Faut-il choisir l’auto-édition ?

Certains écrivains reconnus ont fait le choix de l’auto-édition. Quel en est le résultat ? Est-ce une nouvelle tendance de fond ? Des pistes de réponses dans un article publié par le quotidien français Le Monde :

La tentation de l’auto-édition

En 2001, Stephen King avait joué les apprentis sorciers. Il avait fait le pari d’auto-éditer son oeuvre The Plant sous forme de livre électronique. Ce fut un échec, au grand soulagement des éditeurs. Le marché n’était visiblement pas encore prêt. Mais, aujourd’hui, qu’en serait-il au juste ?

La tentation de l’auto-édition gagne du terrain, chez bon nombre d’écrivains. Sur la période récente, on note une double évolution : de plus en plus de gens écrivent ; ils sont de plus en plus nombreux à faire éditer leur texte sous forme de livre, car cette possibilité est devenue de plus en plus simple. Aux Etats-Unis, l’auto-édition a ainsi dépassé l’édition traditionnelle, en nombre de nouveautés, en 2008. La France n’en est pas encore arrivée à ce stade, mais, à côté des nombreux sites d’auto-édition, se multiplient aussi les sites collaboratifs où les auteurs en herbe peuvent montrer et échanger leurs travaux, comme Welove words ou Ebookpulp, etc.

L’auto-édition en ligne donne l’impression que l’on peut enfin s’affranchir des filtres traditionnels du secteur, au premier chef, celui de l’éditeur, mais aussi du libraire, voire du critique littéraire ou de l’émission de télé. La dimension « loto » ou super-cagnotte marque aussi les esprits : d’un livre auto-édité qui rencontrerait le succès, le pactole pourrait couler à flots.

Il y a tout juste un an, l’écrivain Marc-Edouard Nabe se lançait dans l' »antiédition », terme qu’il préfère à celui d’auto-édition. Les 700 pages de L’Homme qui arrêta d’écrire, son dernier roman, ne sont disponibles que sur sa plateforme, Marcedouardnabe.com. Il en a fixé le prix à 28 euros et touche 70 % de cette somme. Or, sur les 8 000 exemplaires qu’il a fait imprimer, il en a vendu 6 000. « Même pendant le creux du mois d’août, j’ai gagné plus d’argent que lorsque j’étais mensualisé par Jean-Paul Bertrand aux éditions du Rocher », précise-t-il. L’enfant terrible des lettres françaises a, qui plus est, été à deux doigts du jackpot, car son livre figurait dans la sélection finale du prix Renaudot. Il aurait alors pu rêver d’atteindre 100 000 exemplaires. « Cela aurait été une révolution de donner un prix à un livre auto-édité », dit-il. Au cas où, il avait même été approché par l’éditeur Léo Scheer, qui était prêt à le diffuser. Depuis, Nabe fait une remise de 20 % aux libraires qui viennent s’approvisionner sur son site.

Pourquoi cette opération a-t-elle si bien fonctionné ? L’écrivain ne se fait pas d’illusions. « Pendant quatre ans, j’ai vivoté et j’ai avancé à tâtons, mais j’ai la chance d’avoir au moins 5 000 lecteurs acharnés, dit-il, or cela vaut mieux qu’un vague public. » A l’avenir, Marc-Edouard Nabe entend vivre de la réédition de ses précédents ouvrages (27), dont il a récupéré les droits, mais aussi de nouveautés qu’il fera connaître sur sa plate-forme.

