Les éditeurs s’interrogent sur les prêts d’ebooks par Amazon

L’Américain, leader sur le marché du livre numérique, poursuit sa percée dans le monde de l’édition. Sa dernière initiative : prêter des ebooks. Les maisons d’édition, mais aussi les syndicats d’auteurs, s’en inquiètent.

Amazon ne cesse de provoquer des remous. La semaine dernière, le Wall Street Journal annonçait ainsi que le géant de la librairie en ligne, lancé depuis quelques mois dans l’édition, avait ajouté une nouvelle corde à son arc : bibliothécaire. Comme l’indique le quotidien économique, l’entreprise a en effet décidé de mettre en place un service de prêt de livres numériques.

Mais celui-ci est soumis à quelques restrictions. Premièrement, il ne concerne pour le moment que 5 000 titres. Ensuite, il est uniquement réservé aux personnes propriétaires d’une liseuse Amazon (Kindle ou Kindle Fire) qui auront souscrit un abonnement « Amazon Prime » ; le service, d’ailleurs, ne sera pas accessible depuis les lecteurs concurrents (type iPad). Enfin, il est limité à un emprunt par mois, pour une durée indéterminée. Et quand un utilisateur emprunte un nouveau livre numérique, le précédent disparaît automatiquement de son appareil.

Quelle répercussion sur les droits d’auteur ?

Aucune des six grandes maisons d’édition américaines ne participe à ce service. Mais, une nouvelle fois, l’initiative inquiète. En particulier, certains petits éditeurs redoutent de voir certains de leurs titres apparaître dans le catalogue de la bibliothèque sans accord préalable. Pas de quoi chiffonner Amazon. L’entreprise estime que, en vertu de nouveaux accords globaux stipulant que chaque prêt gratuit est payé comme une vente auprès de l’éditeur, « rien ne l’empêche de choisir les livres qu’elle propose dans le cadre de son service de prêt ».

Ce nouveau système suscite également des questions quant aux droits d’auteur. Sachant que, dans le cadre de cette offre, Amazon achète un livre au prix de gros – c’est-à-dire moins cher qu’à l’unité – les syndicats d’écrivains se demandent quelle répercussion cela aura sur leurs royalties, sans réponse pour le moment.

(d’après Futurebook)

Partagez cet article

One thought on “Les éditeurs s’interrogent sur les prêts d’ebooks par Amazon

  1. Francois Ali Wisard

    Si le livre numérique veut un jour concurrencer le livre de papier, il faudra bien passer par la possibilité d’un prêt.

    Personne n’a jamais suggéré (à ma connaissance du moins, je serais heureux qu’on me donne tort!) que les bibliothèques publiques nuisaient aux auteurs; je suis donc surpris que l’on puisse insinuer que la version digitale de ce procédé puisse représenter un danger pour nous qui cherchons à vivre de notre plume.

    Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.