Comment sont choisis les manuscrits ?

A quarante-deux ans, Bruno Migdal, qui travaille dans un établissement scientifique en région parisienne, décide de se rapprocher du monde des lettres en effectuant un stage dans une maison d’édition. De cette expérience est sorti Petits Bonheurs de l’Edition (La Différence, 2012). A travers ce « journal de stage », il témoigne des codes du monde de l’édition qu’il a pu observer.

Dans ces vidéos, Bruno Migdal nous raconte le quotidien d’un lecteur dans une maison d’édition. Les manuscrits sont-ils réellement tous lus ? Sur quels critères sont-ils retenus ? L’auteur nous dévoile également les erreurs les plus courantes relevées dans les manuscrits des écrivains qui n’ont pas encore été publiés.

Comment sont choisis les manuscrits ?

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Le travail du lecteur dans une maison d’édition

http://www.dailymotion.com/video/xq7gm3

Les conseils d’un lecteur d’une maison d’édition

http://www.dailymotion.com/video/xq7gla

 

Découvrez le livre de Bruno Migdal : Petits Bonheurs de l’Edition (La Différence, 2012)

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13 thoughts on “Comment sont choisis les manuscrits ?

  1. Mme de K

    Oups ! la dernière phrase tue : « je ne pense pas qu’un bon texte puisse ne pas être publié ». Donc si ton texte n’a pas été retenu, c’est pas que les éditeurs sont submergés de textes, que tu es tombé sur un lecteur stagiaire débutant, que ton manuscrit est tombé dans un trou. Non ! Si ton texte n’a pas été retenu, c’est que t’écris vraiment comme une brèle ! 😉

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  2. Kemper

    Très drôle ! Lorsqu’on sait qu’Hemingway avait été refusé par plus d’une centaine d’éditeurs avant d’être publié. Qu’est ce qu’on retient ? Que la centaine d’éditeurs ont réussi le soi disant impossible de passer à côté d’un bon auteur. Ou que celui qu’il l’a choisi s’est trompé ainsi que tous ceux qui ont fait de lui une référence de la littérature ?

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  3. charles dellestable

    Rares sont les prétendants écrivains à ne se borner qu’à une seule maison d’édition auprès de laquelle ils envoient le coeur battant, l’âme frémissante, leur manuscrit. Nombreux sont ceux qui essuient des refus, plus souvent sans motif qu’avec (je le sais, j’ai testé! 🙂
    Et alors? N’est-il pas moins difficile d’être rejeté par des lecteurs stagiaires qu’éreinté par la critique? Si un stagiaire n’apprécie pas votre manuscrit dans une maison d’édition, un autre pourra avoir un avis différent dans une autre maison. C’est la loterie – qui coûte une fortune en termes d’impression,de reliure, et de frais postaux!- et la règle du jeu.

    Et l’écrivain que vous détestez le plus au monde y est pourtant parvenu… Alors gardez espoir : toutes les brèles ont leur chance! CQFD

    Et puis, l’important dans l’écriture n’est-il pas l’égoïste plaisir que vous en retirez plus que l’avide besoin de reconnaissance? J’ai bien compris que j’étais sans talent, et que je suis une brèle. Mais cela m’indiffère. Puisque c’est écrire qui me fait vivre – intérieurement.

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  4. Lecteur professionnel

    Non, la difficulté principale est d’avoir quelque chose d’intéressant à raconter, qui soit susceptible de toucher presque n’importe qui.
    Il faut avant tout avoir quelque chose à dire sur la vie (au sens large) qui vaille la peine d’être imprimé en plusieurs milliers d’exemplaires
    Le raconter correctement est indispensable mais ce n’est pas le principal.

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  5. Laurent

    En écoutant Bruno Migdal, je me rends compte que j’ai vraiment de la chance d’avoir été édité ( en compte d’éditeur) à trois reprises.