Si l’auto-édition a le vent en poupe, c’est aussi que son statut a changé.  « Il y a encore dix ans, auto-édition rimait avec compte d’auteur et arnaque, aujourd’hui les préventions sont tombées », constate Jean-Marc Savoye, qui dirige Le Publieur. Depuis le 1er décembre, 22 000 exemplaires de La Crise au Sarkozistan, un pamphlet d’à peine 100 pages préfacé par Daniel Schneidermann, se sont vendus sur ce site, au prix de 10 euros. « On assiste à la naissance d’un nouveau mode de diffusion et de promotion des livres « , estime le créateur de l’émission Arrêt sur images. « Si j’arrive à vendre un livre, sans passer par le grand tam-tam médiatique, j’aurai gagné mon pari. »

A l’origine de ce succès, il y a évidemment le noyau dur des zélotes d‘Arrêt sur images, mais très vite « le meilleur avocat du livre, c’est le livre lui-même », observe Jean-Marc Savoye. Le bouche-à-oreille a fait le reste. A partir du 24 janvier, La Crise au Sarkozistan sera disponible chez les libraires qui, gros ou petits, bénéficieront de la même remise de 40 %. Un bémol, cependant : les livres seront achetés au comptant et ne pourront pas être retournés. « Tout cela ne va pas révolutionner l’édition, mais, avec cette course effrénée à la surproduction, le système actuel a atteint ses limites », poursuit M. Savoye, qui dirige, à côté du Publieur, Les Quatre Chemins, une petite maison d’édition classique. Dans ce nouveau paysage, une vraie question demeure : comment fait-on connaître un livre ?

D’abord uniquement présent sur la Toile, Le Manifeste d’économistes atterrés, oeuvre collective de quatre économistes (Philippe Askenazy, Thomas Coutrot, André Orléan et Henri Sterdyniak), a été vendu à 50 000 exemplaires depuis sa parution, en novembre, aux Liens qui libèrent (LLL). Son éditeur, Henri Trubert, a pourtant dû d’abord batailler ferme pour convaincre les auteurs de l’intérêt de le publier sous forme de livre. Il leur a expliqué que le texte bénéficierait ainsi d' »une nouvelle vie médiatique et toucherait un autre public en librairie ». De fait, les lecteurs de cet ouvrage dépassent le cercle des économistes pour  » servir de boîte à outils à celui qui veut penser différemment « , estime Henri Trubert.

Les lignes bougent et plutôt rapidement, mais un point d’achoppement demeure pour l’instant. A de rares exceptions près, le contenu de ces livres, dont le succès vient par le Net, n’a donné lieu qu’à très peu de critiques dans les médias traditionnels.

(article écrit par Alain Beuve-Méry pour Le Monde des Livres, 14/01/11)

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7 questions à se poser avant de choisir l’auto-édition

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22 thoughts on “Faut-il choisir l’auto-édition ?

  1. Sébastien Degorce

    En 2002, après que plusieurs éditeurs aient refusé de publier son roman de science-fiction Metro 2033, le russe Dmitry Glukhovsky a décidé d’en diffuser une version PDF en téléchargement libre. Le bouche-à-bouche a si bien fonctionné qu’en 2005, les éditeurs de son pays se sont ravisés et ont publié une version papier qui s’est vendue à plus de 300000 exemplaires ! Metro 2033 est à présent disponible en plus de vingt langues et a dépassé le million de ventes. Belle leçon ! Un superbe jeu vidéo a vu le jour en France avant même la publication d’une traduction (Denis E. Savine) aux éditions L’Atalante.
    Et l’aventure ne s’arrête pas là : une communauté d’auteurs du monde entier travaille actuellement sur des récits qui se déroulent dans ce même univers post-apocalyptique.
    Ne ratez pas le 19 mai prochain la sortie de Metro 2034 !

    http://www.l-atalante.com/catalogue/la_dentelle_du_cygne/metro_2033/48/658/dmitry_glukhovsky/revue.html

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  2. Gabriel Horca

    D’un autre côté, l’auto-édition reste toujours plus facile et bien moins risquée lorsqu’on est déjà connu… Tout le monde n’est pas Stephen King ou Nabe, et tout le monde ne peut pas se permettre de financer un premier tirage…

    Internet semble effectivement une alternative à l’édition à compte d’auteur « traditionnelle ». Mais les sites mentionnés dans cet article ne permettent pas de vendre ! Les choses commencent à bouger, même en France… des sites comme youscribe.com permettent à présent aux auteurs de mettre en vente leurs écrits et de figurer à côté d’auteurs « édités ».

