7 questions à se poser avant de choisir l’autoédition

Vous en avez assez de recevoir des lettres négatives quand vous envoyez vos manuscrits aux maisons d’édition ? Vous avez écrit un livre que vous aimeriez partager avec votre famille et vos amis ? Alors pourquoi ne pas choisir l’auto-édition. Mais avant de vous lancer, posez-vous les bonnes questions pour éviter les mauvaises expériences :

Etes-vous vraiment prêt ?

L’auto-édition est une véritable responsabilité ! Avant de vous lancer, assurez-vous que c’est bien LE livre que vous souhaitez éditer. Car si vous voulez qu’il soit vraiment réussi, cela vous prendra beaucoup de temps et d’énergie.

Quel est votre objectif ?

Voulez-vous que ce livre existe pour le partager avec votre famille et vos amis ? Souhaitez-vous l’utiliser pour attirer l’attention des journalistes et par la suite de « vrais » éditeurs ? Définissez clairement vos objectifs pour pouvoir planifier votre parcours.

Connaissez-vous les différents étapes ?

L’auto-édition ne se fait pas toute seule. Vous pouvez choisir un simple imprimeur mais il ne fera… qu’imprimer tel quel le texte que vous lui donnerez. Or sur un manuscrit de 200 pages ou plus, il est fort à parier que vous aurez laissé traîner quelques fautes. Et c’est normal, car « correcteur » c’est un métier à part entière ! Pour auto-éditer un livre qui aura vraiment l’air professionnel, il vous faut donc respecter la chaîne habituelle : un correcteur, un maquettiste pour la mise en page, un graphiste pour la couverture, puis seulement, un imprimeur.

Avez-vous le temps… ?

Trouvez les bons prestataires, ça prend du temps ! Pour vous aider dans votre recherche vous pouvez bien sûr vous servir d’Internet et des différents forums littéraires. Vous y trouverez des renseignements auprès d’internautes qui ont déjà tenté l’expérience. Vous pouvez aussi faire un tour dans les salons du livre locaux où de nombreux auteurs assurent la promotion de leurs livres auto-édités. Feuilletez-les et faites-vous un avis personnel. Car les auteurs auto-édités n’ont évidemment pas tous la même exigence. Et ce qui convient à certains en matière de qualité, risque parfois de vous décevoir.

… et l’argent ?

Il ne suffit pas de trouver les bons prestataires, il faut également les payer. En cherchant bien et avec un peu de chance, vous trouverez dans votre réseau d’amis ou facebookien des professionnels free lance ou des salariés ayant adopté le statut d’auto-entrepreneur pour arrondir leur fins de mois. N’hésitez pas également à utiliser le réseau professionnel en ligne Viadeo pour faire vos recherches. Afin de vous faire une idée du tarif des corrections : si vous avez écrit un livre de 200 pages, soit environ 200 feuillets (un feuillet = 1500 signes : lettre ou espace) les travaux de correction vous coûteront environ 600 ou 800 euros, soit 3 à 4 euros du feuillet.

Avez-vous pensé à la distribution… ?

Si votre objectif est de vendre votre livre au plus grand nombre, vous devez vraiment anticiper cette étape. Car imprimer un livre ne suffit pas à le vendre. Plus de 1 000 romans sont publiés en France chaque année, répartis sur la rentrée littéraire de septembre et celle de janvier/février. Pour trouver sa place parmi cette profusion, il faut donc bien s’organiser. Au lieu de fantasmer sur un stand au salon du livre de Paris, mieux vaut penser local. Renseignez-vous sur les événements littéraires de votre ville et votre région, allez à la rencontre des libraires, n’hésitez pas à contacter les bibliothèques pour organiser des lectures. Dans tous les cas, vous devrez démarcher en emportant un carton de 10 à 20 livres, comme font les représentants de commerce pour tout type de produits.

… et à la promotion ?

Contactez les journalistes des radios et journaux locaux en charge des rubriques littéraires et envoyez-leur un exemplaire. Et pour élargir votre cercle de lecteurs, vous pouvez lancer un site Internet dédié à la promotion de votre livre, créer une page fan sur Facebook… Dans ce cas, il est important de montrer la couverture du livre et de mettre en ligne quelques pages, afin que les internautes puissent juger de la qualité de votre texte. En effet, sauf sur recommandation, on n’a pas l’habitude d’acheter un livre sans le feuilleter…

Si vous pensez que vous avez assez de temps et d’énergie pour faire tout cela, alors c’est qu’il est réellement temps pour vous de vous auto-éditer. Bon courage et bonne chance ! Et n’hésitez pas à nous faire part de vos expériences.

(d’après Lisa Safran, TheWriter, 06/09)

Sur le même thème lire aussi :

Faut-il choisir l’autoédition ?

