La petite fille

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Un homme approchait pas à pas de la sorte bicoque d’où une certaine agitation semblait provenir. Un chapeau blanc sur la tête, des lunettes de soleil, tout pour faire de lui le cliché du parfait gangster des années 80 ; Seul petit bémol il était loin d’en être un et venait charger d’un paquet entouré d’un magnifique ruban rouge. Il était arrivé désormais au centre de la cour, des parents avec leurs enfants déambulaient de tous côtés de quoi donné le tournis à n’importe quelle personne n’étant pas habitué à tous ces cris et sens enfants qui courent. Mais ça l’homme au chapeau s’en moquait, il avait affronté bien pire pour arriver à son but, mais malheureusement pour lui le pire restait à venir.
On voyait l’homme au chapeau tourner la tête à droite à gauche pour tenter de retrouver du regard son objectif et quand enfin il aperçut la petite fille qu’il cherchait il ne put bouger pendant une ou deux minutes car le choc était pour lui trop important. Elle avait grandi depuis le temps, mais cela ne faisait aucun doutes c’était elle il la reconnaîtrait entre toutes. Elle avait les yeux de sa mère, le sourire qu’arborait autrefois son père et surtout la légèreté que l’on envie tous aux enfants. L’homme qui laissait petit à petit couler quelques larmes de joie ne peut plus tenir une seconde de plus et se mit à marcher vite en direction de la jeune enfant.
Les passants étaient aussi malpolie et nombreux qu’il était nécessaire afin que l’homme n’arrive pas de suite à son but, il ressentait de lui une telle joie de revoir son propre enfant, des larmes coulaient désormais à flot car il ne pouvait plus les contenir. A ce moment-là il était submergé par la situation il poussait de plus en plus fort les passants afin de pouvoir rejoindre la chaire de sa chaire.
Et quand il arriva à seulement deux mètres de l’enfant, lorsque rien ne séparait plus ces deux êtres que les années qu’ils n’avaient pas partagées, il regardait la fillette droit dans les yeux qui faisait de même sans trop comprendre pourquoi.
-Ma petite Sarah tu ne me reconnais pas, mais je suis celui qui te berçait lorsque tu étais bébé, celui qui te faisait rire en faisant le cheval pour toi. Je suis l’homme qui te racontait des histoires tous les soirs pour que tes nuits soient belles et étoilées, celui qui séchait tes larmes lorsque ton petit cœur n’allait pas si bien…Mais je suis aussi l’homme qui t’as abandonné à tes quatre ans, l’homme qui a laissé ta mère assurer seule ton éducation. Je suis sans doute la personne dont ta mère te parle parfois mais dont tu ne conserves presque aucun souvenir, et pourtant j’en ai des souvenirs de toi moi. Tu es ma plus grande réussite, mon unique fierté et même si tu ne sais pas qui je suis, je suis fière de voire que tu es la plus jolie des petites filles. Je n’ai pas su être un protecteur pour toi, je n’ai pas su être une force sur laquelle tu pouvais t’appuyer j’étais juste une ombre que tu espérais voir lorsque tu sortais de l’école, j’étais la chaise toujours vide à table juste en face de toi. Aussi je comprendrais que tu ne veuilles pas me voir ni même me parler, mais sache une chose ma petite Sarah c’est que qu’elle que soit les péripéties de la vie, que je sois là ou pas je t’aimerai toujours car tu es l’unique raison de ma vie, tu es l’étincelle qui a su se développer bien mieux loin de moi mais sans qui je ne peux malheureusement vivre.
S’en suivit un silence lourd mais quand la petite fille se décida à parler c’était pour dire le plus beau des mots : « Papa »

Tanguy Masset

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