    Quant à la question « comment fait-on connaître un livre », la puissance des réseaux sociaux est à la portée de tout le monde, à condition de savoir s’en servir. Et dans ce domaine, on voit bien que certains auteurs indépendants (notamment aux Etats-Unis) savent déjà manier ces outils avec beaucoup plus d’agilité que certains éditeurs…

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  3. LARRIVIERE

    Je sors mon premier roman « Amazones de l’arc-en-ciel » en autoédition. Je suis très satisfaite d’avoir opté pour cette formule. J’ai pris le destin de mon manuscrit en mains et jusqu’à présent tout se passe bien. Grâce à un appel à partenariat et une souscription, j’ai pu financer l’impression de 200 exemplaires. Etant militante écolo, j’apprécie cette façon qui ne détruit pas des arbres pour rien. On édite juste le nécessaire. 200 exemplaires étant le nombre écoulé de mon recueil de nouvelles : « Carte du septième ciel », je ne prends pas de risque . De plus, je pense que l’autoédition s’intègre parfaitement à l’économie sociale et solidaire que nous devons développer pour que chacun trouve sa place. En effet, l’auteur devenant un véritable entrepreneur. Par contre, comme nous sommes boudés par les medias, les collectivités territoriales et les librairies, l’auteur doit être inventif pour trouver d’autres moyens de diffusion. En ce qui me concerne, je me suis lancée dans une série d’événements afin de plonger les gens dans l’univers de mon roman. Je commence avec un apéro de lancement mais surtout avec une grande soirée : Nuit Amazones où il s’agit de mettre en avant les artistes féminines de ma région. Tango, théâtre, musqiue, expo… un mini festival en l’honneur de la femme. Voilà quelques lignes de mon témoignage afin de rassurer les auteurs… allez-y foncez et ne comptez que sur vous-même pour faire connaître vos écrits. Bon courage et bonne chance à toutes et tous.

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  4. LARRIVIERE

    Eh bien, j’ai créé un site et j’ai proposé des formules de partenariat avec soit remerciement dans page du livre ou logo sur le site du roman… ça a marché, les personnes qui me font confiance ont suivi. Ensuite, j’ai lancé des souscriptions et j’ai eu des personnes qui ont commandé avant que le livre ne soit sorti. Il est chez l’imprimeur actuellement, j’attends mon bon à tirer demain ! Par contre, c’est du boulot mais quel bonheur de suivre le projet de A à Z. J’ai rencontré des élus et des responsables culturels… l’autoédition commence timidement à faire le chemin dans leur tête. Les auteurs pourront trouver des aides de ce côté-là. Pour ma part, j’édite par une association que j’ai créée et je peux donc prètendre à des subventions. Normalement (je n’ai pas encore reçu les sous ;-)) le conseiller général de mon canton m’a apporté son soutien. Message aux auteurs, ils sont en campagne en ce moment donc… si vous avez une asso, ils peuvent vous aider. A vous de les convaincre.
    Je crois aussi que j’ai trouvé le bon imprimeur spécialisé dans l’édition de livre, qui m’a fourni tous les conseils pratiques ISBN, dépôt légal mais aussi techniques (maquette, etc). Pour moi l’autoédition c’est l’avenir de la littérature. On ne sortira pas des livres pour faire du chiffres mais pour passer un message.

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  5. LARRIVIERE

    Zut je crois que ma première réponse n’est pas passé. En fait, j’ai proposé différentes formules de partenariats : achat du roman, achat du roman + recueil de nouvelles puis mécénat avec remerciement dans livre et logo sur site du roman…

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  6. Daniel Pagés

    Après « Histoires bleu marine », un recueil de contes publié avec BoD en 2008, je suis passé l’an dernier à l’auto-édition intégrale avec mon roman « Clara des tempêtes ». Je récidive cet année avec « L’île secrète », un recueil de contes/nouvelles pour tous. 300 exemplaires de « Clara des tempêtes » vendus en 12 mois, c’est pas si mal pour moi, qui ai tout à apprendre du commerce.
    J’ai créé ma minuscule maison d’édition, « L’ametlièr » en autoentreprise. L’accueil des libraires est très bon, en général quand ils ont vu la qualité des livres et vérifié leur référencement sur DILICOM. Beaucoup de travail et pas de bénéfice. Mais quel bonheur dans les rencontres et les retours après lecture !

