Comment présenter votre manuscrit jeunesse aux éditeurs ? (1ère partie)

Christophe Loupy, alias Metantropo, est un auteur, principalement en jeunesse, édité et traduit dans plus d’une quinzaine de langues. Il est également l’auteur du Guide de l’édition jeunesse qui répertorie tous les éditeurs jeunesse francophones et accompagne les auteurs et illustrateurs qui veulent écrire et travailler dans l’édition jeunesse.

A l’approche du salon du livre de jeunesse de Montreuil, Christophe Loupy répond à vos questions et vous donne ses conseils  :

J’ai constitué mon book, j’ai mis en ligne mes illustrations sur internet, j’ai envoyé des échantillons à des éditeurs. Que puis-je faire de plus pour accrocher un éditeur ?
Dans le milieu artistique, rien ne vaut la rencontre et la communication verbale. Avoir du talent ne suffit plus aujourd’hui, sur un marché très professionnalisé. En plus de votre talent et de votre créativité, il vous faudra « vendre » votre dynamisme, votre volonté, votre sérieux. En effet, si un éditeur vous réclame une dizaine d’illustrations pour la semaine suivante et qu’il sait que votre travail sera irréprochable et terminé à temps, même avec un délai aussi court, il sera ravi de vous avoir dans son équipe. Il est donc important, pour vous, de rencontrer les éditeurs et de les convaincre de votre professionnalisme. S’il est pratiquement impossible d’obtenir un rendez-vous avec les éditeurs au siège de leur société, il est en revanche assez facile de les rencontrer lors des salons du livre. N’hésitez donc pas à arpenter un maximum de salons avec votre book sous le bras et à communiquer verbalement sur votre travail et vos compétences professionnelles.

Comment régler la longueur de mes textes en fonction de l’âge des enfants ?
Tout d’abord, il faut que vous soyez capable de définir vous-même à quelle tranche d’âges s’adresse votre texte. Ensuite, en fonction des éditeurs et des collections visés, allez voir chez votre libraire quel calibrage font leurs textes pour calquer le vôtre sur le leur. Le calibrage est le nombre de signes (un signe est un caractère ou un espace). Pour ce faire, vous comptez le nombre de signes sur une ligne et vous le multipliez par le nombre de lignes du texte. Les calibrages, d’un éditeur à l’autre, d’une collection à l’autre, peuvent varier. À titre indicatif (car rien n’est fixe dans ce domaine), un album peut faire entre 0 et 5 000 signes ; un roman 6-7 ans, de 3 à 6 000 ; un roman 7-8, de 10 à 25 000 ; un roman 9-10, de 40 à 60 000 ; et un « 11 ans et plus » de 70 à 180 000, voire, pour les grands formats (style Harry Potter et autres) jusqu’à 200 000 ou 300 000.

Existe-t-il des « codes » pour la présentation d’un manuscrit ?
Oui. Un manuscrit non fonctionnel ou mal relié gênera le lecteur et risque d’être écarté bêtement. Il est donc conseillé de présenter son travail selon les règles. Travaillez la lisibilité : police courante (Times ou Arial), 12 points, interligne double et marges suffisantes pour que votre lecteur puisse annoter facilement, et n’imprimez que les rectos. En ce qui concerne la reliure, une agrafe suffit pour un texte de deux ou trois feuillets, sinon, préférez la reliure à spirale. Dans ce cas, pensez à numéroter vos pages et à indiquer vos nom et contact, au cas où votre correcteur retirerait la reliure, préférant travailler sur des feuillets mobiles.
(d’après le site dédié à la littérature jeunesse : ricochet.org)
Découvrez la deuxième partie de cet article

Retrouvez le Guide de l’édition jeunesse au Salon du Livre de jeunesse de Montreuil qui se tiendra du 27 novembre au 2 décembre 2013 (stand CRILJ/GRiffon, emplacement G29)

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