Lire des romans crée du lien social et de l’empathie

Une étude américaine vient de montrer que lire des romans n’est pas qu’un moyen de travailler son imagination. Cela génère aussi de l’empathie et du lien social.

Lire rapproche les gens. C’est la conclusion de l’étude par une équipe de chercheurs de l’université de Buffalo, aux Etats-Unis. Le travail, publié dans la revue scientifique Psychological Science, a été mené sur un groupe de 140 lycéens.

Les scientifiques ont divisé les adolescents en deux groupes : à l’un, on a donné à lire un passage de la saga Twilight, de Stephenie Meyer – le moment où Edward Cullen, le vampire, confie à Bella, sa petite amie humaine, ce qu’on ressent quand on est un vampire. L’autre groupe devait lire un extrait d’Harry Potter à l’école des sorciers – celui où Harry et les autres nouveaux élèves de Poudlard sont répartis dans les quatre maisons de l’école de magie.

Mesurer le degré d’identification

A la suite de cette lecture, les jeunes ont été soumis à plusieurs tests, basés sur la catégorisation de mots en rapport avec eux (« je », « mon », « moi-même », « pas moi », etc.) et avec les livres qui avaient été donnés à lire (« baguette magique », « balai », « formule magique », « potion », etc. ; « sang », « crocs », « mordu », « mort-vivant », etc.). Les auteurs de l’étude, Dr Gabriel et Dr Young, voulaient savoir, en effectuant ces tests, si les ados répondent plus rapidement aux mots en rapport avec eux quand ils sont liés avec un livre qu’ils viennent juste de lire.

Ils leur ont ensuite posé des questions pour mesurer leur degré d’identification avec les univers fantastiques qu’ils venaient juste de découvrir dans les livres, ainsi que d’autres paramètres psychologiques (degré de satisfaction avec la vie, humeur, etc.).

« Lire de la fiction remplit un besoin fondamental »

Selon Gabriel et Young, les résultats montrent effectivement que les jeunes ayant lu Twilight s’identifient à des vampires, et ceux ayant lu Harry Potter à des sorciers. Ils indiquent aussi que les adolescents éprouvent le même sentiment d’appartenance à une communauté après avoir lu un de ces livres que s’il s’agit d’un vrai groupe d’amis. « Notre étude souligne clairement le fait que lire de la fiction remplit un besoin fondamental – à savoir la création de lien social », confirme le Dr Gabriel.

« C’est l’une des premières fois que l’on prouve que lire un roman peut améliorer la compréhension de soi-même et des autres. C’est un résultat majeur », conclut Keith Oatley, psychologue et chercheur à l’université de Toronto.

(d’après The Guardian)

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