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  7. karimbhay

    Moi aussi, je crois fortement en l’avenir de l’auto-édition en France… car la vague a déjà fait ses preuves ailleurs aux USA (Etats-Unis), au Canada (Québec), par exemple ! En effet, tout le monde écrit ou aimerait le faire. Le monde évolue à grande vitesse et le nombre des livres autoédités a dépassé en 2009, le nombre de livres édités…! Et si le XXIème siècle littéraire se jouait sur le web ? Et si l’auto-édition était la voie la plus intéressante à long terme ? Car il ne faut pas oublier que c’est une vraie démocratisation de l’écriture ! Justement, des personnes qui écrivent, il y en a beaucoup…et les maisons d’éditions qui ont pignon sur rue et qui croient avoir le monopole des publications, depuis 150 ans préfèrent parfois publier des auteurs connus pour ne pas couler ! Tout est basé sur le business ! Nous les petits écrivains de l’ombre, on n’a du mal encore à se faire connaître mais je crois que le XXIème siècle va marquer ce tournant, cette révolution comme cela s’est déroulée pour la musique et même la politique étrangère lorsqu’on regarde le réveil et la révolution des consciences dont a su faire preuve les peuples des autres pays ! Les maisons d’éditions classiques peuvent très bien publier des navets, ça peut arriver car tout est relatif, tout jugement à l’instant T aussi est à relativiser ! et puisque nous discutons enfin objectivement sur l’autoédition et sur sa démocratisation certaine, ….. il se peut qu’en auto-édition, il existe aussi des livres magnifiques ! Non ? D’après vous ce n’est pas possible ? Rien n’est impossible ! et puis un succès c’est tellement aléatoire, tu peux avoir du succès aujourd’hui et être oublié demain…. l’inverse est aussi vrai…. car tout évolue… rien n’est figé…Voilà ! j’ai sciemment fait le choix de me faire publier par thebookedition.com… pour le moment c’est le plus avantageux et très moderne : C’est écologique (les livres ne sont publiés qu’à la commande), pas de contraintes d’achat (il n’y a pas de stockage de livres, ni d’obligation d’achat pour l’auteur), et intéressant (tu peux avoir jusqu’à 20 à 25 pour 100 du prix de vente au lieu de 1 à 3 pour 100 chez les éditeurs classiques). Par ailleurs, le livre devient visible et accessible via le net…. et cela permet de faire une diffusion qui dépasse les frontières….le livre voyage à travers la toile et comme un phénix renaît de ses cendre !
    Je crois foncièrement en l’avenir de l’auto-édition en France ! Le seul problème c’est que les gens ne sont pas tous encore prêts et synchronisés pour acheter les choses via le web ! Moi je préfère largement l’auto-édition et ne compte pas changer d’avis ! J’incite même tous ceux qui écrivent à se renseigner et à se faire connaître…Je crois que les vrais lecteurs et lectrices humanistes et ouverts savent où se situent les vrais talents ! L’auto-édition est la voie royale du XXème siècle! Elle présente de nombreux avantages ! J’ai publié mes deux livres : un roman autobiographique intitulé Année 2043 : Autopsie D’une Mémoire et une monographie culturelle et historique de l’espace insulaire de Nosy-Bé intitulé Nosy-Bé : Âme malgache, Cœur français chez the bookedition et j’en suis même très ravi et satisfait par leur efficacité et leur honnêteté. J’incite fortement tous ceux qui écrivent à mettre en avant leur talent et utiliser l’auto-édition qui j’y crois fortement sera le futur et le XXIème siècle des livres… le XXIème siècle en Littérature se jouera sur le WEB et non dans les rayons des librairies et les livres ne seront plus le monopole d’un échantillon de critiques littéraires …Le XXIème siècle sera celui du succès de l’auto-édition et des écrivains libres et indépendants ! J’ai un exemple à donner à ceux qui haïssent les auteurs et surtout les petits auteurs qui essayent de garder leurs indépendances d’esprit et d’écriture. Au XVIIème siècle, Colbert, Lully et Louis XIV se sont tous acharnés sur la Fontaine et ils se sont tous trompés ! car par la suite l’auteur des fables a été immortalisé par l’École de la République 2 siècles plus tard ! J’essaye en tant qu’auteur moi aussi de me faire connaître dans la jungle des publications. C’est vrai que Internet reste un bon moyen moderne pour le faire car la preuve c’est que ce soit en bien ou en mal, le livre fait parler de lui ! Nos livres, nous les petits qui sommes encore à l’ombre, nous les avions écrits avec passion, avec imagination et patience…je comprends que cela puisse irriter quelques criticaillons… d’ailleurs je ne sais pas pourquoi..ça irrite…..;je suis conscient qu’un écrivain n’est pas ou n’a pas été tellement reconnu de son vivant…La vrai reconnaissance vient souvent à titre posthume…..Nous connaissons les cas de Stendhal qui avait dit qu’il ne sera connu qu’à partir de 1935 , de Victor Hugo qui a dû essuyé les critiques poignantes d’un Sainte-Beuve, Honoré de Balzac qui a avait ses détracteurs au XIXème siècle ou la Fontaine au XVIIème siècle, ou encore Musset, les peintres comme Van Gogh ou Monnet, Cézanne, Courbet et Manet..et bien d’autres encore qui ont lutté à contre-courant, et dont les talents n’ont été reconnus justement qu’à titre posthume par des générations qui ont eu un regard plus objectif, Tout est tellement aléatoire ! Tout est tellement relatif ! Et aucune vérité n’est universelle ! La grande révolution littéraire est en marche à travers l’indépendance retrouvée des auteurs et des écrivains ! Les temps changent et les consciences évoluent ! vive l’auto-édition libre !

