Le syndicat du livre veut rejoindre l’Hadopi

Le Syndicat National du Livre va commencer à envoyer la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et pour la protection des droits sur Internet (Hadopi) les adresses IP des internautes qui partagent illégalement des livres sur les réseaux peer-to-peer.

« l’année 2011 sera marquée par le ralliement d’autres industries culturelles au dispositif de la « réponse graduée » de la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et pour la protection des droits sur Internet (Hadopi)». C’est la lettre professionnelle Editions Multimédi@ qui l’annoncera lundi et cela vaut pour les jeux vidéos, les logiciels, et a priori les livres.

« Le SNE envisage de rejoindre l’Hadopi, mais n’a pas encore fait de demande d’autorisation auprès de la Cnil. Nous allons d’abord auditionner les prestataires techniques possibles à partir de la mi-janvier. Ensuite seulement, cette demande d’autorisation pourra le cas échéant être déposée », explique Christine de Mazières, la déléguée générale du SNE.

Un intérêt probablement nul pour les éditeurs

Ce qui n’est peut-être pas la plus lumineuse des idées qu’aura eu le syndicat : pour exercer une telle surveillance, il devra faire appel à un prestataire, sans doute Trident Media Guard, dont le coût est important. Avec un marché du livre numérique qui représente 3% des ventes aujourd’hui en France, l’intérêt pour les éditeurs risque d’être proche de nul.

Comme le fait très justement remarquer Numerama : « L’Hadopi est déjà très en retard sur l’évolution des pratiques, mais c’est encore plus vrai pour le livre numérique dont les fichiers sont d’une taille négligeable. D’un point de vue technique, le Peer-to-Peer est beaucoup moins pertinent pour les livres que pour la musique ou les films. » Avant d’ajouter « Si le monde de l’édition voulait creuser sa tombe sur Internet, il ne trouverait moyen plus efficace que de se jeter ainsi dans les bras de l’Hadopi. »

(d’après Numerama)

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