De la réalité au polar : Maxime Chattam rencontre la gendarmerie

de la fiction au polar-maxime chattam et la gendarmerieA l’occasion de l’édition 2015 du Salon du Livre de Paris, le romancier Maxime Chattam a rencontré deux gendarmes. L’occasion d’évoquer les coulisses du passage de la réalité au polar !

L’implication du romancier
Maxime Chattam publie Que ta volonté soit faite (ed. Albin Michel, 2015) : « J’invente d’abord une histoire, je trouve tous les éléments de l’enquête. Dans un récit, tout va très vite et tombe très bien. C’est la grande différence entre la réalité et la fiction ! Olivier me dit ensuite ce qui est possible ou non. J’essaie de poser des questions à des gens dont l’enquête est le métier. J’ai également fait un DU de criminologie pour avoir les bases. J’ai été au plus près des enquêteurs, notamment aux Etats-Unis, pour apprendre. Je voulais connaître plein de petits trucs auxquels je n’aurais pas pensé. Il faut observer et poser beaucoup de questions. »

Entre précision et concision
Colonel François Daoust, expert du Pôle Judiciaire de la gendarmerie Nationale : « Les experts ne sont pas des enquêteurs. De plus, une grande partie de nos analyses n’ont rien à voir avec l’enquête criminelle. On change parfois plusieurs fois de tenues sur une scène de crime pour ne pas la contaminer. 80% de notre temps est consacré à la procédure écrite ».

Maxime Chattam : « Je ne peux pas m’attarder sur un millier d’hypothèses. Ce serait impossible ! Dans un roman, on va à l’essentiel sans se soucier de ce que cela coûte alors que les analyses sont onéreuses. J’essaie de synthétiser. Je ne sors pas tout l’attirail de prélèvements et méthodes dans mes romans. Je cible donc ce qui m’arrange dans l’enquête policière : je triche. Je rajoute aussi un peu d’affect. »

Un pont nécessaire entre la réalité et la fiction
Olivier Boguais, enquêteur de la section de Recherche de la Gendarmerie de Paris : « Dans la réalité, on mène plusieurs enquêtes en même temps. De plus, il y a systématiquement quatre ou cinq personnes qui travaillent ensemble. Enfin, nous n’intervenons jamais seuls. C’est un élément dramatique dans le roman, mais c’est irréaliste. »

Maxime Chattam : « Dans un roman, si on avait plusieurs enquêtes de front, auteur et lecteurs seraient perdus. De plus, je ne sais pas penser comme un enquêteur. Mais je suis romancier, mon métier consiste à faire l’éponge. »

L’écriture selon Maxime Chattam
« J’aime écrire et être rigoureux. Tous les matins, je suis devant mon écran pour écrire. Je travaille sur mon texte environ huit heures par jour, cinq jours par semaine. Mes lectures de chevet sont souvent des revues scientifiques, comme la revue du FBI. J’ai toujours plein de petites idées que je note. J’ai déjà plus d’une dizaine de carnets pour des bouquins prêts à être écrits ! »
(Crédits photo : ©Jean-Francois-Robert)

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