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  8. Laurent

    Bonjour

    On peut constater une grande évolution des mentalités pour l’autoédition.
    Ceci dit le marché de l’édition devient de plus en complexe pour un néophyte – avec de nombreuses offres diverses et variées.

    Un petit listing des différentes possibilités :
    http://autres-talents.fr/autoedition/Conseils/maison-edition–5,58.html

    Néanmoins les fondamentaux sont quasiment les mêmes : réseaux sociaux – distribution – librairie – vente sur le web.

    Il faut encore un peu de patience pour le marché se stabilise et recommence à progresser en France.

    Laurent

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  9. Rachel Book

    Beaucoup d’auteurs autoédités viennent publier quelques extraits sur monBestSeller. C’est un bon moyen de faire connaître leur livre et de trouver de nouveaux lecteurs.
    D’autres laissent leur livre entier en accès gratuit afin de tester sa réception.

    Aujourd’hui, notre première auteure vient de se faire réperer par un éditeur. Sortie du livre prévue pour juin 🙂

    http://www.monbestseller.com/

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  10. Yves Bernas

    Aujourd’hui, un nouvel auteur, c.a.d un auteur inconnu n’a aucune chance d’être édité et cela indépendamment de son talent (du style sport national: Monsieur vous vous prenez pour qui?). C’était également vrai il y a 50 ans. Voir l’anecdote de Romain Gary qui avait demandé à un ami d’envoyer son manuscrit sous le nom de l’ami. Le manuscrit a été refusé, le même manuscrit signé Romain Gary a été accepté.
    C’est choquant, que des lecteurs des maisons d’édition ne soient pas capables de juger par eux-même de la valeur de la prose qu’ils recoivent. Ils ne font pas leur travail, ils n’ont sans doute, dans le meilleur cas pas assez de temps, ils ouvrent une page au hasard, lisent une phrase au hasard et ils accrochent ou pas, dans le pire des cas ils suivent des modes ou fonctionnent au copinage.
    Dans ce contexte, je trouve l’autoédition d’Amazon avec Kindle et/ou Createspace extraordinaire! Quelle aubaine pour les auteurs inconnus! En quelques heures de travail sur l’ordinateur (et bien sûr quelques aptitudes dans ce domaine), ils peuvent télécharcher leur livre formaté sur les plateformes Createspace et/ou Kindle et quelques jours après, leur livre est disponible sur Amazon aux quatre coins du monde en ebook et/ou livre de poche, et cela gratuitement et sans qu’un juge en littérature souvent improvisé ne refuse leur prose. C’est génial ! Quelle ouverture d’esprit. Et en plus, ils gardent leurs droits et touchent jusqu’à 70% sur les ebooks et ce qu’ils veulent sur les livres de poche.
    Merci Amazon et je ne bosse ni pour Amazon, ni ne soutiens certains aspects questionnables de la gestion de leur personel.
    C’est génial: chacun a une chance et il ne faut coucher avec personne.
    J’allais oublier la motivation de ma contribution: recommander mon nouveau livre:

    http://www.amazon.fr/Vitãx®-et-autres-nouvelles-ebook/dp/B00DJSZEYC/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1372977328&sr=1-1