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  6. Marco

    A mon sens, la vraie difficulté de l’édition tourne autour de 3 points:
    1- Il est difficile de vendre des livres, la plupart des maisons sont dont en tension financière.
    2- Pour des raisons que l’on peut comprendre, les éditeurs publient tout ce qu’écrivent leurs auteurs maison – même si ce sont de gros navets – et c’est ce qui exaspère les prétendants, qui trouvent dans les derniers romans sortis tout ce qui est censé être éliminatoire (et encore, l’éditeur est passé par là…)
    3- Ainsi, les places pour les nouveaux sont extrêmement limitées, et sont souvent laissés à des individus qui, de par leur fonction (bloggeur, journaliste, célébrité…) assurent un maximum de ventes pour un minimum d’effort de com.

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  7. jean-yves

    En effet, la dernière phrase tue : « je ne pense pas qu’un bon texte puisse ne pas être publié ». En plus des écrivains qui ont été refusés puis sont devenus des classiques de la littérature, certains s’amusent à envoyer aux éditeurs des textes déjà publiés. Pierre Belfond avait ainsi refusé « Mon village à l’heure allemande », de Bory, faussement envoyé, sous un autre titre, par une journaliste, alors même que c’était un livre déjà publié chez Belfond !

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  8. marie

    Pas du tout d’accord avec Marco
    les grandes maisons d’édition veulent au contraire du sang neuf
    et rejettent leurs bons vieux auteurs maisons (hormis les vieux briscards comme d’Ormesson qui font du chiffre)
    à titre d’exemple il existe pleins de Prix pour les premiers auteurs – et la rentrée littéraire se gargarise de ces premiers auteurs – (oui ça m’exaspère) –
    Non – je ne suis pas un auteur mais dans l’édition et j’aime bien suivre un auteur.
    Eh oui un bon texte se mesure en 1 mn30 – Les manuscrits « chef d’oeuvre » qui n’ont pas été retenus en leur temps – sont effectivement – une époque révolue – en ce temps-là – critères et technologie très différentes d’aujourd’hui !

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  9. Marc Galan

    Ce que j’ai adoré, c’est qu’ayant envoyé un roman historique (d’où le « je » est pratiquement banni), j’ai reçu d’une grande maison d’édition cette simple réponse :
    « Nous ne publions pas d’autobiographies »
    (PS : la maison en question a publié plusieurs « auto-fictions », par ailleurs)

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  10. logaro

    Ce qui est dit dans ce texte est complétement à côté de la plaque d’imprimerie. Si un auteur essaie de se faire publier c’est d’abord pour son plaisir personnel et non pour devenir Prix Nobel de littérature.
    Il va dépenser peut-être quelques centaines d’euros, allons jusqu’à mille, ce qui est l’équivalent de trois pipes au Bois de Boulogne par des prétendues brésiliennes. Et qu’a-t-il en échange ? Le sida qu’il va traîner toute sa vie! Alors qu’avec quelques volumes qu’il peut distribuer à Noël à sa famille et à ses amis, il économise déjà la somme qu’il aurait dépensée avec ses cadeaux. Puis c’est un cadeau personnel qui fera plus plaisir que d’avoir acheté un objet de merde sur internet et qui sera hors d’usage quelques jours plus tard!
    Alors les auteurs que la censure des grandes maisons d’éditions rejette peuvent cette minute de gloriole qui devient rare de nos jours. Faites-vous publier et merde à ceux qui vous préviennent que que ces éditeurs font de l’arnaque. Qui n’en fait pas de nos jours depuis les politiciens qui mentent et vous font des promesses et vous sucent jusqu’à la moëlle avec leurs augmentations d’impôts et vous ceux qui critiquent les éditeurs vous avalez tout crus ces mensonges.
    Dépenser c’est d’abord se faire plaisir comme un petit rêve. Qui n’a jamais vu son nom sur une couverture et dedans un texte qu’il a écrit ne sait pas ce que c’est que la jouissance de la créativité!
    J’ai publié dix huit livres et certains avec succès car mentionnée par de nombreux articles et vendus dans de grande librairies comme celle du Parlement européen. Mon premier volume a été présenté il y a plus de soixante ans chez Grasset qui m’a invité a en parler. Quand j’ai rencontré le représentant, pour aller plus avant voulait que je lui fasse une pipe! Alors parlez des grandes maisons d’éditions qui truandent autant que les petites!

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