L’édition c’est pas de la littérature !

Vous rêvez de découvrir les coulisses de l’édition ? Vous allez être servis ! Pour ceux d’entre vous qui l’ont manquée, voici la déjà mythique émission Strip-Tease diffusée sur France 3 le 29 juillet 2009. Gilles Cohen-Solal, des éditions Héloïse d’Ormesson, y est tour à tour cynique, odieux, méchant et grossier, mais parfois également touchant (il faut bien l’avouer…).

L'intégrale de l'émission Striptease avec Gilles Cohen-Solal

L’intégrale de l’émission Striptease sur Gilles Cohen-Solal est diffusée sur le site de l’Express.fr. L’émission dure 36 minutes, mais elle vaut vraiment la peine d’être regardée entièrement.

J’attends vos commentaires avec impatience !

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14 thoughts on “L’édition c’est pas de la littérature !

  1. Dudouit Anita

    Je reste sans voix ! Quelle mise en scène odieuse ! Les propos tenus par cet éditeur relèvent-ils de la provocation, du courage, de la sincérité ou d’un manque de jugement ? Je suis naïve, sans doute, mais j’ose espérer que tous les éditeurs ne sont pas aussi cyniques que celui-là. Triste image de l’édition !

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  2. Catherine HOLLOCOU

    Très belle émission et belle performance d’un éditeur ordinaire (c’est-à-dire que nous le voyons vivre sa vie de tous les jours). Dure réalité entre le rêve que l’écrivain essaie de mettre sur le papier et le monde de l’argent que représente l’éditeur. Cela ne doit décourager personne car le plus important, c’est d’arriver un jour à sortir un livre. Quand on le voit sous nos yeux, c’est le plus beau jour de notre vie…

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  3. anne

    Merci de m’avoir fait découvrir cette émission « L’édition, c’est pas de la littérature ».
    Je ne sais pas où vous avez pu trouver M. Cohen-Solal touchant, il faudra m’expliquer !

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  4. Nelly Post author

    pour répondre à anne : je trouve que gilles cohen-solal est très rude dans ses rapports avec les autres mais il ne s’épargne pas non plus. Il n’hésite pas à se montrer sous un jour peu glorieux (notamment en disant qu’il a bien conscience que ce n’est pas lui qui décide dans la maison d’édition mais sa femme). Il ne profite pas de la caméra pour mettre en avant une image flatteuse de lui-même. C’est cela que je trouve assez courageux et plutôt touchant car finalement en regardant cela je me dis que ce monsieur tellement cynique n’a sans doute pas une très bonne image de lui-même et cache pas mal de blessures mal refermées… Mais bon là on quitte les arcanes de l’édition…

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  5. baboue666

    ah oui, je suis d’accord avec le post n°4.
    mais qu’ils sont compliqués ses gens!!! (et pis y font des restaus et moi j’ai faim mais ça aussi c’est une autre histoire). en tout cas, c’est pas chez eux que j’irai. déjà, j’habite pas paris et ce genre de personnage m’intimide et puis je ne les intéresserais pas, je fais pas dans la philo.

    cela dit, merci d’avoir mis le lien sur ce site (striptease passe trop tard le soir)
    bonne journée

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  6. Céline

    Pour avoir eu le plaisir de rencontrer Héloïse d’Ormesson lors d’un café littéraire où elle présentait le livre de Michal Govrin, je n’imaginait qu’une femme si élégante puisse partager l’existence d’un homme aussi rustre et désespérant. Effectivement on se demande ce qui a pu rendre ce personnage aussi aigri et acide mais qu’importe après tout cela relève de son histoire personnelle. Quoi qu’il en soit je ne penses pas que l’on puisse obtenir le meilleur en offrant le pire. Une bien triste image du quartier latin, un pseudo élitisme vulgaire. Décourageant mais peut-être était-ce le but recherché par M. Cohen-Solal…

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  7. Céline

    Oups ! Erratum : l’éditrice de Michal Govrin est Sabine Wespieser. Rien à voir du tout car ce fut une superbe, véritable et émouvante rencontre littéraire !
    L’attitude choquante de M. Cohen-Solal dans ce reportage m’aura certainement déboussolée !

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  8. Maria

    J’ai envie de dire que, malheureusement, il s’agit bien d’une réalité du monde de l’édition; mais une réalité qui existe aussi à d’autres niveaux, chez certains libraires, d’après ce que j’ai pu expérimenté à travailler quatre ans dans une librairie.
    Ce qui importait avant tout au gérant, c’était le chiffre d’affaire, allant même jusqu’à faire des paris sur le chiffre de vente de certains bestsellers, qui à mon mon avis, n’avaient aucune qualité littéraire, mais étaient plutôt le résultat d’une campagne de marketing bien montée. Ainsi, on vise le grand public, au lieu des amants de la littérature. Et seuls les grands éditeurs,qui ont « le cul bien assis », comme le dit Cohen-Solal peuvent se permettre de publier de écrivains émergeant qui ont un réel talent. Pour le reste, une fois que l’on s’est forgé un nom dans le secteur, c’est plus facile d’être publié.
    Quoi qu’il en soit, je reste assez optimiste. Je pense effectivement que rien ne peut parer le plaisir d’écrire quand on en ressent le besoin vital, et surtout pas ce genre de personnage qui n’a aucune sensibilité artistique.
    Je me dis aussi que l’amour des livres est un vecteur de réussite et que si cette maison d’édition fonctionne, ce n’est surement pas grâce à lui, mais bien grâce à Héloïse. Je pense aussi que ce pauvre cynique doit souffrir d’un complexe d’infériorité, face à la famille d’Ormesson et qu’en quelque sorte, un tel comportement traduit sa volonté de montrer qu’il est quelqu’un lui aussi. Ceci dit, Héloïse n’a pas besoin d’un tel bouffon à ses côtés, pour faire vivre sa maison d’édition, bien au contraire!
    Pardonnez-moi si j’ai été un peu dure dans mes propos et si mon message est un peu trop long, mais pour avoir travaillé avec ce type de personne, le reportage a remué en moi bien des souvenirs!