    A plus!

    Yves

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  11. Piron

    Comme beaucoup d’auteur j’ai longuement pensé avant de faire la choix de l’auto edition. Mais la simplicité et surtout la proximité avec mes lecteurs a favorisé ma décision. L’auto edition est une solution que l’auteur peut maitrisé. Pour donner un exemple mon 1 er livre a été édité en 1000 exemplaires, puis une 2 eme editions avec un objectif de 5000 livres. Aujourd’hui le livre est distribué sur mon site internet et via amazon. J’en suis à 2700 livres.

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  12. LAFFITTE Jacques

    Bonjour. Tout les commentaires oublient le principal pb : faire connaître son livre (dans sa version papier) auprès des libraires qui restent quand même encore le principal moyen de vendre son livre. Pour cela le Diffuseur-Distributeur est indispensable car tous les médias et libraires se méfient des ouvrages auto-édités. Or les diffuseurs-distributeurs refusent de fait les auteurs non connus et qui par définition ne peuvent assurer un chiffre vente important : on se retrouve donc dans l’impossibilité de faire connaître l’existence de son livre. Et internet n’est pas miraculeux contrairement à ce que tout le monde dit et répète.
    Quelqu’un a-t-il une idée ou connaîtrait-il un diffuseur qui accepterait de faire connaître un-des livres d’auteurs auto-édités et non connus ?
    Merci d’avance.
    J.L.

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  13. K-Geng

    Bonjour,
    Moi, pour ma part, j’attends la validation de mon premier roman chez TBE. La plupart des gens oublient que devenir auto-éditeur n’est pas le chemin le plus facile mais bien au contraire, le plus difficile. Le plus dur n’est pas d’écrire mais de promouvoir. Avec mes petits moyens et mes très infimes connaissances du net, je vais essayer de faire ça. Il faut tout tenter même si je ne m’attends pas à devenir l’écrivain de l’année en France. Je vais essayer d’avancer doucement avec mes armes. Mais il est évident que si vous ne vous bougez pas, rien ne se fera tout seul. Voici l’adresse de mon blog :
    christophe-k-geng.over-blog.com

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  14. Pingback: En discussion avec Jean d’Ormesson: écrire c’est essayer | cecilelaredac

  15. Marialexie

    A lire cet article, tout semble facile et à la portée du premier venu… Je pense qu’il faut nuancer un peu… Je fais des salons et suis active sur internet, j’ai proposé un début de contenu gratuit pour me faire connaitre et avoir des retours et faut avouer que je galère pas mal.
    Je ne sais pas si ça fonctionne pour les livres écrits mais la BD, c’est vraiment épuisant. Il faut arriver à se financer, à faire sa promo (donc compter en plus temps/argent) et avoir le moral pour continuer à bosser son taff alimentaire … Alors oui certains arrivent à quelque chose en auto édition et c’est bien, mais ça n’est pas si facile.

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