Comment structurer votre roman ?

Quand ils entendent parler de structure de roman, nombre d’auteurs s’enfuient en courant. Pourtant, c’est un passage nécessaire dans le processus d’écriture. Voici trois méthodes pour préparer la structure de votre récit. A vous de choisir celle qui vous convient le mieux !

Tous les artistes possèdent leurs outils : le peintre a son pinceau, le sculpteur a son ciseau. Les écrivains, eux, ont la structure de leur roman. Mais on n’est pas artiste simplement parce que l’on possède un pinceau ou un ciseau. Pour être considéré comme tel, il faut d’abord apprendre à se servir de son outil. Ainsi, vous pourrez créer quelque chose qui donne envie aux autres de passer un petit moment avec votre œuvre, d’y réfléchir encore alors qu’ils ont, depuis un moment, quitté la galerie ou le musée, ou refermé le livre.

Pourtant, de nombreux auteurs rechignent à respecter cette étape. Ils pensent que l’écriture est un processus de découverte – que leurs personnages vont révéler naturellement leur personnalité au fur et à mesure de l’écriture et que les plans de roman sont des structures trop rigides. C’est faux. Considérez votre plan plutôt comme une suggestion, que vous pourrez adapter si besoin est au fil de la rédaction. Car le but d’un plan, c’est avant tout de s’assurer que vos personnages et votre intrigue tiennent la route.

1. Le plan détaillé
C’est la technique la plus traditionnelle, celle qui vous permet d’élaborer un plan ressemblant à ceux que vous construisiez pour une dissertation au lycée. Chaque scène de votre roman doit y être scrupuleusement décrite.

Un plan détaillé peut être divisé en plus ou moins trois parties, ou trois « actes » comme on les appelle.
L’acte I introduit les personnages et l’intrigue.
L’acte II complique le récit : le héros veut quelque chose, mais des obstacles se dressent devant lui.
L’acte III permet de dénouer la situation : le héros obtient ce qu’il désire… ou pas.

Dans ce type de plan, il ne faut pas oublier d’indiquer – et de décrire – le lieu où se déroule la scène et les personnages qui sont impliqués. Mentionnez aussi clairement l’objectif de cette scène, ce qu’elle est censée apporter à votre récit.

Evidemment, en raison du degré de détails qu’il requiert, ce type de plan est aussi celui qui demande le plus de temps à rédiger. Mais ce n’est pas du temps perdu, bien au contraire. Un plan bien ficelé (avec une intrigue et des personnages qui progressent de manière cohérente) vous aidera considérablement dans la phase d’écriture et vous permettra de mieux voir à quels moments vous pouvez donner libre cours à votre créativité.

2. Le plan a minima
Si vous êtes réfractaire à l’idée même d’élaborer une structure narrative, alors vous préférerez sans aucun doute le plan a minima. Dans celui-ci, on ne s’embarrasse pas des détails et on se concentre sur les éléments essentiels : donner le lieu de l’action, le nom des personnages impliqués et un bref résumé de ce qui se passe dans la scène.

Comme le plan détaillé, le plan a minima possède ses avantages et ses inconvénients. Parmi les plus : il offre plus de liberté au moment de son élaboration. En revanche, il implique de différer toute la réflexion sur les rouages de l’intrigue, au moment de l’écriture. De ce fait, cette dernière phase sera alors plus longue, et peut-être plus fastidieuse.

3. La technique des cartes à jouer
Quand vous étiez jeune, à l’école maternelle et/ou primaire, peut-être avez-vous eu l’occasion d’apprendre des mots de vocabulaire ou les tables de multiplication en utilisant des cartes de jeu. Ces objets étaient d’excellents outils d’apprentissage, car :
– ils se transportaient facilement et vous pouviez donc les emporter n’importe où avec vous ;
– vous pouviez mélanger les cartes et, ainsi, ne pas vous contenter de mémoriser les réponses dans l’ordre de rangement des cartes.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce type de cartes peut aussi vous aider à élaborer l’architecture de votre roman. Sur chaque carte, notez les éléments principaux d’une scène de votre intrigue : le décor, les personnages, les détails de l’action et l’objectif narratif. Ensuite, classez chaque carte dans l’ordre de progression de votre intrigue.

L’avantage de cette technique, c’est qu’elle vous permet de vous rendre compte plus facilement si l’ordre dans lequel vous avez imaginé vos scènes est le plus pertinent, s’il convient de le changer, de retirer une scène ou d’en ajouter une autre. Mais, comme vous l’avez deviné, elle implique déjà d’avoir déterminé (au minimum) une ébauche d’architecture.
(Crédit photo : © iMAGINE – Fotolia.com)

 

Confiez-nous votre manuscrit
pour une évaluation

visu-diagnostic-carre

Vous souhaitez bénéficier d’un regard critique et constructif sur votre texte pour savoir s’il est abouti ? Le diagnostic de votre manuscrit est une analyse détaillée qui vous permettra d’améliorer votre texte. Votre conseiller littéraire vous explique ce qui « fonctionne », ce qui ne « fonctionne » pas, pour quelles raisons et vous donne des pistes de retravail, ainsi qu’un plan d’actions pour savoir par quoi commencer la réécriture de votre texte. En savoir +

Vous souhaitez autoéditer
votre livre ?

aide autoedition

Pour vous, l’autoédition a un goût de liberté ! Vous estimez que vous n’avez pas besoin d’un éditeur traditionnel. Vous préférez garder vos droits d’auteurs et encaisser la totalité du montant de vos ventes. Nous pouvons vous accompagner tout au long de la création de votre livre : correction du manuscrit, graphisme de la couverture, maquette intérieure et impression ou autoédition numérique. En savoir +

Partagez cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.