Faut-il segmenter les genres littéraires ?

labelsLes labels apposés sur un livre sont-ils inutiles ? La question est soulevée, par exemple, par les appellations « littérature féminine » ou « adulescente ». L’écrivaine Clare Furniss pèse le pour et le contre de cette course au ciblage.

« Les auteurs, les éditeurs et les libraires veulent tous que les livres arrivent entre les mains de lecteurs qui les apprécieront. En ce sens, un label peut donner une idée du sujet de l’oeuvre. Pourtant, nous devons être prudents avec ces étiquettes. Elles sont inévitablement réductrices : un bon livre est un ensemble d’éléments variés et peut plaire à de nombreux lecteurs différents. Le label réduit considérablement le lectorat potentiel », analyse l’écrivaine Clare Furniss.

« Les tendances se développent parce que le livres sont les produits de la société qui les écrit. Ils sont influencés par les préoccupations et les inquiétudes de leurs auteurs et lecteurs », explique l’auteure. Alors que la parole se libère de plus en plus à propos de la maladie, il n’est pas surprenant de voir de multiples récits sur le cancer en librairie. Nos étoiles contraires (ed. Nathan), dont le personnage principal est atteint d’un cancer, est un grand succès de l’année 2014. Il en va de même pour le boom des récits dystopiques, qui mettent en exergue certains éléments catastrophiques de notre quotidien et explorent nos peurs. « Mais ces tendances ne veulent pas dire que tous les livres sont les mêmes. Or certains labels sont discriminants : la littérature adulescente ou féminine, par exemple. Les livres sur les adolescents sont-ils uniquement pour cette tranche d’âge ? Les récits sur les femmes doivent-ils être ignorés par les hommes ? Après tout, il n’existe aucun label « littérature pour hommes », souligne Clare Furniss.

« Utilisez les labels comme un indicateur, mais ne vous laissez pas diriger par eux. Chaque genre rassemble une multitude de livres pouvant être appréciés par de nombreux lecteurs. Nous sommes tous différents et apportons notre expérience personnel et notre imagination à ce que nous lisons. Un bon livre est bien plus qu’une étiquette », conclut Clare Furniss.

(Source : The Guardian ; Crédit photo : Clare Furniss)

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