Fahrenheit 451 enfin en numérique

Après des années de refus, l’écrivain américain Ray Bradury a finalement autorisé sa maison d’édition américaine à publier son célèbre roman en numérique. 

Il était l’un des derniers à refuser l’édition de ses romans au format numérique, mais il vient de céder. A 91 ans, Ray Bradbury, le célèbre auteur de science-fiction, vient en effet d’autoriser sa maison d’édition à publier en version digitale l’un de ses livres les plus célèbres, Fahrenheit 451, alors qu’il s’y était toujours opposé. C’est un représentant de Simon & Schuster (l’éditeur en question) qui l’a révélé, en même temps qu’il annonçait un nouveau contrat d’édition concernant le livre.

Ray Bradbury n’a pas expliqué son revirement. En revanche, l’agent de l’écrivain a confié que cette autorisation était la condition sine qua non à la signature du nouveau contrat. Celui-ci, qui se chiffrerait en millions de dollars, s’applique à toute édition du roman en langue anglaise pour l’Amérique du Nord (États-Unis et Canada). Les Chroniques martiennes et L’Homme illustré sont aussi inclus dans l’accord.

Un format « qui sent l’essence brûlée »

En 2009, dans une interview au New York Times, Ray Bradbury avait déclaré son aversion pour le format numérique, « qui sent l’essence brûlée ». Au cours du même entretien, il s’en était aussi pris à Internet, jugé « sans intérêt ».

Les écrivains réfractaires au numérique ont donc perdu un des leurs. En France, l’un des plus célèbres représentants de ce mouvement est Frédéric Beigbeder, qui a d’ailleurs fait du rejet de l’ebook le thème de son dernier livre, Premier bilan avant l’apocalypse.

(d’après The Guardian)

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