Le Kindle, mort et enterré

Un libraire britannique veut bannir l’eBook du festival du livre de Hay-on-Wye en Grande Bretagne. Une stèle a été érigée pour enterrer définitivement le livre numérique.

Du 31 mai au 10 juin, la ville du Pays de Galles, Hay-on-Wye, célèbre le livre avec un festival organisé par le journal The Guardian. Un libraire de la ville a appelé à bannir les Kindles et autres eBooks de l’évènement. Cette année, le 25ème festival de Hay compte l’iBookstore d’Apple comme partenaire. Pour marquer le coup, des libraires ont défilé pour proclamer la mort de l’eBook. Une stèle à l’effigie d’un Kindle a même été installée dans la vitrine de la librairie de Derek Addyman, qui a lancé ce mouvement.

Les eBooks n’ont pas d’âmes ?

« Les Kindles sont juste une mode, ils ne dureront pas. Ils sont nos ennemis. » Derek Addyman a déclaré la guerre aux eBooks. Pour lui, le festival de Hay est consacré aux mots et aux livres, et le livre numérique n’y a pas sa place. Il avance d’abord des considérations sociales : « Les livres sont des acteurs sociaux, les gens prennent le temps d’en parler entre eux. Ceux qui ont des Kindles sont des robots dans un autre monde. Les eBooks n’ont pas d’âmes« . Autant d’arguments, de la part de Derek Addyman, qui s’est autoproclamé roi de Hay.

Les eBooks tuent les librairies ?

Dans la ville de Hay-on-Wye, cinq des trente librairies indépendantes ont fermé. Derek Addyman accuse les eBooks de tuer les librairies, en attirant de plus en plus les lecteurs vers ces « gadgets » qui leur proposent des livres à bas prix. Cependant, prendre l’eBook pour seul responsable des difficultés des libraires, c’est sans doute faire fausse route. Il n’est plus à démontrer que l’expérience de lecture est différente d’un livre papier à un livre numérique. Beaucoup de lecteurs ne sont donc pas encore prêts à abandonner le papier. Derek Addyman oublie également que certains lecteurs délaissent les librairies non pas pour le numérique, mais pour acheter des livres en ligne. Le directeur du festival, Peter Florence, tente une approche plus raisonnée en invoquant l’argument suivant : « Tout ce qui encourage les gens à lire est fantastique, quel que soit le format. »

Sources :
TheDailymail.uk
Hayfestival.com

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4 thoughts on “Le Kindle, mort et enterré

  1. Adam MOLARISS

    Ils vivent en moyen âge ! c’est normal que kindle soit un ennemi pour eux !!! Une poignée d’ignares !!!

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  2. Gali

    Bon sang. Moi qui suis si myope, les ebooks me permettent de lire plus qu’avant : je choisis la taille des caractères, ça me change la vie… Moi qui avais pratiquement abandonné la lecture, les ebooks m’ont redonné ce plaisir.

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  3. Nemri

    il est vrai que je rejoins les deux avis precedents, seulement, tout le monde sera d’accord pour dire qu’un livre offre un toucher unique que les kindle n’offre pas, cependant je ne suis pas contre ce nouveau moyen de lecture.

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  4. Gilles

    En tous cas, au moyen age, ils ne devaient pas se douter qu’avec de la très haute technologie consommant des matières premières rares, du pétrole et de l’électricité, on arriverait à un résultat proche de celui obtenu avec de la simple encre et du bête papier.

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