Comment décrire un agent du FBI de façon réaliste ?

 Vous avez décidé d’écrire un roman policier qui se déroule aux Etats-Unis et vous souhaitez intégrer un agent du FBI. Mais attention, car si vous pensez que sa vie doit être forcément glamour, vous avez tout faux.

Alicia Hilton, écrivaine et ancien agent du FBI infiltré prévient : « Si vous voulez intégrer un agent du FBI dans votre prochain roman, oubliez les voitures rapides, le sexe, les vêtements de créateurs et la vie parmi les riches et puissants ».
Pour tester vos connaissances et vos réflexes, voici deux exemples de situations délicates vécues par Alicia Hilton. Essayez de deviner comment elle a bien pu s’en sortir !

Scénario 1 : Votre protagoniste est un agent du FBI infiltré. Les personnes sur lesquelles il enquête l’ont payé pour entrer dans un bâtiment officiel du gouvernement afin de corrompre plusieurs fonctionnaires. Les commanditaires insistent sur le fait qu’il doit soudoyer toutes ces personnes le même jour. Mais l’agent du FBI craint de se faire repérer. Comment doit-il procéder ?

La solution d’Alicia Hilton : J’avais apporté plusieurs tenues. Entre les réunions, j’allais me changer dans ma voiture garée sur le parking du bâtiment et je changeais également ma coiffure. J’ai pu mener à bien toutes mes missions ce jour-là, en payant des pots de vin en espèces à tous les employés corrompus qu’on m’avait demandé d’approcher. Les commanditaires ont complimenté mon ingéniosité et mené d’autres affaires avec moi.

Scénario 2 : Vos protagonistes sont deux agents du FBI infiltrés. On leur a demandé d’emmener avec eux à un rendez-vous un autre agent avec lequel ils n’ont jamais travaillé. Ce dernier, membre d’une brigade des stupéfiants, est censé jouer le rôle d’un trafiquant d’héroïne. L’objectif des agents du FBI est de commander un faux passeport auprès d’un groupe de terroristes. Ce passeport doit offrir une nouvelle identité au supposé trafiquant d’héroïne. Mais peu avant la rencontre, l’agent qui doit « jouer » le trafiquant d’héroïne commence à transpirer abondamment et devient si nerveux qu’il ne peut plus parler. Il est trop tard pour annuler le rendez-vous. Comment les agents du FBI doivent-ils procéder ?

La solution d’Alicia Hilton : Mon partenaire et moi avons ordonné à l’agent qui devait « jouer » le trafiquant d’héroïne de rester dans la voiture. Aux terroristes, nous avons dit que notre boss ne parlait pas aux étrangers. Nous avons donc jouer les intermédiaires en retournant à la voiture pour parler au « boss » et lui communiquer les conditions des terroristes. Ces derniers n’ont remis en question notre comportement à aucun moment et nous avons pu conclure l’affaire. Par la suite, nous avons même conclu d’autres transactions avec eux.

(Crédit photo : © Thomas Pajot – Fotolia.com)

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