Le poids des réseaux sociaux dans le milieu de l’édition

Selon Jean-François Gayrard, le fondateur de numérik:)ivres, un éditeur de livres numériques, les réseaux sociaux ont changé les échanges entre éditeurs et lecteurs.

Les pages Facebook, les comptes twitter d’écrivains, et désormais Sens Critique, un réseau social entièrement dédié aux critiques de films, disques, mais aussi de livres, le prouvent : les réseaux sociaux jouent un rôle à l’importance croissante dans l’univers littéraire.

L’éditeur Jean-François Gayrard l’avait pressenti en créant sa maison d’édition dédiée aux livres numériques. « Le but était de créer une communauté fidèle et dynamique fédérée autour des réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter. On a donc expérimenté le roman live -en direct- sur Facebook pendant 40 jours. Avec Le roman d’Arnaud on publiait 12 statuts Facebook par jour qui, mis bout à bout, formaient une histoire. L’intérêt était de donner la possibilité aux internautes-lecteurs d’intéragir sur l’histoire », explique-t-il sur le site de L’Express.

vers une édition participative

Un réseau social devient alors un lieu d’échange entre l’éditeur et les lecteurs, « c’est quelque chose qui n’existe pas vraiment dans l’édition classique», poursuit l’éditeur. « Ce sont les internautes présents sur les réseaux sociaux qui m’indiquent la tendance et qui me donnent envie ou non de me diriger vers un ouvrage. En ce sens, ce sont eux les nouveaux prescripteurs du livre. »

Et Jean-François Gayrard  a des attentes encore plus grandes pour le futur de l’édition participative : « j’espère que dans 2 ou 3 ans, on sera capables de nous créer des applications qui permettent de s’échanger des passages ou des chapitres entiers d’un livre entre lecteurs, en quelques clics, et plus encore. »

(interview réalisée par lexpress.fr)

Partagez cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.