Le point sur la ponctuation

La ponctuation dans un texte semble aller de soi. Un point d’interrogation pour une question, un point d’exclamation pour une phrase exclamative. Seulement voilà, ponctuer un texte peut se révéler être un vrai casse tête.

Quand on est écrivain, les phrases, les mots sont importants, mais ils ne sont pas les seuls. La ponctuation joue un rôle non négligeable dans la compréhension et l’appréhension du texte.

Le point d’exclamation

Il est tentant de finir une phrase teintée de pathos, d’éloquence ou de démesure par un point d’exclamation, mais il est dangereux de trop l’utiliser. En effet, même si vous souhaitez démontrer toute l’intensité de la phrase ou du moment, abstenez-vous le plus possible d’ajouter des points d’exclamations. Cela ne ferait que lasser votre lecteur. Pensez à cette histoire du garçon qui crie au loup. Le jour où les loups attaquent vraiment la bergerie, plus personne ne le croit. Dites-vous que quand une de vos phrases méritera vraiment un point d’exclamation, l’effet sera affaibli. Utilisez-les donc avec modération.

Le point d’interrogation

Utilisé pour des questions directes ou rhétoriques, le point d’interrogation a moins de portée que le point d’exclamation. Il est donc possible de l’utiliser plus fréquemment, notamment lors d’une série de questions. Par exemple : « Qui l’a vu en dernier ? Sa soeur ? Son oncle ? sa mère ? ». Des virgules à la place des premiers points d’interrogations appauvriraient le contenu. Rappelez-vous également qu’on ne met pas de points d’interrogation lors de questions indirectes comme « Je me demande où il est passé. » ou « Il m’a demandé si je l’avais vu. »

Les points de suspension

Tout comme les points d’exclamation, il est dangereux d’en utiliser trop. Si cette ponctuation est utilisée correctement, elle peut être très efficace. Évitez par exemple d’utiliser les points de suspension pour accentuer un suspens. S’il est correctement amené, ces points ne feront que l’alourdir. Il vaut mieux les utiliser dans d’autres cas. Pour marquer une pause dans un discours par exemple : « Je crois que je viens de voir… ta soeur ». Ils peuvent également être utilisés pour montrer un arrêt net dans une pensée « Où ai-je bien pu mettre mon… ». Enfin, ils peuvent marquer un silence, comme dans cet exemple : « Il savait qu’il dirait cela… ». Des applications concrètes qui vous éviteront de trop les utiliser.

La virgule

Certainement la ponctuation la plus compliquée, la virgule est parfois un vrai casse-tête pour les écrivains. Quand la placer ? Généralement, la virgule se place après un mot ou une phrase introductive. Comme par exemple dans : « Généralement, la virgule se place ici. » La virgule peut aussi servir à séparer deux propositions quand l’une dépend de l’autre : « Comme il pleuvait, nous avons décidé de rester à l’intérieur. » Mais attention, même si les deux propositions sont liées par une conjonction, la virgule reste : « Nous avons décidé de rester à l’intérieur, car il pleuvait ». Pour finir, un dernier exemple éloquent de l’intérêt de bien placer la virgule :

« Allons manger grand-mère » ne veut pas dire la même chose que : « allons manger, grand-mère ! ». Comme quoi, la ponctuation peut sauver des vies.

Source :
D’après DailyWritingTips, crédit photo : © Konstantin Kikvidze – Fotolia.com

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6 thoughts on “Le point sur la ponctuation

  1. Enviedecrire

    @Mme de K et Irina
    Merci pour ces livres et sites qui permettront à tous les auteurs d’approfondir ce sujet inépuisable !
    Nelly

    Reply
  2. Oscar

    Et le point-virgule, il est passé à l’as ?
    C’est vrai qu’à l’heure des Angot, Lévy et autres sous-écriveurs, il n’a presque plus court.
    Pauvre point-virgule.

    Reply

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