Les maisons d’édition quittent Saint-Germain-des-Prés

L’augmentation des prix de edition saint-germain-des-presl’immobilier pousse depuis quelques années les maisons d’édition à quitter leur traditionnel bastion de Saint-Germain-des-Prés. Ce déménagement leur offre de nouvelles perspectives.

En 1989, les Presses de la Cité ont été les premières à quitter le quartier pour élire domicile dans le XIIIème arrondissement. Quelques années plus tard, les éditions Robert Laffont sont également parties. Flammarion a déménagé en 2005 dans le XIIIème. Les éditions Le Seuil se sont implantées dans le XIVème, Hachette dans le XVème. L’une des raisons avancées pour expliquer ces départs est la hausse de l’immobilier. Le prix du mètre carré dans le VIème a tellement augmenté que seules les marques de luxe peuvent rester.

De nouvelles perspectives
Les éditions Plon, Perrin et Presse de la Renaissance, appartenant au groupe Editis, ont déménagé en 2013 dans le XIIIème. « J’étais triste de quitter ce bel arrondissement qu’est le VIème, mais c’est excitant de découvrir un nouvel endroit. Je pense qu’il est positif pour l’édition française d’explorer de nouveaux territoires hors de Saint-Germain-des-Prés », déclare Rebecca Byers, responsable des droits. Ces déménagements s’accompagnent souvent d’une nouvelle concentration des services. « Il est préférable pour l’entreprise d’avoir tout le monde au même endroit. Avant, nous étions dispersés sur 14 sites différents et passions nos journées à parcourir la ville pour aller d’un site à l’autre. Désormais, notre section marketing est au 1er étage, et notre direction au 4ème », indique Hélène Wadowski, directrice du département jeunesse chez Flammarion.

Le VIème demeure un pied à terre
Le prestige compte dans le domaine de l’édition. Flammarion a donc conservé des bureaux près du théâtre de l’Odéon. Les éditions Grasset, Fayard et Stock du groupe Hachette sont toujours établies dans cet arrondissement. Saint-Germain-des-Prés demeure une étiquette positive pour les écrivains, étrangers ou non. « Certains auteurs refusent de venir dans le XIIIème », explique Hélène Wadowski.

 (Source : Publishing Perspectives, crédit photo : Wikipédia)

 

 

 

 

 

 

 

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