Documentaire TV sur le monde de l’édition en pleine mutation

Ecrivez, on s’occupe du reste
La littérature selon Amazon

Documentaire ARTE de 52min

Si vous avez manqué ce documentaire présenté mercredi 16 avril 2014 sur la chaîne Arte, vous pouvez le revoir en streaming sur Youtube.

Sur quoi porte ce documentaire ?
Avec le passage au numérique, le monde de l’édition est en pleine mutation. L’auto-publication sous forme d’e-books est ainsi proposée aux auteurs par la multinationale Amazon. Ce documentaire s’interroge sur l’avenir du livre et aborde les questions des droits d’auteur, du prix unique, de l’uniformisation des goûts, ou encore de la mort annoncée des petits libraires.

Kindle direct publishing
Le projet d’autopublication, Kindle direct publishing, lancé par le géant Amazon a changé la vie de plusieurs auteurs. Sans passer par un éditeur, ce sont eux qui mettent désormais leurs romans en ligne sous la forme d’e-books. Le prix de vente est compris entre 0,89 et 1,49 euro l’exemplaire – 70 % de cette somme leur revenant. De quoi mettre les éditeurs traditionnels sous pression, alors même qu’Amazon détient déjà un quasi-monopole sur le marché du livre électronique avec la liseuse Kindle. L’entreprise américaine détient par ailleurs 200 millions d’adresses d’acheteurs et est aujourd’hui valorisée à 160 milliards de dollars en Bourse.

Le système Amazon
Le parcours de quatre auteur(e)s permet de disséquer le système Amazon. Une ancienne psychologue, Agnès Martin-Lugand, a autoédité en e-book son roman Les gens heureux lisent et boivent du café en octobre 2012 via la plate-forme Amazon. Le journaliste munichois Oliver Pötzsch a dépassé le million d’e-books vendus par la multinationale de Seattle en juin 2013, grâce à sa trilogie mettant en scène un bourreau bavarois et ses descendants, entre le XVIe et le XIXe siècle. Amanda Hocking, du Minnesota, a vite fait fortune avec ses aventures paranormales. Quant à Emily Bold, elle a trouvé un public international grâce à ses romans d’amour qui se déroulent en Écosse. Des entretiens avec ces écrivain(e)s, avec des éditeurs en Allemagne et en France – dont Antoine Gallimard – ainsi que des reportages aux foires du livre de Londres, New York et Francfort permettent ainsi de s’interroger sur l’avenir du livre et d’aborder des questions comme les droits d’auteur, le prix unique, l’uniformisation des goûts, la diversité culturelle, ou encore la mort annoncée des petits libraires…

Voir ce documentaire en streaming sur le site Arte+7

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3 thoughts on “Documentaire TV sur le monde de l’édition en pleine mutation

  1. Rébecca@ conseils écriture

    Personnellement, j’ai longtemps hésité à passer sur kindle en ce qui concerne la lecture. Le livre papier a bien du charme, et sa personnalité, il faut l’avouer. J’ai fait le pas et… c’est tellement pratique ! On ne perd pas sa page, on peut lire dans le noir, on transporte sa bibliothèque avec soi.

    Pour l’édition de mes propres romans, je pense passer par l’auto-édition.

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  2. Nathalie Bédard

    Je ne suis pas outrée par ce documentaire. Bien au contraire cela ravive l’espoir en moi. Le publique est et restera le meilleur juge d’une oeuvre avec ou sans les « Amazone » de ce monde. Avant même l’arrivé de ce géant, les maisons d’édition se pliaient déjà au marché. Un livre de recette d’un grand chef ayant une émission télé hebdomadaire se vend mieux qu’un Proust par les temps qui courent. Une telle situation est d’autant plus réel pour un petit marché comme celui du Québec. Je ne suis pas inquiète pour ce qui est de l’uniformisation des goûts. Il y aura toujours des irréductibles qui créeront une plateforme pour répondre aux demandes plus originales. Il y aura de la place pour tous. Rejoindre la masse n’est-il pas le rêve de tous auteurs. Pour ce qui est des livres numériques alors là quel chose exceptionnelle! Pratique à souhait comme l’a mentionné Rébecca. Et puis en ce qui me concerne, ironiquement je travaille dans une imprimerie donc l’odeur de l’encre et la texture du papier n’ont plus rien de romantique pour moi. Cette vague me plaie bien et tant pis si je perds un jour cet emploie en imprimerie.

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  3. Stéphane

    J’hésite à faire comme vous Rebecca: mon manuscrit a été refusé partout (air connu) avec au passage de bonnes critiques de 2 éditeurs dont un très connu sans compter des amis enthousiastes (!).
    J’ai peur du fast-food culture, et du fast-food editing. Aux USA la densité de librairies au m2 est très faible à part les grandes villes et les gens passent beaucoup par Amazon pour commander des livres : il acquiert un monopole redoutable. D’ailleurs il est en procès comme en UK parce que le gouvernement anglais (et d’autres!) trouve qu’ils ne payent pas assez d’impôts relativement à leurs gains faramineux.
    En France l’e-book marche moins bien que là-bas, les gens se fiant sans doute davantage aux libraires et circuits traditionnels.
    C’est une opportunité à ne pas négliger en tout cas, même si je ne tiens pas à tout prix à être publié, n’importe où et n’importe comment. Traditionaliste qq part, je crois encore (et toujours) aux comités de lecture même si la probabilité d’être édité (e) est très faible.
    Probabilité quasiment d’ordre quantique…
    Faut quand même être relativement sûr (e) de soi pour poster un texte comme ça sur Amazon. Je vais le retravailler et le fais relire par une pro, ancienne lectrice d’une grande maison et je verrai.
    En tout cas, les « gains » via cette méthode c’est le cadet de mes soucis: je n’écris pas pour l’argent et peu le font d’ailleurs!

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