Interview de Romain Puértolas, Président du jury pour le Prix international de la nouvelle humoristique

 

puertolasRomain Puértolas, auteur du fameux roman : L’Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea (éd. Le Dilettante, 2013), est le Président du jury du Prix International de la nouvelle humoristique. A cette occasion, il s’est confié sur sa vision de l’humour et ce qu’il attend des participants au concours.

Pourquoi avez-vous accepté de devenir Président du jury de ce concours ?
Lorsque Libres Plumes m’a proposé d’être le président du prix de la nouvelle humoristique, deux mots ont attiré mon attention : « président », ce qui me flattait, et « humoristique », un mot qui fait toujours briller mes yeux. Je savais que le président précédent était Philippe Jaenada. C’est un auteur que j’adore et qui m’a tellement fait rire avec son Cosmonaute. Je suis curieux de lire les nouvelles et de rire. Je sais qu’en France, on sait faire rire, dans nos comédies, au cinéma, et avec nos comiques de scène. Mais peu nombreux sont les auteurs qui osent sortir du paysage austère et dépressif de la littérature française. C’est dommage.

 

 Que vous inspire le thème du concours, « Votre star préférée se réveille au XVIIIe siècle » ?
On l’a défini d’un commun accord, l’association et moi. Le comique issu d’une rencontre entre une personne culturellement différente (par exemple mon Fakir) ou temporellement différente est un ressort comique très connu. Mais ça marche à chaque fois. Hibernatus, les Visiteurs, Crocodile Dundee, le cinéma est plein d’exemples. Je ne sais pas si c’est moi, mais la recette est facile et le rire toujours au rendez-vous. D’ailleurs (attention scoop !), mon prochain roman est lié à ce thème.

 

Quels seront vos critères de sélection ?
L’écriture, le vocabulaire, les situations comiques. Et surtout, surtout, une histoire qui sachent m’entrainer et me faire dévorer les pages sans que je m’en aperçoive.

 

Quels conseils donneriez-vous aux écrivains débutants pour écrire des textes humoristiques ?
Ne pas écrire pour faire rire. Quand j’ai écrit mon Fakir, ce n’était pas mon objectif. D’ailleurs, j’ai été surpris quand mon éditeur m’a dit qu’il s’était plié en quatre de rire. Ecrire comme cela est naturel et correspond à ma façon de voir le monde d’une manière dérisoire. Si j’essayais de rire, peut-être que cela ne fonctionnerait pas ! Il faut écrire comme on est. Etre toujours transparent et sincère, ne pas se forcer. Si l’on est d’une nature un tant soi peu comique, alors, cela devrait se voir dans ce que l’on écrit. Comme je dis toujours « si le ridicule tuait, je serais mort-né »…

 

 

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