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  9. Gilles Cohen-Solal

    @Maria,
    « que si cette maison d’édition fonctionne, ce n’est surement pas grâce à lui, mais bien grâce à Héloïse. Je pense aussi que ce pauvre cynique doit souffrir d’un complexe d’infériorité, face à la famille d’Ormesson et qu’en quelque sorte, un tel comportement traduit sa volonté de montrer qu’il est quelqu’un lui aussi. Ceci dit, Héloïse n’a pas besoin d’un tel bouffon à ses côtés, pour faire vivre sa maison d’édition, bien au contraire! »
    Qu’en savez vous de ce que vous avancez?
    Que savez vous de mon rôle dans la création et le développemenr de cette maison?
    Est que vous croyez qu’il suffit d’être anonyme et d’avoir un ordianteur pour avoir du talent? il semble que oui, malheureusement. Comme l’ensemble de vos congénères qui voient dans « l’Éditeur » celui qui fait émerger des textes, certes c’est joli…
    Mais avoir créer 7 salaires , c’est de la littérature?
    Excusez moi mais les frustrés, incompétents, anonymes et envieux dans votre genre mais qui surtout ne savent ne de quoi, ni qui ils parlent vont finir par me fatiguer très sévèrement.
    Cela fait des mois que je n’ai fait aucun commentaire sur les commentaires de cette émission , mais plus de six mois après, trouver comme unique moyen d’exister le fait de me casser sans me connaître est pitoyable.
    Je vous plains , comme vous devez être seule dans votre médiocrité!
    Enfin, non vous n’êtes pas seule! Courrez chez Wrath et quelques autres abrutis vous vous y sentirez bien au chaud!
    Gilles Cohen-Solal

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  10. Frédérique MARTIN

    Je suis surprise de trouver cette vidéo ici, car je ne vois pas ce qu’elle peut apporter à ceux qui recherchent des conseils précis pour mener leurs projets d’écriture. D’autre part – et quoi qu’on en pense – cette émission a été vue, revue et archi-commentée. Quel est l’intérêt de la ressortir ? Les propos ou l’attitude d’un éditeur doivent-ils engager toute la profession ? C’est un peu simple et je reprendrais à mon compte les propos de Pierre Leuliette qui dit en substance qu’il n’aime pas d’avantage hurler avec les loups que braire avec les ânes. Il y a deux choses dont il faudrait tenir compte dans cette affaire, si « affaire » il y a : l’effet loupe des médias et le droit à l’oubli.
    Le travail que vous avez entrepris ici est pertinent, continuez plutôt sur cette lancée. Je vous dis cela en toute amitié.

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  11. nelly

    cette vidéo est classée dans la rubrique : « les coulisses de l’édition » qui comme son nom l »indique…
    j’ai trouvé intéressant de la mettre en ligne d’une part car elle a été diffusé à la télévision cet été et donc manquée par de nombreuses personnes.
    Et selon moi les propos de cet éditeur n’engage que lui. Mon objectif n’est pas de présenter des personnes qui pensent et disent toutes la même chose. A mon avis au contraire, c’est à partir de la diversité que l’on peut se faire une idée personnelle…

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  12. baboue666

    sur l’édition, ça m’ a montré les arrières des salons du livre où se croisent les auteurs. en fait, c’est comme un comédien qui fait la promotion de son livre. ces métiers ont plusieurs facettes. il faut savoir changer de casquette et je trouve ça compliqué.

    j’aimerai bien une interview d’un éditeur indépendant (ou une association d’édition)

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  13. sarah oling

    J’ai vu le reportage sur Gilles Cohen-Solal, il est pleinement dans l’esprit de Striptease… Avec cette forme d’insolence et d’élégance , ce réel amour de la belle littérature, je n’en doute pas un instant, qui est la marque des Éditions Éloïse d’Ormesson. Je dois même avouer que je suis un peu jalouse, oui, jalouse, de n’avoir pu moi-même réaliser ce reportage. Journaliste, je sais combien l’on peut passer à côté de véritables instants de grâce, par manque de temps, une interview étant par définition dans un temps et un cadre normé. Écrivain, je connais la « rudesse » relationnelle qui caractérise parfois les liens avec un éditeur. Mélange des genres… Un écrivain est fragile, infiniment fragile parfois et un éditeur reste un humain, pas un père ou un laudateur. Le choc parfois peut être violent. Mais, pour revenir à Gilles Cohen-Solal, j’ai vu, au delà des mots et du jeu, des premiers instants d’agacement, un authentique lien pour ses auteurs. Suis-je angélique pour autant? Non, je crois simplement qu’il faut aller au delà du masque social que chacun revêt pour enfin découvrir ce qu’est une réelle altérité…

    Sarah Oling

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  14. Gilles Cohen-Solal

    Sarah,
    sur ma page FB il y a mon mail (categorie profil)
    j’échangerais volontiers avec vous
    Cordialement
    GCS

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