Les cheveux-vapeur du coiffeur

 Les cheveux-vapeur du coiffeur Petit précis des mots communs sublimés par les écrivains Anthologie constituée par Véronique Jacob et illustrée par Marie Assénat (ed. Folio, novembre 2014) Les cheveux-vapeur du coiffeur Petit précis des mots communs sublimés par les écrivains Anthologie constituée par Véronique Jacob et illustrée par Marie Assénat (ed. "Folio", novembre 2014)Le 6 novembre 2014 paraitra le second livre des éditions « Folio » entre guillemets. Récemment créée, cette collection pétillante fait la part belle aux mots et à leurs usages. Les cheveux-vapeur du coiffeur (en référence à une citation d’Aragon), transforme les définitions du quotidien en images poétiques. Comment ? Grâce au talent des écrivains qui ont parsemé leurs oeuvres de remarques pleines d’esprit. Des illustrations complètent cette promenade lexicale dans notre vie de tous les jours. Constituée par Véronique Jacob et illustrée par Marie Assénat, cette anthologie offre de surprenantes évocations dont voici quelques extraits :

Louis Aragon à propos du coiffeur : « Enviable sort vulgaire, il dénouera désormais tout le long du jour l’arc-en-ciel de la pudeur des femmes, les chevelures légères, les cheveux-vapeur, ces rideaux charmants de l’alcôve. Il vivra dans cette brume de l’amour, les doigts mêlés au plus délié de la femme, au plus subtil appareil à caresses qu’elle porte sur elle avec tout l’air de l’ignorer », Le Paysan de Paris, 1926.

Jacques Jouet à propos du livre de poche : « Un livre, cette façon paisible de compter les pages en cassant le dos, en comparant les deux épaisseurs, l’épaisseur lue et celle à lire, de s’arrêter, s’il faut s’interrompre, au premier alinéa de la fausse page ou au premier point si l’auteur est avare en paragraphes », Le Cocommuniste, 2014.

Romain Gary sur les mots : « Les mots ont des oreilles. Ils sont aux écoutes, et il y a du monde derrière. Ils vous entourent, vous cernent, vous prodiguent leurs faveurs et au moment où vous commencez à leur faire confiance, ciac ! Ils vous tombent dessus et vous voilà comme Tonton Macoute, à leur service », Pseudo, 1976.

Honoré de Balzac à propos du suicide : « Les chutes d’une multitude de gens sont sans danger, comme celles des enfants qui tombent de trop bas pour se blesser ; mais quand un grand homme se brise, il doit venir de bien haut, s’être élevé jusqu’aux cieux, avoir entrevu quelque paradis inaccessible », La Peau de chagrin, 1831.

Les cheveux-vapeur du coiffeur
Petit précis des mots communs sublimés par les écrivains
Anthologie constituée par Véronique Jacob et illustrée par Marie Assénat
(ed. « Folio », novembre 2014)

Partagez cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.