer l’attention des lecteurs, et les inciter à choisir un livre en version papier plutôt qu’en numérique, ils cherchent à créer l’événement autour de celui-ci. Et apparemment ça fonctionne. Alors que tous les titres édités par Knopf aux Etats-Unis se vendent désormais plus au format numérique, 1Q84 et sa couverture travaillée font exception : cette dernière s’est écoulée à 95 000 exemplaires, contre 28 000 pour la version digitale.

Pour le moment, les maisons d’édition ont résisté à la tentation d’augmenter les prix de ces belles éditions. Mais rien ne dit que cela sera encore le cas à l’avenir. D’ailleurs, certains semblent déjà y réfléchir, persuadés que « le lecteur sera prêt à payer un ou deux euros de plus pour s’offrir un beau livre ». Les paris sont ouverts…

(d’après The New York Times)

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One thought on “Plus de beaux livres contre l’ebook

  1. JluK

    C’est la bonne démarche, à l’opposé de la médiocrité qui caractérise l’industrie de la musique, packaging, mais aussi hyperfragilité du disque.
    La lecture professionnelle, technique ou éducative à la tablette, la lecture plaisir au livre papier ?

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