Les utilisateurs d’eBooks privés de lecture

De plus en plus de lecteurs sont confrontés à des DRM qui les empêchent de profiter pleinement de la lecture, alors qu’ils ont acheté leurs eBooks, en toute légalité.

Dans la guerre des livres papiers contre les livres numériques, les premiers possèdent un avantage considérable sur les seconds : une fois le livre acheté, on peut le lire. Ce qui n’est pas toujours le cas avec les livres numériques. Les verrous numériques présents sur les eBooks sont de plus en plus contraignants pour le lecteur honnête.

« Je n’ai pas le droit de lire le livre que j’ai acheté »

Sur son blog Bug Brother le journaliste Jean Marc Manach, indique avoir récemment été victime de ce problème. Après avoir acheté un livre, il lui a été impossible de le lire sur son ordinateur, qui utilise des logiciels libres. Ces logiciels sont des programmes dont le code source est accessible et modifiable. Or, la plupart des eBooks possèdent des DRM (Digital Rights Management), des verrous numériques, ajoutés par les éditeurs pour empêcher toute copie. C’est pourquoi cela les rend illisibles sur l’ordinateur de Jean-Marc Manach qui utilise Linux (logiciel libre) comme système d’exploitation. Ces DRM interdisent également la lecture à des possesseurs de Mac ou Windows qui n’ont pas de lecteur CD, ce qui est le cas des MacBook Air, des netbooks, ou encore des tablettes numériques, de plus en plus répandues. Jean-Marc Manach ajoute que la seule façon pour lui de lire le livre qu’il a acheté serait… de le pirater.

Quelle est l’utilité des DRM ?

Ces verrous numériques se révèlent donc plus contraignants pour l’usager honnête que pour le pirate. En effet, dans un second article : Lisez, vous êtes surveillés, Jean-Marc Manach expose les inconvénients des DRM, qui gardent une trace de ce que vous faites du livre, avec qui vous le partagez etc. Tout d’abord, un pirate passera facilement outre. D’autre part, un tel procédé n’a pas lieu avec le livre papier, personne ne vous interdit de prêter votre livre ou de le revendre dans une brocante. Il rappelle également aux éditeurs qui ajoutent ces DRM, le principe « d’économie de l’attention ». Plus un livre aura de lecteurs, plus il aura d’acheteurs, en citant l’écrivain Cory Doctorow, qui parle du piratage de ses livre « je n’ai perdu aucune vente, je viens de gagner un public ».


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