Peut-on être écrivain et dyslexique ?

gardner-dyslexieL’association britannique pour les dyslexiques organise une semaine de sensibilisation du 3 au 9 novembre 2014 à Londres. A cette occasion, l’auteure Sally Gardner, elle-même dyslexique, témoigne : oui, on peut être écrivain malgré ces troubles du langage.

« Je suis désormais auteure, et la dyslexie n’est pas un handicap. J’ai longtemps été surnommé « l’écrivaine dyslexique », et cela a enfin cessé. J’écris, et je suis dyslexique. Point. (…) Je travaille sur mon ordinateur portable, puis visualise toute la scène. Si je ne suis pas capable de percevoir toute l’atmosphère décrite lorsque je me relis, je recommence encore et encore. Il m’arrive de ne pas écrire, car je suis embarrassée par mon degré de dyslexie. Mais il y a également de très bons jours où aucun trouble ne se manifeste. Les gens ont des difficultés à comprendre cet aspect de la dyslexie. (…) On me demande souvent comment je peux écrire puisque je ne sais pas épeler les mots. Je réponds que ce n’est pas la façon dont je prononce le mot qui me donne envie d’écrire. C’est ma vision du monde qui me donne envie de me battre.  Les mots sont nos serviteurs, nous ne sommes pas leurs esclaves. Ce n’est pas notre prononciation qui compte, mais ce que l’on dit ».

(Source : The Guardian ; Crédit photo : Clara Molden)

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2 thoughts on “Peut-on être écrivain et dyslexique ?

  1. Annick

    Je ne sais si tout n’est dû qu’à la traduction, mais ce témoignage est bourré d’erreurs et en devient absurde.
    Il est évident qu’un dyslexique peut écrire, être écrivain, auteur, si son niveau de langage et son imagination le lui permet. C’est la retranscription qui pose problème, seulement elle, surtout si la dyslexie (difficulté à apprendre à LIRE) s’est associée et prolongée par une DYSORTHOGRAPHIE, ce qui est le plus courant. Alors, oui, il est difficile de transcrire sans faute. Savoir « épeler », n’est pas le vrai problème, ni encore moins « prononcer ». La dyslexie et sa sœur la dysorthographie ne concernent que la maîtrise du langage écrit (pour simplifier: lecture et orthographe). Si la personne n’a, par ailleurs, aucun trouble du langage (s’il sait construire des phrases et choisir son vocabulaire, pour simplifier), il peut comme tout un chacun inventer et raconter des histoires, que ce soit par oral ou par écrit. Il lui suffira d’avoir un bon correcteur ami pour l’aider. Je suis certaine qu’il existe un grand nombre d’écrivains dyslexiques ou dysorthographiques (lire « les mots » de Sarte et « chagrin d’école de Pennac)…
    J’ai le regret de dire que je trouve ce genre de témoignage sans intérêt. Je précise que je suis écrivain(e) et orthophoniste. C’est pourquoi me voici en haut des créneaux. 🙂

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