Les contrats d’édition à compte d’auteur testés pour vous

Pour son numéro de l’été, 60 millions de consommateurs a mené l’enquête sur les contrats d’édition à compte d’auteur. Principal enseignement : soyez vigilants !

Soyez sur vos gardes ! C’est l’appel que lance 60 millions de consommateurs, dans son numéro de l’été, à propos des contrats d’édition à compte d’auteur. Le magazine, qui a essayé la formule, n’a pas été convaincu.

Pour écrire son enquête, « 60 », comme il se surnomme lui-même, s’est appuyé sur des témoignages, mais aussi sur son propre test. Ainsi, il a envoyé, sous pseudonyme, un manuscrit à plus d’une vingtaine d’éditeurs. Au bout d’un mois et demi, sept maisons d’édition à compte d’auteur avait accepté le texte et renvoyé « des contrats peu ou prou bâtis sur le même modèle commercial : l’auteur paie une somme forfaitaire contre laquelle l’éditeur assure la publication et la distribution ».

De grosses variations de prix et de prestation

Sauf que, une fois le contrat signé, les choses se compliquent, explique le mensuel. « Premier constat : la prestation n’est pas à la portée de tout le monde », écrit-il. Il est vrai que le premier prix est fixé 1 600 €. Avec de grosses variations, sachant que la facture peut tripler selon la maison d’édition.

Autre reproche adressé par 60 millions de consommateurs : un service « pas toujours très clair ». Seule constante : l’auteur paye pour faire tirer des exemplaires de son livre (nombre variable selon la maison d’édition). Ensuite ? Certains éditeurs demande des frais supplémentaires à la somme initiale, voire demandent aux auteurs de « participer à certaines étapes de la publication ». « Hormis celui de la Société des écrivains, les contrats reçus demandent au client de corriger le manuscrit et de le fournir sur un fichier informatique, note le magazine. Sinon, la prestation sera facturée, le surcoût pouvant dépasser 1 000 € pour un livre de 250 pages. »

Négociez avant de signer !

Dans ces conditions, poursuit-il, l’auteur peut difficilement espérer un retour sur investissement. A moins qu’il n’assure lui-même sa promotion, par le bouche-à-oreille, les réseaux sociaux ou « l’organisation à [ses] frais de cafés littéraires ». Car, dans ce domaine aussi, les éditions à compte d’auteur font preuve d’insuffisances criantes, dénonce « 60 ». Le magazine mentionne aussi les cas, nombreux selon lui, où les auteurs ne peuvent pas récupérer leurs invendus, à moins de débourser encore plusieurs centaines d’euros.

Afin de lutter contre ces abus, le magazine de la consommation cite  l’association de défense du droit d’auteur L’Oie plate et le Centre national du livre (CNL), qui appellent à « une grande vigilance et à la négociation » des contrats. Avec quelques principes de base à faire respecter : le contrat doit stipuler « la durée et la quantité du tirage, lequel appartient à l’auteur » ; l’éditeur doit s’engager à assurer « une prestation complète (fabrication, lancement et diffusion) ». L’auteur, lui, doit « [percevoir] a minima la majeure partie du produit des ventes ».

Cliquez ici pour commander en ligne le numéro de l’été 2011 de 60 millions de consommateurs.

Et pour accéder aux fiches techniques qui présentent les prestations de 7 éditeurs à compte d’auteur, allez dans la rubrique « web + » (à droite sur la page d’accueil du site de « 60 millions de consommateurs ») et tapez le code suivant : 46220.

 

 

 

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5 thoughts on “Les contrats d’édition à compte d’auteur testés pour vous

  1. Rebecca Bourgeois

    C’est bon à savoir, merci !!!
    Je connais d’ailleurs quelqu’un qui a bien failli se faire avoir par Benevent, et a eu la bonne idée de me parler du fait que son manuscrit était accepté. Je l’ai mise en garde; elle ne savait pas que Benevent éditait à compte d’a

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  2. Rebecca Bourgeois

    C’est bon à savoir, merci !!!
    Je connais d’ailleurs quelqu’un qui a bien failli se faire avoir par Benevent, et a eu la bonne idée de me parler du fait que son manuscrit était accepté. Je l’ai mise en garde; elle ne savait pas que Benevent éditait à compte d’auteur, et trouvait normal qu’on lui demande de participer aux frais de production de l’ouvrage !!!

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  3. virginie

    On peut consulter l’oie plate qui publie le magazine Audace qui teste les maisons d’editions.
    Parfois certains Editeurs pensent que c’est de la diffamation, mais pourquoi les auteurs diffameraient-ils ?, quel est le but? ..L’oie plate se renseigne avant de publier des propos diffamatoires.
    http://dedicaces.info/2013/07/02/information-ou-diffamation-les-editions-dedicaces-repondent-a-loie-plate-pour-les-propos-calomnieux-publies-dans-le-guide-audace-2013/

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  4. Pingback: Auto-édition : Sommes-nous des imposteurs ? - Marjorie Loup Créatrice d'Univers

  5. Wenger Jacques

    Méfiez-vous de la ‘Société des Écrivains’.
    Ce n’est rien d’autre qu’une arnaque.
    Si le directeur de cette société vous informe qu’il accepte de publier votre ouvrage, vous allez naturellement sauter de joie.
    Après leur avoir versé 1.600€, ils se chargeront de la correction, de la mise en page et de l’impression d’un certain nombre d’exemplaires.
    Jusqu’à là, tout va très bien Madame la Marquise.
    Mais il y a un petit rien.
    Ces livres ne seront jamais exposés dans aucune librairie.
    La ‘Société des Écrivains’ se contentera d’aviser (probablement) par email 3 organismes Dilicom, Titelive et Amazon.
    Comme vous êtes un écrivain débutant et inconnu; cette missive ira immédiatement dans la poubelle, rejoindre les centaines d’avis que ces organismes reçoivent tous les jours.
    Ensuite, la ‘Société des Écrivains’ vous tiendra en haleine pendant +/- 6 mois sans vous fournir le moindre chiffre concernant la vente de votre ouvrage. En théorie ce chiffre est consultable sur leur site internet mais on prétendra que suite à un déménagement, une panne d’informatique et d’autres mensonges du même gabarit; cette fonction n’est pas encore activée.
    Au bout de +/- 6 mois, à bout d’arguments (de mensonges) on vous informera que pas un 1 exemplaire de votre ouvrage n’a été vendu.
    L’arnaque est astucieuse car qui ne rêve pas d’être publié; qui sait, de devenir un auteur à succès.
    Aussi je vous préviens, cher auteur débutant, si vous vous fiez à la ‘Société des Écrivains’, le seul résultat sera de délester votre portefeuille de 1.600€.
    Vous voilà averti!
    Jacques Wenger

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