Faut-il inclure le lecteur dans l’écriture d’un roman ?

Et si les romans passaient l’épreuve d’un « panel de consommateur » ? Les éditeurs doivent-ils prendre en compte les retours du public pendant la création du roman ?

Le FuturBook Innovation Workshop (le salon des innovations pour le livre) a eu lieu le 5 juillet en Grande-Bretagne. Lors de cette rencontre, certains intervenants ont avancé que les éditeurs devraient copier le modèle de beaucoup d’industries créatives qui font évoluer leurs produits au fur et à mesure des avis du public.

Demander l’avis du public…

Jeff Norton a décrit la manière dont il a impliqué ses jeunes lecteurs dans l’écriture de son livre pour enfants Alienated. Il dit avoir été inspiré par ce que font les studios Pixar, qui retravaillent l’histoire en fonction des retours du public : « C’est l’ingrédient secret du succès de Pixar. D’autres industries le font, c’est fou que les éditeurs ne s’y mettent pas. Les lecteurs sont aussi des utilisateurs, ils veulent être impliqués« . Jeff Norton a utilisé un groupe de 100 jeunes lecteurs qui lui donnaient des retours sur chaque chapitre et sur l’avancée globale de l’histoire.

… Le rôle de l’éditeur ou de l’auteur ?

Norton admet que ce procédé ne conviendrait pas à tous les écrivains. Mais il regrette que les éditeurs ne mettent pas en place des structures qui permettent aux auteurs qui le désirent de le mettre en place. Paul Bennun, directeur créatif de l’agence de design Somethin’ Else trouve qu’il est intéressant de montrer petit à petit l’avancée de l’histoire avant la publication. Il n’est pas nécessaire de demander des avis ou des suggestions, mais simplement d’étudier la réception des lecteurs avant de sortir le livre.

Source :
The Bookseller

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