Devenir éditeur ? Google n’y pense pas

En matière de livres, le moteur de recherche américain reste droit dans sa mission : faciliter l’accès – même illégalement – et non publier.

Google Books ne deviendra donc pas une maison d’édition. Le moteur de recherche l’a annoncé par la voix de Santiago de la Mora, dirigeant du projet de numérisation « Google recherche de livres » pour l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. C’était lundi, en ouverture de la conférence de l’Unesco sur l’avenir du livre, qui se tient à Monza (Italie) jusqu’à ce midi.

« Nous sommes des facilitateurs, pas des éditeurs, a précisé Santiago de la Mora. Notre rôle, c’est de travailler en étroite relation avec les éditeurs du monde entier et de faire tout notre possible pour rendre leurs livres accessibles au plus grand nombre. » Google ne rejoindra donc pas Amazon, le géant de la librairie en ligne, qui met en place petit à petit sa maison d’édition.

Aux Etats-Unis, les négociations prolongées

Mais même ce rôle de facilitateur que veut endosser Google, tout le monde ne semble pas vouloir l’accepter facilement. La semaine dernière, la justice américaine a ainsi accordé un nouveau délai – jusqu’au 19 juillet – pour les négociations entre Google Books, les auteurs et les éditeurs américains. Ceci après avoir rejeté, le 22 mars dernier, l’accord à l’amiable conclu entre ces différentes parties.

Selon les termes de ce dernier, Google s’engageait à verser 125 millions de dollars (85 M€) aux auteurs et éditeurs dont les livres ont été numérisés sans leur consentement. Il prévoyait également l’instauration d’un registre des droits du livre, répertoriant les écrivains qui acceptent que leurs livres soient numérisés par Google – contre perception de leurs droits d’auteur.

En France, trois éditeurs ont décidé de porter plainte contre le moteur de recherche pour contrefaçon le 6 mai dernier. Albin Michel, Flammarion et Gallimard reprochent au moteur de recherche la reproduction illégale d’environ 9 800 titres dont ils possèdent les droits. Ils réclament 1 000 € de dommages et intérêts pour chaque ouvrage numérisé sans autorisation, soit près de 9,8 M€ en tout.

(d’après The Bookseller et Publishers Weekly)

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