Cash mobs : dépenser pour aider les petites librairies

Grâce aux « cash mobs », un libraire a eu la bonne surprise de voir arriver dans sa boutique, une cinquantaine de personnes, venues dépenser une vingtaine de dollars chacune. 

Le samedi 24 mars 2012, Roger Wudermann, ouvre comme tous les jours les portes de sa librairie de l’Ontario au Canada. A peine deux heures après l’ouverture de sa librairie, il voit cette dernière se remplir d’une cinquantaine de personnes, toutes venues dépenser au mininum 20 $ (15 €). Sortie d’un roman très attendu ? Promotions exceptionnelles dans la boutique ? Non, Roger Wudermann est simplement « victime » d’une « cash mob ». Cette mobilisation est inspirée des « flash mobs », qui réunissent dans un même lieu un groupe de personnes pour effectuer des actions convenues à l’avance. Les « cash mobs » consistent donc à se réunir dans une boutique pour y dépenser une certaine somme.

Donner un coup de pouce aux commerces de proximité

Grâce à cette action, le libraire canadien a, en deux heures, bouclé son chiffre d’affaires quotidien. En novembre 2011 , une « cash mob » avait déja investit une librairie à Cleveland aux Etats-Unis. Les opérations ne se cantonnent pas aux librairies et concernent tous les commerces de proximité. Un slogan résume le but des cash mobs : « We each do a little, we all do a lot » (Faire chacun un peu, faire beaucoup ensemble). Sans prétendre avoir trouvé une solution à la crise économique, ces manifestations ont le mérite de donner un coup de pouce aux petits commerces. Une initiative qui redonne le sourire aux gérants des boutiques et qui permet aux participants de rencontrer les gens du quartier, de se faire plaisir en s’achetant quelque chose et peut-être de découvrir une boutique dont ils ignoraient l’existence.

Un mouvement qui s’étend

Né en aout 2011 à Buffalo, le mouvement s’est répandu aux Etats-Unis, puis au Canada. Il touche désormais beaucoup de pays, des opérations se déroulent en Australie, en Corée du Sud et même en Europe, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, en Suède… Bientôt des « cash mobs »en France ? Tout comme les « flash mobs », ces mobilisations sont indépendantes et quiconque peut en organiser une, où bon lui semble. Le site dédié, permet d’en savoir plus sur les manifestations, pour mieux les organiser. On retrouve également sur ce site quelques règles, facultatives, qui permettent le bon déroulement des « cash mobs » : informer du lieu et de l’heure du rendez-vous une semaine avant sur Twitter, demander l’accord du gérant de la boutique, dépenser 20$ et surtout, prendre du plaisir.

Sources :
Cashmobs
The Windsor Star

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