Amazon joue la provoc à Francfort

Martina Gercke

Alors que les éditeurs du monde entier achetaient et vendaient les droits de leurs livres à la Foire professionnelle de Francfort, Amazon était là pour… promouvoir l’auto-édition. Une mise en avant qui a dû faire grincer les dents de nombreux exposants.

C’est un système qui rend le pouvoir aux écrivains et leur permet de toucher des droits d’auteur élevés : « jusqu’à 70% contre 17% au mieux chez un éditeur » expliquaient les collaborateurs d’Amazon chargés de faire la promotion de la plateforme d’auto-édition Kindle Direct Publishing récemment lancée en France. (En réalité la grande majorité des auteurs de romans touchent plutôt autour de 10% de droits d’auteur…) Pour appuyer leur discours, ils avaient amené avec eux l’exemple parfait de l’auto-édition réussie version allemande en la personne de Martina Gercke. Cette ancienne hôtesse de l’air de 48 ans a vendu près de 50 000 exemplaires en version numérique de son roman sentimental à 2,99 euros.

Investir les réseaux sociaux

Mais comment les ventes ont-elles décollé ? Selon Martina Gercke, c’est grâce aux réseaux sociaux sur lesquels elle s’est particulièrement investie : démarchage de blogueurs, page Facebook, compte twitter, site Internet… Elle n’a pas hésité à présenter son livre partout sur le web. Et comme tous les auteurs auto-publiés à succès, elle a fini par se faire repérer par un éditeur qui a publié la version papier de son roman en juillet dernier à 8,99 euros. Un tarif plus élevé qui devrait lui permettre de conserver un montant de droits d’auteur similaire, voire supérieur à celui des ventes en numérique.

(Source : Livres Hebdo)

Retrouvez les articles d’Enviedecrire présentant des success stories de l’auto-édition :

Un éditeur français publie un roman américain auto-édité

10 000 ventes pour David Forrest, écrivain auto-édité

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Eragon a d’abord été auto-édité

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3 thoughts on “Amazon joue la provoc à Francfort

  1. bregman

    Amazon se vante de promouvoir les auto-édités mais dans la réalité, si les auteurs ne s’occupent pas eux-mêmes de bien faire leur travail de référencement (dont leur présence sur les réseaux sociaux, effectivement, comme expliqué dans l’article), Amazon ne les soutient pas du moins du monde, et ce, pour la bonne raison qu’ils n’ont pas le moindre comité de (re)lecture des ebooks qu’ils commercialisent…
    Là se trouve le problème. S’ils veulent jouer dans la cour des éditeurs, à mon avis, ils devront se pourvoir d’un service minimum à ce niveau.
    Combien de livres auto-édités parmi les meilleures ventes des ebooks, d’ailleurs ? N’est-ce pas risible, de voir qu’Amazon met en avant les ebooks Harry Potter, par exemple (qui n’ont franchement plus besoin de pub, non ?) ?!

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  2. Pingback: Amazon joue sur le fantasme de l’auteur maudit | Le Parti de l'éditeur

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