L’écriture selon Philippe Delerm

C’est son livre La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules paru en 1997 qui lui a apporté la notoriété. Mais c’est seulement dix ans plus tard qu’il décide d’arrêter son travail d’enseignant pour se consacrer entièrement à l’écriture. A l’occasion de la sortie de son roman Quelque chose en lui de Bartleby en 2009 l’écrivain Philippe Delerm avait participé à une série du magazine français Télérama sur les secrets d’écriture des écrivains. En voici quelques extraits :

 «Pour ma part, je n’ai pas Internet, je ne me sers pas d’ordinateur, mais on m’a montré ce que c’était. J’ai eu l’idée d’un blogueur qui n’écrive pas dans l’immédiateté, dans l’activité permanente. Arnold (ndlr : son personnage Arnold Spitzweg) vit le plaisir d’être un contemplatif. Moi aussi, je suis un glandeur contemplatif, un homme de bonheur plus que de plaisir. J’aimerais vivre dans l’instant, mais mon personnage le vit beaucoup mieux que moi, car il fait l’économie du bonheur. »

A propos de ses journées désormais dédiées à l’écriture :
« Je savoure cette liberté, qui m’a été longtemps refusée, mais de toute façon j’écris peu : deux heures par jour environ. N’importe où, n’importe quand, sur un cahier. Puis je retape sur une machine à écrire. Je n’ai pas de traitement de texte. Je devrais m’y mettre, n’est-ce pas ? ».

Retrouvez le portrait complet de Philippe Delerm réalisé par Christine Ferniot et Michel Abescat  dans le numéro 3110 paru août 2009 de Télérama

(Crédit photo : © Frédérique Jouval/Le Figaro)

 

 

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