Donnez du relief à vos personnages
Comment créer des héros de roman ambivalents, qui ne soient pas uniquement gentils ou méchants ? Nos 4 conseils pour concevoir ces personnages qui marquent très souvent les lecteurs pendant longtemps.
1 : Créez des personnages utiles à votre intrigue
Pour débuter la construction d’un personnage, toutes les options sont bonnes : description physique, famille, travail, traits de caractère, etc. Mais ne vous contentez pas d’une seule « dimension » : il faut donner de l’épaisseur à votre héros, qu’il soit tiraillé entre deux sentiments a priori irréconciliables (amour / haine), qu’il ait une raison d’exister, un conflit intérieur lui conférant un rôle précis à jouer dans votre intrigue. Demandez-vous toujours, donc, pourquoi vous avez créé tel personnage, et comment il va influencer l’histoire que vous avez imaginée. Si vous n’arrivez pas à répondre à ces questions, c’est certainement que le personnage n’a pas lieu d’être.
2 : Soyez précis !
La littérature ne peut se contenter de personnages aux motivations floues. Pour qu’ils marquent vos lecteurs, qu’ils leur donnent envie de lire votre roman jusqu’au bout, il faut qu’ils soient définis le plus précisément possible. Même si cela vous déplait, imposez-vous de prendre du temps pour poser / répondre à toutes les questions qui vous passent par la tête concernant vos personnages. Et surtout prenez des notes !
3 : Développez votre personnage en tension avec le thème principal du roman
Les histoires qui tiennent la route sont celles qui s’organisent autour d’un thème principal fort (exemple : le pardon, la rédemption, l’acceptation de soi, etc.). Bien évidemment, votre héros doit avoir un lien direct, inextricable même, avec ce thème. De la même manière que chaque personnage doit avoir une raison d’exister dans votre intrigue, chaque scène, chaque dialogue, chaque lieu ou encore chaque action, doit aussi faire progresser, et l’histoire, et ses protagonistes.
4 : Ménagez vos effets
Au début de votre intrigue, votre héros est en proie à un conflit intérieur intense, profond. Vous l’avez présenté, contextualisé ; il a accompagné tout votre récit. Afin de bien conclure votre histoire, la transformation qu’a subie votre personnage doit apparaître clairement dans les dernières lignes. Ainsi, la boucle est bouclée !
(d’après Eric M. Witchey, The Writer, 10/11 ; © www.hiped.com – Fotolia.com)
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