Publié le 25 juin 2010 dans Auteurs, Les coulisses de l'édition, Livre.
  1. Bonjour à vous,
    Je viens par ce présent message, vous parler d’une minorité très silencieuse qui est le monde de l’handicap. L’étant moi même, je me suis senti obligé (mais avec grand plaisir) d’écrire mon premier livre: « La main dans la tête » sous le pseudo de Dan MARRON aux éditions Praelego.
    J’y relate ma jeunesse de polio. Mais plutôt que traiter ce sujet avec gravité (que je ne supporte pas) j’ai opté pour l’humour avec un U majuscule).

    Merci à vous de m’avoir lu
    Ami Calmant

  2. Effectivement, j’ai lu « Clara des tempêtes » et ce livre m’a emportée dans un autre monde. Depuis, Daniel Pages a publié « L’île secrète », un bonheur de lire ces petites histoires…
    Je reviens sur l’investissement que peut représenter une correction professionnelle : en effet, si le coût est certain, il faut toutefois en mesurer les retombées. Je travaille essentiellement pour des auteurs qui s’auto-éditent et à chaque fois, ils ont pu constater que mes conseils et mes corrections non seulement rendaient leur ouvrage plus lisible, mais aussi amélioraient la qualité de leur écriture.
    Je terminerai en précisant que si je regarde le temps passé sur une correction et le prix facturé, l’auteur y trouve facilement son compte puisque son livre se vendra plus facilement.

  3. nelly

    merci murielle pour votre témoignage !
    quand vous dites « un vrai succès » : de combien d’exemplaires s’agit-il ?

  4. Bonjour,
    Je suis un exemple de l’auto-edition réussie… J’ai créé mes éditions Taraxacum en juillet 2009 à la sortie de mon 1er roman « Une éphémère Eternité »… une aventure extraordinaire. J’ai géré la distribution, la com, j’ai trouvé une amie graphiste, des correcteurs sérieux… le livre a été un vrai succès (même à petite échelle)… J’ai dû le réimprimer 3 fois… j’ai sorti en juin 2010 mon 2ème roman « Eluid » … (2ème impression cet été) bcp de dédicaces et d’énergie mais un plaisir énorme de partage avec les lecteurs… Je sors mon 3ème roman dans 15 jours. C’est un gros travail mais le bonheur d’avoir tout géré de A à Z est fabuleux. Mes livres sont en vente à Hong Kong (grâce à une amie), mon 1er roman est entre les mains d’un réalisateur intéressé par l’histoire, il est également traduit en espagnol pour essayer l’édition au Chili… ce sont des projets passionnants…
    Mes lecteurs attendent mon 3ème roman avec impatience et pourtant je ne m’appelle pas Lévy ou Musso, comme quoi à chacun son succès.
    J’encourage les auteurs à s’auto-éditer… Si vous croyez en vos écrits, foncez !
    Bien à vous.
    Murielle.

  5. Il me semble que la correction des oeuvres n’est pas à négliger et souvent elle manque à l’auto-édition. C’est un vrai métier et même si cela allonge la note à payer, elle me paraît une étape importante. Comme je communique avec d’autres blogs. Je viens de trouver le site d’un écrivain public qui offre des prestations intéressantes pour des auteurs auto-édités. Je vous communique l’adresse de son site à toutes fins utiles : http://www.skriban.eu/

  6. Bonjour, je viens d’auto-éditer un roman qui s’appelle « Clara des tempêtes »
    C’est un livre de 180 pages en 13,5 X 21,5 dont j’ai écrit le premier jet pendant l’été 2008. Gros travail de correction que j’ai fait pour la plus grande part moi-même. Je l’ai donné à lire à une quinzaine de lecteurs test qui ont relevé aussi quelques erreurs. Gros travail de mise en page pour que le livre soit conforme aux usages et de composition harmonieuse. J’ai aussi fait la couverture qui porte le dessin d’une jeune illustratrice. Je passe sur l’obtention d’un ISBN qui n’est qu’une formalité mais prend 3 semaines. J’ai trouvé ensuite un imprimeur avec qui j’ai eu d’excellentes relations et qui m’a fait un beau travail.
    Le vendredi soir où j’ai signé le Bon à Tirer, mon illustratrice a encore relevé une erreur dans le texte pourtant lu, relu, corrigé et recorrigé des dizaines de fois… Heureusement l’imprimeur a pu rectifier avant l’impression !
    Dépôt légal, une formalité gratuite. Création d’une auto-entreprise, référencement sur DILICOM (base de données des libraires comme éditeur et référencement du livre, pour que les librairies puissent le commander…
    Depuis que j’ai reçu la palette de cartons de livres, c’est le travail le plus délicat : diffuser le livre… Site sur le web (http://www.libertybook.fr/danielpages.html), libraires, salons, c’est un énorme travail…
    Bilan : beaucoup de travail ! Pour que mon livre ressemble à un vrai livre, beaucoup d’énergie dépensée. Et aussi pour le vendre !
    Mais quel plaisir de se retrouver en dédicace face aux lecteurs ! Et quel plaisir de recevoir un petit mot disant : « Clara des tempêtes » m’a fait rêver…

Répondre

You must be logged in to post a
video comment.

Vidéos

Connexion | Designed by Gabfire themes