De Joyce à Larson

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Tout semblait compliqué, mon cerveau était embrouillé, impossible d’y voir clair, dans ma tête les mots, les idées, les buts s’entrechoquaient et tournaient, tournaient comme un manège.
Je ne pouvais m’empêcher de défier les limites de mon inconscient jusqu’à ce qu’il navigue sur les flots et qu’enfin, il puisse sentir les frontières de la douceur éternelle. J’étais persécutée par les pensées de l’univers, savoir qu’elles étaient préconçues et qu’elles étaient les plus difficiles des énigmes à défaire. Cela me semblait incontournable.
Certes, je n’avais presque plus de place dans mon cerveau pour que l’oxygène puisse circuler !

J’avais beau essayer de faire le tri entre mes idées mais plus je pensais et plus j’avais l’impression qu’il y avait mille chemins à suivre. Alors lequel emprunter ?
Je me disais que pourtant, après tant d’années d’effort et de travail sur moi-même j’aurais dû me sentir apaisée, libre, la tête vide et non encombrée d’un nombre incalculable de passages secrets, de sentiers inexplorés que je n’avais même pas soupçonné d’exister.

Le chemin ne devait-il pas être droit devant, tout simplement ? Que n’avais-je pas fait pour trouver « l’équilibre » interne tant convoité ? Ces questions me tourmentaient, la peur de la folie me taraudait. Les heures tournaient et la tête entre mes mains en vain, je cherchais… que n’avais-je pas encore fais ? Quelle étape de la vie n’avais-je pas encore surmontée ?

Alors que tous les éléments étaient réunis pour que je sois bien, ces quelques semaines je ne désirais plus qu’une chose : Disparaître ! Oui !
Disparaître dans l’abîme de mon être pour tâcher de reconnaître les vérités enfuies à l’intérieur de ma vie !
Disparaître tout au fond de moi pour ne plus avoir peur d’être là, face aux réalités qui m’étaient imposées !

Ce matin-là, rien n’était pareil. Je regardais le soleil se lever, ma tasse de café fumant à la main. Les couleurs dans le ciel faisaient penser à l’été Indien. Quel magnifique spectacle! Je n’aurais voulu manquer ça sous aucun prétexte.
Je remercie mon rêve de cette nuit pour m’avoir réveillée… Et quel rêve ! Fantastique …

Tout au long de celui-ci je me suis sentie libre comme un oiseau, je volais entre les nuages, le corps léger. Au fur et à mesure, dans ma tête défilaient toutes les images du passé. J’ai subitement ouvert les yeux lorsque toutes mes idées s’étaient évacuées et que j’atteignais les portes scintillantes d’un futur, d’un avant…

C’était une sérieuse révélation. Je n’avais rien omis de faire, je devais cesser de me tarauder et de m’en prendre à moi, mais juste réajuster mon attitude qui ne correspondait plus à la personne que j’étais devenue !
Il était temps d’avancer et de tourner la page car tout était réglé. Il fallait vivre maintenant, explorer le monde, rire, s’amuser, découvrir et assumer la personne que j’étais devenue, explorer ces capacités et remercier la vie chaque jour de m’avoir donné une chance de renaître de celle que j’avais été.

Grâce à mes efforts et au ciel la renaissance personnelle s’était effectuée, un livre se terminait, un autre commençait. Larson venait de pointer le bout de son nez, permettant à Joyce de lui laisser de la place pour s’épanouir devant la beauté d’un nouvel avenir.

Jesscristaline

 

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