L’auto-édition ? Un fantasme selon le PDG d’Hachette Livre

Arnaud Nourry, PDG d’Hachette Livre a récemment expliqué sa vision des enjeux du développement du livre numérique en France au quotidien français Les Echos. Voici un extrait de cet entretien :

Comment évolue le métier ? L’auto-édition est-elle une menace ?
Arnaud Nourry : Nous sommes là dans le fantasme le plus total. L’auto-édition a toujours existé : ça s’appelle l’édition à compte d’auteur. Le numérique permet simplement d’en réduire les coûts. Tout le monde peut publier ce qu’il veut, on a toujours vécu avec ça. Mais notre métier c’est tout le contraire, c’est précisément de dire non, de sélectionner. Cela ne veut pas dire qu’on ne laisse pas passer de temps en temps de bons manuscrits. Il y aura toujours des exemples de succès auto-édités, après avoir été refusés par des éditeurs. Mais c’est oublier les millions de textes mis en ligne qui ne servent à rien. En outre, aucun auteur sérieux n’a décidé de quitter son éditeur pour s’auto-éditer. La plupart ont besoin d’un dialogue, d’un travail sur le texte, d’une relation avec une personne physique : affirmer que le numérique va tuer l’édition relève d’une méconnaissance absolue de ce métier. D’ailleurs, la question des droits numériques ne se pose pas dans la vraie vie : tous nos auteurs ont signé des contrats portant à la fois sur les droits papier et numérique. A nous de leur proposer des conditions attractives !

Attention, contrairement à ce que pense Arnaud Nourry, l’auto-édition et l’édition à compte d’auteur sont deux formes d’édition bien différentes ! Retrouvez un article complet sur le sujet : Quelle forme d’édition choisir ?

Pour lire l’entretien d’Arnaud Nourry dans son intégralité, rendez-vous sur le site de : Les Echos

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6 thoughts on “L’auto-édition ? Un fantasme selon le PDG d’Hachette Livre

  1. pat

    Monsieur Nourry a tord sur le premier point.
    L’autoédition n’est pas de l’édition à compte d’auteur !
    Qu’un grand éditeur, qui connaît, j’en suis certain, toutes les nuances entre autoédition et compte d’auteur, nous affirment que ces deux points sont identiques, montrent son inquiétude.
    On mélange deux phénomènes pour mieux nier le premier.
    Dans l’autoédition comme dans tout autre secteur, la réussite dépend de celui qui s’y lance, de ce qu’il fera.

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  2. bregman

    Effectivement, l’auto-édition n’est pas une édition à compte d’auteur !
    Et pour réagir sur une autre phrase de ce grand col blanc : « Il y aura toujours des exemples de succès auto-édités, après avoir été refusés par des éditeurs. Mais c’est oublier les millions de textes mis en ligne qui ne servent à rien. » -> sans aucun doute, mais c’est fermer également les yeux sur les millions de textes soit-disant « méticuleusement » sélectionnés par les maisons d’édition (mais parfois un peu trop sous la pression du copinage), et qui ne servent à rien non plus !!!

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  3. Mat

    Comment peut-on dire qu’un texte ne sert à rien ? Tout texte, même mal écrit ou mal inspiré, sert à quelque chose. Tout écrit a quelque chose à dire. On peut y être sensible ou non. Il peut posséder une valeur commerciale ou non. Mais tout texte a le droit et le mérite d’exister. C’est étonnant que quelqu’un qui a des responsabilités si importantes au sein d’un grand groupe d’édition ait une telle philosophie de l’écrit…

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  4. Eric Nicolas

    .. A chacun ses ‘fantasmes’. Celui des pontes de l’édition, c’est de croire encore que personne ne peut se passer d’eux: Les auteurs pour publier, les lecteurs pour juger eux-mêmes de la qualité d’un bouquin.

    .. Quant aux conditions attractives qu’ils prétendent pouvoir proposer, mettons-les au défi de reverser 35 à 70 % des royalties aux auteurs.

    Eric – La Plume Autonome

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